POLAR de Jonas Akerlind

Adaptation du comic américain du même nom, Polar est un film produit par Netflix où Mads Mikkelsen joue le rôle de Black Kaiser (Duncan Vizla), un célèbre assassin à la retraite. Lorsque son ex-patron décide de le liquider pour récupérer sa « retraite » et pouvoir vendre son entreprise, Duncan est obligé de reprendre du service et de se défendre.

Pas très friande de ce type de films, ce qui m’a attiré, c’est la présence de Mads Mikkelsen qui suffit à elle seule à me faire regarder à peu près tout. Ce qui est sur c’est que POLAR n’est pas un film à prendre au sérieux. Il se regarde en couple, entre amis ou seul(e) avec une bonne dose de second degré sous le coude. Assumé dès le générique et la scène d’introduction, le film se veut une série B aux influences comics très fortes. Le générique hachuré, haut en couleur et la première scène totalement what the fuck avec un scénario très faible Jonas Akerlind annonce la couleur. Après avoir accepté ça, le film est assez réjouissant par son absurdité et son décalage. La bande de tueurs engagés par le patron de Duncan est totalement caricaturale : ils sont violents, hauts en couleur, sans pitié, nymphomanes, drogués et j’en passe. Leurs personnages sont tous décalés et certaines situations en deviennent véritablement absurdes. Lorsqu’ils se lancent à la poursuite de Duncan, ils entrent chez chaque personne portant le même nom que lui. Et chaque « Duncan » est différent (un homme sadomaso ou un obèse insolent) et la mort qu’ils lui réservent aussi. Les exécutions sont d’une violence inouïe et gratuite. Elles ont lieu dans une effervescence et une explosion d’émotions incontrôlées. Une bande d’assassins sous acide, servis par un montage rapide et une palette de couleurs criardes : les amoureux du genre vont être servis.

Jonas Akerlind ne cache pas non plus ses influences tarantinesques. Les plans ou les scènes en références à Kill Bill sont nombreuses et assumées. Mais cela ne réussit pas à élever Polar au rang du maître Quentin. Quelques clins d’oeils à Kick-Ass ou a Austin Power sont également présents, notamment pour ce dernier, en la personne de Blut le patron coloré, sanguinaire et barjo de Duncan.

Le film se regarde comme on mange un bonbon : trop sucré, trop coloré, mais dont on retire une certaine satisfaction. Mads Mikkelsen nous séduit toujours autant avec son coté sombre. Il s’éclate dans les scènes de violence et offre un jeu timide mais juste. Cependant, même pour les amoureux de ce type de film, les quinze dernières minutes sont vraiment indigestes. L’histoire parallèle de Duncan et Camille, sa jeune voisine, est inintéressante et totalement cliché. Le scénario n’est pas original et on connait la suite à chaque seconde. On est ni surpris ni inquiets. Mais certaines scènes fonctionnent comme les séquences de tortures par Blut, la scène de bagarre lors que Duncan s’enfuit ,etc. Mention spéciale également à Katheryn Winnick (Lagertha dans Vikings) qui nous ravis dans son rôle d’ancienne partenaire vengeresse et que j’aime toujours autant.

En bref : POLAR se déguste en public averti qui n’en attends pas grand chose de plus qu’une adaptation de comic un peu ratée, mais savoureusement décalée.

Sur Netflix.

Et pour ceux qui souhaitent voir et revoir Mads Mikkelsen, sachez que son dernier film ARTIC sort le 6 février en France. Un article lui sera consacré sur le blog.

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