CALENDRIER DE L’AVENT #13 – LES 12 FILMS QUI ONT MARQUÉ MON ANNÉE

Aujourd’hui, je me suis dit qu’il était temps de se demander quels ont été les films qui ont marqué mon année 2019. La liste est longue alors j’ai décidé de faire des choix, et de vous partager les 12 films que j’ai le plus aimé ! Et croyez moi, il y a eu de belles surprises ! C’est parti !

VICE de Adam McKay

Sorti début Février, ce film a été l’une des premières claques de l’année. VICE raconte comment Dick Cheney, un looser alcoolique, a fini par être le vice-président de Georges W. Bush en ayant un pouvoir incroyable alors que son poste ne le permettait pas. Sa position et le pouvoir qu’il s’est attribué dans l’ombre a contribué à changer l’Histoire et notre monde. Adam McKay a réussi un exploit en rendant ce film dynamique, intelligent, drôle, angoissant et profondément engagé. La prestation de Christian Bale est également l’une des plus impressionnantes que j’ai pu voir cette année.

Pour lire ma critique du film c’est par ici.

Matthias et Maxime de Xavier Dolan

Je crois que j’ai découvert Xavier Dolan cette année. Littéralement, avec ce film, je pense qu’on a tous enfin découvert Dolan dans son essence. Un film humble, beau, fort, profond avec un montage et une réalisation magnifique : Matthias et Maxime est pour moi son film le plus personnel et le plus universel à la fois. Une œuvre simple, sans fioritures, qui nous montre l’étendue de son talent et surtout son évolution. La douceur de Cannes c’était celle là.

Ma critique du film, à lire juste ici.

The Lighthouse de Robert Eggers

Se retrouver bouleverser par un film, c’est ça la magie du cinéma. Et face à la dernière folie de Robert Eggers, personne ne peut sortir indifférent. The Lighthouse c’est une pépite, un ovni dans le paysage cinématographique, une sorte de pastille expérimentale et totalement folle. On y découvre Robert Pattinson et Willem Dafoe dans le rôle de deux gardiens de phare, bloqués sur une ile. Ils vivent puis survivent, ils espèrent puis se désolent, ils deviennent fous et s’oublient. C’est un chef d’oeuvre total. Diffusé en 4/3 et en noir et blanc, avec ce genre fantastique assumé et poussé à l’extrême : Robert Eggers propose une véritable expérience, douloureuse et obsédante. Le film sort en salles la semaine prochaine, le 18/12, et je vous prépare un article pour vous donner plus de détails. Ce qui est sur, c’est que ce film ne vous laissera pas de marbre, et qu’il aura marqué mon année très fortement.

Ma critique en ligne

Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma

Ce film est l’un des plus touchants de cette année. Une merveille d’écriture et de réalisation pour le dernier film de Céline Sciamma. Porté par un duo intrigant, Adèle Haenel et Noemie Merlant, le film dépeint une histoire d’amour, de regards, de corps avec une poésie incroyable. Cette caméra si douce envers les corps, ces séquences pleines d’érotisme et de regards, ces thèmes abordés de manière si banale : Sciamma signe une œuvre dont j’avais besoin, dont le cinéma avait besoin. Et je m’en souviendrai longtemps.

Pour lire ma chronique sur le film c’est par ici.

La vie invisible de Euridice Gusmao de Karim Ainouz

Ma palme d’or, elle est là, toute belle, toute dorée ! Ce film, vu à Cannes, a remporté le prix Un Certain Regard mais j’aurais adoré le voir en compétition ! Une merveille brésilienne, réalisée par Karim Ainouz. C’est un film qui comporte tout ce que j’aime au cinéma : un récit en doublons avec une histoire familiale mais aussi historique, tableau d’un pays et d’une communauté, personnages forts, une esthétique propre à son réalisateur et une mise en scène puissante. La vie invisible de Euridice Gusmao est ce genre de merveille qu’on découvre sans s’y attendre. En salles depuis le 11/12, je vous conseille fortement d’aller le voir.

Mon avis plus détaillé à lire juste ici.

J’ai perdu mon corps de Jéremy Caplin

Fantastique et animation, vous pensiez que ça n’allait pas forcément ensemble? Jérémy Caplin nous a prouvé le contraire cette année avec ce petit bijou. J’ai perdu mon corps est un film différent, poétique, incroyablement réalisé et très fort visuellement. Présenté en première mondiale au Festival de Cannes 2019, il y remporte le Grand prix de la Semaine de la critique. Il reçoit ensuite le Cristal du long métrage au Festival du film d’animation d’Annecy. Et ce succès est mérité, car le film est vraiment impressionnant. Les séquences fantastiques avec le parcours de la main dans les rues, sont magnifiques et très prenantes. La poésie qui se dégage du film en fait une œuvre complète qui ouvre de belles portes à son réalisateur.

