THE POLITICIAN : un deuxième tour pour Ryan Murphy

J’ai enfin eu le temps de finir la nouvelle saison de The Politician, série satirique signée Ryan Murphy.

Ryan Murphy c’est qui? Eh bien mes chers amis, c’est un sacré bonhomme ! Réalisateur de nombreuses séries à succès comme Nip Tuck, Glee, American Horror Story, Pose ou encore Feud sans oublier le grand écran avec son film Mange, Prie, Aime sorti en 2010 : Ryan Murphy est un auteur prolifique, aussi controversé qu’admiré et pour cause. Comme vous avez pu le constater, avec la liste non exhaustive ci dessus, le réalisateur aime provoquer son public et propose des choses toujours extravagantes, improbables voir complètement glauques.

Alors quand Netflix a annoncé sa première collaboration avec cet ovni du petit écran, cela a tout de suite piqué ma curiosité. A l’heure actuelle, une nouvelle œuvre de Ryan Murphy a vu le jour sur la plateforme, il s’agit de la série HOLLYWOOD, mais je vous en reparlerai bientôt.

THE POLITICIAN : l’arrivée remarquée de Murphy sur Netflix

Lors de son lancement en septembre 2019, la série avait divisé la critique : rafraichissante pour certains, creuse pour d’autres. Pour ma part, ce fut une sacrée surprise. The Politician raconte les ambitions politiques du jeune Payton Howbart (Ben Platt) qui pense être le prochain président des Etats Unis. Entouré d’une équipe de campagne haute en couleurs dès le lycée, il organise et contrôle sa vie dans l’unique but de gravir les échelons de la politique. Un pitch digne de Murphy, avec une réalisation lumineuse, des personnages complétements barges et une satyre politique rondement menée.

THE POLITICIAN SEASON Season 1 CREDIT Courtesy of NETFLIX PICTURED Ben Platt

Dans la première saison, comme une longue introduction au destin de Payton, on le suit dans sa campagne pour devenir délégué de son lycée. Déjà, les tensions et les coups bas fleurissent. Mais Murphy nous plonge également dans le quotidien et l’intimité de Payton, en nous montrant son univers familial (absolument décadant) ainsi que ses failles personnelles. Durant toute la saison, on assiste à une métaphore du système politique américain dans cette cour de lycée. Une belle réussite, satyrique et flamboyante. La saison se clôture ensuite par la promesse d’une suite grandiose lorsque Payton décide de s’installer à New York pour se présenter au Sénat local.

Une deuxième saison réussie mais pas très inspirée

Malgré un début dynamique, la saison deux peine à trouvé le bon ton. Murphy n’arrive pas à trouver un sujet fort à traiter et cela pèse sur toute la saison qui se perds finalement dans des histoires sans intérêts (coucheries, trahisons, etc).

Le casting reste tout à fait impressionnant et Ryan Murphy sait comment faire vivre son histoire à l’image. Malheureusement, le scénario est loin d’être passionnant et la série traine en longueur. Et c’est là que se trouve ma déception : cette saison est un enchainement de situations plus improbables les unes que les autres, qui traitent de sujets certes intéressants (la polygamie, l’écologie, la politique, la corruption etc) mais sans jamais aller au bout. L’intérêt de la série perd alors un peu de son essence.

L’une des réussites de cette saison est néanmoins le traitement du personnage de Gwyneth Paltrow qui incarne avec brio la mère flamboyante de Payton. Elle décide alors de se présenter aux élections gouvernementales pour mettre en avant le droit des femmes et elle se bat dans une campagne passionnante où elle incarne finalement ce clivage de plus en plus présent aux États Unis.

Un clivage que l’on ressent également dans l’épisode sur les électeurs où une mère et sa fille se dispute sur le sujet de l’écologie. Un grand thème qui peut réunir toutes les générations face à un même combat : c’est ce qui manque cruellement à la politique actuelle. Et Murphy parvient, dans cet épisode, à engendrer une réelle réflexion autour de ses sujets.

La saison 2 parvient donc malgré tout à immiscer quelques idées pertinentes sur le monde actuel tout en gardant sa patte esthétique si spécifique. Mais la globalité de la série est loin d’être satisfaisante et c’est bien dommage.

Malgré tout, je vous recommande de vous pencher au moins sur la première saison qui, à mon sens, fourmille de belles idées, le tout associée à l’esthétique si particulière de ce cher Murphy.

Disponible sur Netflix.

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