CALENDRIER DE L’AVENT #22 – Ma playlist 100% ciné pour s’ambiancer en famille

Les derniers jours avant Noël sont enfin là, et mon calendrier de l’Avent touche bientot à sa fin ! J’avais donc envie de vous faire un petit cadeau !

Les fêtes c’est bien, mais avec de l’ambiance c’est mieux non? En famille, entre amis, en amoureux ou en solo : on a tous envie et besoin de s’éclater ! Et quoi de mieux qu’une bonne playlist déjà faite avec amour et passion ?

TADAAAAA ! Je vous ai concocté une playlist 100% cinéma, 100% ambiance, 100% plaisir ! Tous les titres les plus cultes, les plus cools, les plus joyeux pour vous faire danser sur la table avec mamie ! Vous pouvez déjà l’écouter et vous ambiancer tout seul dans votre salon, promis c’est aussi fait pour ça !

De Grease à Baby Driver en passant par Good Morning Vietnam, Kill Bill ou encore Chungking Express: il y a de tout et croyez moi, je me suis éclatée à vous choisir tout ces titres ! Près de 4h de folie rien que pour vous !

La playlist est disponible sur Spotify juste LA !

N’hésitez pas à la partager autour de vous. Et surtout, dites moi si ce petit cadeau vous plait !

CALENDRIER DE L’AVENT #21 – Les plus belles affiches de l’année

Dernier week-end avant les fêtes et vous ne savez toujours pas quoi offrir ? Je vous ai déjà fait une liste d’idées cadeaux pour cinéphiles à retrouver juste ici, mais aujourd’hui, pour les cadeaux de dernières minutes ou juste pour vos beaux yeux, je vous ai concocté ma sélection des plus belles affiches de l’année !

Car oui, les affiches font partie du marketing autour des films ou séries, mais elles sont souvent aussi de véritables œuvres d’art. Et dans certains cas, l’affiche est bien plus réussie que l’œuvre en elle même ! Que j’ai aimé le film ou non, certaines affiches m’ont marqué et m’ont beaucoup plu.

Je vous laisse avec, à mon sens, les plus belles affiches de 2019 !

Et vous, quelles ont été les affiches qui vous ont le plus marqué? On se retrouve demain pour une case très spéciale !!!

CALENDRIER DE L’AVENT #20 – Les épisodes de séries spécial fêtes (grands et petits)

Plus que 5 jours avant Noël ! Les vacances de fin d’année sont également propices à se vautrer dans son canapé (seul, en famille, entre amis, en amoureux … avec son chat) devant nos séries préférées ! Le hiatus hivernal, cette coupure pendant les fêtes, nous prive généralement de nouveaux épisodes ou des suites de nos séries préférées. Cependant, quelque soit votre série adorée, vous pouvez être sûr qu’il existe un épisode spécial de Noël ou des épisodes se déroulant durant les fêtes.

Je vous ai donc concocté une petite sélection des meilleurs épisodes de cette période. Et croyez moi, certains ont une magie de Noël bien particulière ! C’est parti !

BLACK MIRROR / Saison 2, Ep 4 « White Christmas »

Je ne vous ai jamais dis que cette sélection serai uniquement pleine de joie ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis ! Mais l’un des épisodes se déroulant pendant les fêtes qui a le plus marqué l’histoire des séries c’est certainement celui là. L’épisode White Christmas de la série Black Mirror mettra n’importe qui mal à l’aise. La série, connue pour être anxiogène, anticipatrice et futuriste nous plonge cette fois dans les extrêmes de la technologie et notamment de l’intrusion de cette dernière dans notre vie privée. Avec l’excellent Jon Hamm en personnage principal, White Christmas remet en cause notre utilisation poussée à l’extrême des technologies et nous questionne sur le monde actuel. Une excellente opportunité de mettre un grand froid dans la pièce avant d’entamer le diner de Noël !

Plaisanterie mise à part, cet épisode est un excellent moyen de discuter ensuite en famille ou avec ses amis de certains sujets. Et au delà de ça, c’est encore une fois une prouesse de la série. A voir absolument.

Mais promis, après ça, on retrouve une ambiance un peu plus légère.

