Retour dans les salles avec … LA BONNE ÉPOUSE de Martin Provost et EN AVANT de Dan Scanlon

22 Juin 2020, un Lundi comme les autres pour beaucoup, mais un grand jour pour tous les cinéphiles! La réouverture des salles de cinéma se transforme en évènement symbolique. Une croix sur le calendrier ou dans l’agenda, une soirée déjà bloquée, peu importe le film ou l’horaire : on sera là. Pour soutenir son cinéma préféré, pour retrouver le bonheur de la salle et du grand écran, de ses émotions, du collectif et aussi, pour oublier le monde extérieur et ces trois mois d’enfer. Se déplacer en salle ce lundi de Juin fut pour beaucoup un acte fort et donc, forcément un souvenir impérissable.

J’ai sauté sur la première séance qui correspondait à ma sortie du travail, en privilégiant un cinéma français et local, j’ai trouvé en un clin d’œil, j’étais heureuse, excitée et je n’avais qu’une envie : m’asseoir dans ces fauteuils que je connais et qui m’ont tant manqué. La surprise de voir la salle se remplir fut d’autant plus agréable. On y était, ça y est, dans quelques minutes les lumières vont s’éteindre et le cinéma va de nouveau jaillir devant moi.

LA BONNE ÉPOUSE de MARTIN PROVOST

Je me souviendrai à jamais de ce film, juste par ce qu’il aura été celui du 22 Juin 2020. Un film choisit pour soutenir l’industrie française mais aussi les tournages locaux. Car, La Bonne Épouse a été tourné en grande partie dans la région Grand Est : chez moi. Il m’a donc semblé que c’était un choix intéressant en ce jour si symbolique.

Cependant, il aurait été trop beau que ce premier film soit un souvenir mémorable grâce à la qualité de l’œuvre. Malheureusement, Martin Provost n’a pas réussi à me faire vibrer autant que je l’aurais voulu.

La Bonne Épouse raconte l’émancipation des femmes par le biais de la directrice d’un établissement ménager et de ses élèves. Jouée par Juliette Binoche, Paulette est entourée par deux acolytes aussi touchantes que problématiques : Gilberte (Yolande Moreau) et Soeur Marie-Thérèse (la grande Noémie Llvosky). On retrouve également au casting, un Edouard Baer rieur et amoureux. Toutes ces têtes d’affiche donnent envie d’y croire mais malheureusement, Martin Provost propose une comédie aussi lourde que délirante. Certains passages sont touchants, surtout lors que Juliette Binoche y met son grain de folie qu’on aime tant. Quand aux dialogues, ils sont relativement bien ficelés et donnent un coup de peps aux échanges. Mais dans la globalité, le film tire en longueur pour nous proposer une fresque féministe ridicule avec une séquence finale gênante. Dommage, car le sujet et l’angle choisit semblait prometteur, mais le traitement de Provost et sa volonté d’en faire une œuvre détonante plombe le film dans sa finalité.

En salles depuis la reprise, le 22/06/2020.

EN AVANT de Dan Scanlon

Quelques jours après la reprise, me voilà embarquée dans une séance qui, cette fois, m’a laissé un souvenir plus tendre que la précédente. La première sortie Pixar de la décennie est de nouveau en salles depuis la réouverture et je ne regrette absolument pas de m’être laissée tenter. Je partais défaitiste, n’attendant pas grand chose de plus que d’ordinaire face à ce type de film, mais Pixar a bel et bien réussi à me surprendre !

EN AVANT! raconte l’histoire de Ian Lightfoot et de sa quête pour retrouver un sort capable de ramener son père, disparu lorsqu’il était enfant. Accompagné de son grand frère, Barley, il va donc partir à l’aventure dans ce monde imaginaire où la magie a été reléguée au second plan depuis l’arrivée de la technologie.

Au delà des séquences attendues et peu originales qui vous font tirer les larmes lorsque vous vous y attendez … le plus, EN AVANT! a réellement réussi à tirer son épingle du jeu. Le scénario est vraiment chouette : la mise en avant d’un monde mi humain mi animal avec une technologie omniprésente qui ne laisse plus la place à la magie et aux vraies relations. L’animation est également extrêmement bien réussie et offre de véritables séquences visuelles avec un coté fantastique qui n’est pas désagréable et qui détonne un peu des habituelles couleurs criardes propres à Pixar. Les tons bleutés et assez sombres du film sont vraiment surprenants mais offrent des séquences bluffantes.

Évidemment, les larmes n’ont pas tardé à couler et j’ai adoré ça. Retrouver ces émotions, les partager avec d’autres spectateurs et me laisser emporter dans cet univers imaginaire avec ces deux adolescents extrêmement touchants. Ce cinéma là aussi m’avait manqué. Celui qui ne demande pas forcément de grands discours, de grandes analyses mais qui parvient à surprendre, à se réinventer et à questionner certains sujets importants malgré tout. Une belle surprise donc, autant pour les grands que pour les plus petits.

De nouveau en salle depuis la réouverture, le 22/06/2020.

Je n’ai pour l’instant pas eu le temps d’aller voir d’autres films mais les sorties et les propositions des salles commencent vraiment à me plaire ! Je vous laisse donc avec quelques idées de films à voir, piochées dans ma wishlist personnelle 😉

Benni de Nora Fingscheidt (sortie le 22/07/2020)

Été 85 de François Ozon (sortie le 14/07/2020)

Lucky Strike de Yong-hoon KIM (sortie le 08/07/2020)

Les Parfums de Grégory Magne (sortie le 01/07/2020)

L’envolée de Eva Riley (sortie le 08/07/2020)

Madre de Rodrigo Sorogoyen (sortie le 22/07/2020)

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