Parasite de Bong Joon-ho

La Palme d’or du Festival de Cannes 2019 est certainement le film dont on a le plus parlé cette année. Pourtant pas si convaincue que ça, j’ai quand même dû me résoudre à le mettre dans cette liste. Pourquoi? Parce que le film est véritablement marquant malgré tout et surtout, que Bong Joon-Ho est l’un des réalisateurs les plus méritants de ces dernières années. Parasite n’est pas son film le plus incroyable, mais c’est celui qui a marqué un tournant dans la reconnaissance internationale qu’il aura désormais et qu’il a toujours mérité.

Mon avis plus en détails sur le film, à lire juste ici.

La femme de mon frère de Monia Chokri

Un peu de québecois, et votre année ciné est transformée ! Ce fut le cas grâce à ce film improbable mais tellement réussi. Monia Chokri passe derrière la caméra pour La femme de mon frère et nous offre un petit bonbon d’humour et de réflexion. J’ai rarement été aussi touchée par l’univers de quelqu’un en quelques minutes. Musique, montage et dialogues : tout est maitrisé et incroyablement réussi.

Mon retour sur le film, à lire ici.

Marriage Story de Noah Baumbach

Terminer l’année sur un divorce, on a connu mieux comme ambiance. Certes, mais le divorce dépeint par Noah Baumbach et porté par Adam Driver et Scarlett Johansson c’est autre chose. Le film, présenté en avant-première à la Mostra de Venise puis sorti exclusivement sur la plateforme Netflix, est la dernière claque cinématographique que j’attendais. La douceur et la sincérité de Baumbach enveloppe ce film incroyable. Le divorce de Charlie et Nicole, metteur en scène et comédienne, se traduit par beaucoup de rancoeur, de nons-dits et d’amour aussi. On assiste à un drame, celui d’une relation qui ne fonctionne plus et d’une bataille pour le bien être d’un enfant. Le duo Driver/Johansson est la meilleure chose de cette année tant ils se complètent et occupent tous les deux l’espace avec grandeur. Certaines séquences sont tout simplement sublimes et Noah Baumbach ne tombe jamais dans le mélo-drame. Marriage Story, c’est une oeuvre entière et profondément belle.

Toy Story 4 de Josh Cooley

Pour ce qui est du cinéma d’animation, il y a eu de sacrées pépites cette année. On sent que les techniques évoluent et que les studios prennent des risques. Mais je me suis souvenue qu’un film m’avait particulièrement surprise et il s’agit du 4e volet de Toy Story. Vu par hasard, sans grande conviction, j’ai été incroyablement étonnée de la qualité de ce film. Pourtant, le principe est le même que les trois précédents et l’animation ne semblait pas être devenue révolutionnaire. Malgré tout, ce dernier volet a su se distinguer par une écriture vraiment impressionnante et une qualité d’animation au dessus de tout. J’ai éclaté de rire a de nombreuses reprises et me suis surprise a admirer l’image avec intêret. Autre point important : le doublage français est extrêmement bien réussi, et c’est loin d’être évident en règle générale. Il est si rare de voir une franchise réussir à surprendre après autant d’années, et sur ce film, je dis chapeau !

Les Enfants de la mer de Ayumu Watanabe

Une expérience visuelle et sensorielle explosive, c’est rare au cinéma. Pourtant Ayumu Watanabe a réussi cet exploit avec son premier film, Les enfants de la mer. Loin des classiques de l’animation japonaise, ce film est une épopée fantastique et poétique dont on ne sort pas indemne. Expérimental, sensoriel, explosif et aquatique : l’univers du film est merveilleux et pourtant, parfois très sombre. Cette œuvre n’est pas de tout repos mais, bon dieu, ça fait du bien de voir ce type de proposition en salles !

Ma critique complète du film est à lire juste ici.

Green Book de Peter Farrelly

Ce film, je ne pensais pas forcément y repenser à la fin de l’année. Mais force est de constater qu’il fait partie de ceux que je n’arrive pas à oublier. Loin d’être le chef d’œuvre de l’année, c’est malgré tout un film que j’ai trouvé extrêmement bien fait avec un casting qui m’a marqué. Viggo Mortensen et Mahershala Ali forment un duo vraiment improbable, mais qui fonctionne et qui nous touche. Une pointe d’humour, un contexte historique, des personnages bien écrits et une photographie impeccable : Green Book reste une œuvre importante de l’année.

Mon avis plus complet à lire juste ici.

Et vous? Vous avez commencé à faire la rétrospective de votre année cinéma ? Dites moi tout !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s