DOCTOR WHO / Christmas Spécial

Restons dans les mondes parallèles avec les épisodes spéciaux de la série culte Doctor Who. Depuis son retour sur les écrans en 2005, il n’y a pas un seul Noël sans l’épisode spécial. Parfois totalement indépendants de la série et d’autres intimement liés à l’intrigue de la saison suivante par exemple. Pour les fans de la série il y a donc de quoi faire pendant les fêtes puisqu’il existe une dizaine d’épisodes de Noël. Mais l’un de mes favoris est sans nul doute celui de 2007 dans lequel le Docteur (joué à l’époque par le grand David Tennant) rencontre la belle Astrid (incarnée par Kylie Minogue) et l’embarque dans ses aventures. Un Titanic spatial, une rencontre et un Docteur fou : que demande le peuple?

NEW GIRL / Saison 1 Ep 9 « Le râteau de Noël »

La colocation la plus stylée du petit écran fête Noël dans cette première saison et autant dire que ça vaut le détour ! Schmidt, Cece, Winston, Nick et Jess se retrouvent tous pour une soirée forte en émotions … et en ruptures ! Un épisode hilarant et touchant : tout ce qu’on aime pour les fêtes.



THE BIG BANG THEORY / Saison 2 Ep 11 « Les Cadeaux de Noël »

Dans cet épisode intitulé « The Bath Item Gift Hypothesis » en version originale, la série renvoie Sheldon à ses inaptitudes sociales via un dilemme aigu : le moindre cadeau de Noël offert implique qu’un cadeau soit offert en retour… L’un des épisodes les plus drôles et touchants, avec ce rapprochement improbable avec Penny, leur jeune voisine qui lui offre le plus beau des cadeaux !

FRIENDS

Ceux qui me connaissent sont déjà en train de lever les yeux au ciel en se disant « encore?! » mais oui, FRIENDS, est certainement la série que j’ai le plus visionné de toute ma vie et je ne pouvais pas finir cette sélection sans parler de ses nombreux épisodes de Noël. Drôles, divertissants et nombreux surtout (en 10 saisons, ils ont vécu pas mal de Noël évidemment). Entre déguisement improbable, dessert raté, dinde sur la tête et danse culte : il y a de quoi faire. Un récap de tous les épisodes de Noël a été posté sur la chaine de Netflix juste ici. Mais voici mon podium avec mes trois épisodes préférés !

Saison 6 épisode 10 : celui qui souhaitait la bonne année

Un épisode sur le Nouvel An, où Ross et Monica dansent la fameuse « Routine ». Mémorable !

Saison 7 épisode 10 : Celui qui se déguisait

Dans cet épisode de Noël, Ross tente d’expliquer à son fils les traditions juives. Un des nombreux épisodes costumés mais surement l’un des meilleurs !

Saison 5 Ep 8 : Celui qui avait des souvenirs difficiles à avaler

Épisode où chacun se rappelle son pire Thanksgiving avec cette scène incroyable de Joey et cette dinde sur la tête. Un épisode de fêtes où on en apprendra énormément sur chacun d’entre eux et qui finira par une scène devenue culte où Monica danse avec une dinde sur la tête devant Chandler qui lui avoue ses sentiments pour la première fois.


Et pour les enfants?

Si vous souhaitez leur proposer une petite pause devant la télé, sans vous lancer dans un film de 2h avec plein de chansons insupportables ! J’ai pensé à vous aussi avec quelques idées de mon enfance.

LES ZINZINS DE L’ESPACE –  » Profession : Père Noël « 

Je ne sais pas si c’est toujours diffusé, mais c’était l’une de mes séries préférées quand j’étais enfant ! Et cet épisode est vraiment très drôle.

PRINCESSE SARAH – Épisode 46 « Au Revoir Sarah »

Plus classique mais tout aussi chouette pour les enfants, cet épisode raconte le Noel de Sarah à Londres puis au pensionnat où elle fera une surprise à ses amis !

LES SCHTROUMPFS – « Le Miraculeux Noël des Schtroumpfs »

Un classique efficace de ma génération, les aventures des Schtroumpfs sont toujours un plaisir pour les enfants. Cet épisode spécial Noël est vraiment réussi !

J’espère que cette sélection pour petits et grands vous aura plu ! Passez un bon week-end ! On se retrouve demain pour la suite du calendrier de l’Avent !

CALENDRIER DE L’AVENT #19 – Hommage 2019

Chaque année amène son lot de disparitions et forcément, plus on vieillit, plus nos « idoles » aussi ! Après avoir perdu Jean Rochefort en 2017, j’ai également eu le cœur très serré cette année.

Retour sur ceux qui nous ont quitté en 2019 et qui ont marqué mon histoire avec le cinéma !

Michel Aumont 1936 – 2019

Ce grand acteur français a eu une carrière phénoménale. Dès les années 70 jusqu’en 2019 inclus, il faisait partie de la génération d’acteurs français attirée par le cinéma et le théatre. Un acteur que j’ai découvert lorsque j’étais très jeune, principalement dans les films de Francis Veber dans les années 2000, que j’adorais. Le Placard, L’emmerdeur ou encore La doublure : Michel Aumont m’a régalé à chaque fois, et j’aurais adoré le voir au théatre.

Anémone 1950 – 2019

Son pseudo vient de son premier film, réalisé par Phillipe Garrel en 1968 : Anémone.

De son vrai nom, Anne Bourguignon, l’actrice est surtout connue pour être membre de la troupe du Splendid et pour son rôle dans la pièce (puis le film) Le père noël est une ordure qu’elle crée en 1979 et dont le personnage de Thérèse restera dans les mémoires. Actrice adorée des français elle enchaine alors une longue carrière dans la comédie puis dans le théatre. Respectée pour ses positions sur l’écologie, elle résidera toute sa vie à la campagne et étonnera toujours par son esprit et son humour sur les plateaux télé.

Jean-Pierre Marielle 1932 – 2019

Sentiment de tristesse infini lors de la disparition de cet immense acteur. Membre d’un trio que j’ai toujours adoré avec le très grand Jean Rochefort et Jean Paul Belmondo.

Alternant théatre, cabaret et cinéma dans des registres totalement différents, il est devenu une véritable référence dans le cinéma français. Son rôle de marquis dans le film de Bertrand Tavernier Que la fête commence (1974) m’a profondément marqué. Mais je l’ai surtout beaucoup vu dans les comédies de Claude Berri, Lautner ou Leconte. Notamment son rôle incroyable dans Les Grands Ducs aux cotés de Jean Rochefort. Un duo que j’aimais énormément. Un monument du cinéma français pour ma part, que j’ai eu beaucoup de mal à voir disparaitre.

Que la fête commence (1974)
Les Grands Ducs (1996)

Agnès Varda 1928 – 2019

Que dire pour qualifier cette immense femme?

Agnès Varda, c’était la créativité, l’humanité et l’amour de l’art. Elle nous a tellement appris qu’il serait impossible de tout citer. César, Lion d’or et Palme d’or : la réalisatrice a su imposer son regard sur le monde et partager des émotions incroyables.

Cléo de 5 à 7, Sans toit ni loi, Les Glaneurs et la Glaneuse et j’en passe, nombreuses sont les oeuvres de Varda qui ont marqué les esprits. Fiction, documentaire, photographie : tout support artistique était bon pour explorer et faire parler l’image.

(230727) Film director Agnes Varda. (Photo by Micheline PELLETIER/Gamma-Rapho via Getty Images)

Très engagée, elle a participé au mouvement pour la parité et l’égalité dans l’industrie du cinéma en lisant un texte très fort sur les marches du Festival de Cannes en mai 2018. L’une des rares femmes à avoir obtenu la célèbre Palme d’or, elle regrettait que les femmes ne soient pas assez représentées. Pour en savoir plus sur ce texte, vous pouvez lire mon article sur les femmes au cinéma juste là.

En France mais aussi aux Etats-Unis (où elle a carrément rencontré Jim Morrisson), Agnès Varda a séduit le monde par sa douceur, son regard, son engagement et ses œuvres.

Le festival de cannes lui a rendu hommage en lui consacrant son affiche de l’édition 2019. Avec une photo prise sur le tournage de son premier film, La pointe courte lorsqu’elle avait 26 ans en 1954.

Une grande femme d’art qui a su se faire une place et qui restera dans l’Histoire.

Il y en a eu d’autres évidemment comme Jean-Pierre Mocky, grand réalisateur français ou Anna Karina que l’on ne peut pas oublier, mais je voulais vraiment revenir sur les personnalités du cinéma qui m’ont marqué dans ma relation avec cet art et dans mon histoire cinéphile. On se retrouve demain pour une nouvelle case, un peu plus joyeuse !

CALENDRIER DE L’AVENT #18 : THE LIGHTHOUSE, la folie éprouvante et radicale par Eggers

Aujourd’hui, en ce 18e jour du calendrier de l’avent, je suis ravie de vous parler (enfin!) d’un film très particulier.

Remarqué lors de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes cette année, c’est LE film pour lequel je me suis battue corps et âme pendant toute la durée du festival sans jamais parvenir à entrer en salle. Quand tout espoir semblait vain, voilà que le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, monument culturel de la rentrée strasbourgeoise depuis 12 ans, décide de frapper fort en proposant THE LIGHTHOUSE de Robert Eggers en film d’ouverture ! Ni une ni deux, j’étais la première à me jeter sur les places, et c’est finalement dans ma propre ville que j’ai réussi a visionner ce film totalement fou, trois mois avant sa sortie officielle en salles.

Aujourd’hui, le film sort enfin en salles, et je vous encourage à aller le voir rapidement ! Et pour vous motiver : voici mon avis !

THE LIGHTHOUSE a une intrigue très minimaliste : deux marins se retrouvent isolés dans un phare. Eggers s’inspire, en plus d’écrits d’auteurs comme Herman Melville, de journaux de bord tenus par des marins et gardiens de phares. Le film a deux particularités : son format et sa forme. En effet, le film est diffusé en 4/3 ce qui signifie que vous allez le voir sur grand écran, mais que l’image ne prendra place que dans un format carré. De plus, le film est en noir et blanc. Deux singularités associées au genre fantastique, ce qui donne au film un cachet vraiment particulier. Le visionnage du film est une expérience en lui même. Le but du réalisateur? Mettre le spectateur dans une position inconfortable, et c’est réussi.

The Lighthouse est un film incroyable. Drôle, cru, violent, organique, sublime : cette œuvre est complétement folle. Portée par un duo improbable, c’est l’une des grosses claques de cette année pour ma part. Il a pris place dans mon top 2019 en un rien de temps.

Willem Dafoe est effrayant et totalement perché. Et même si son talent n’est plus un secret, il parvient encore a surprendre avec son élocution, ses expressions et surtout ce regard dément qui dérange mais obsède. Robert Pattinson est une révélation, il incarne parfaitement cette folie qui s’empare de son esprit et de son corps petit à petit. Certaines scènes sont absolument divines, et il est totalement convaincant. Sa vigueur, sa soif de vivre puis son désespoir, dans un film où les dialogues sont très rares, Pattinson parvient à habiter le personnage dans son entièreté. Corps amaigri, regard vide ou animé d’une incroyable fureur, gestuelle désespérée ou violente : l’acteur donne tout ce qu’il peut et réussi avec brio à nous faire ressentir sa douleur.

L’esthétique du film est particulièrement inoubliable. Le plan final est d’une beauté absolue. Sa composition rappelle parfois certains tableaux de la série Hannibal. L’horreur mêlée au fantastique dans des séquences d’une pure beauté. Le noir et blanc accentue certains contrastes et donne au film une puissance nouvelle et une certaine profondeur.

Le film est assez long, mais il me semble que sa durée fait partie de l’expérience. Peu de parole, une folie qui s’installe puis qui explose, un format particulier, une esthétique singulière et une horreur frontale : THE LIGHTHOUSE est un petit bijou de cinéma. Certains diront qu’il ne raconte pas grand chose, et je peux les comprendre. Mais saisir l’abandon à la folie de cette manière, c’est du grand art. Et ça vaut le coup d’oeil !

THE LIGHTHOUSE est un film douloureux. Il y a très peu de subtilité. Les acteurs nous font ressentir leur perdition, leur folie, leur douleur avec brio. Presque synesthésique, le film nous rend mal à l’aise. Mais sa beauté et sa plongée au cœur de la folie humaine est sans faille. A voir absolument !