CALENDRIER DE L’AVENT #17 – Les ratés de l’année coté séries

Après ma sélection des flops de l’année coté cinéma, je me suis posée la question pour les séries. Force est de constater que j’ai été moins déçue de ce coté là. Cependant, il y a quand même eu de sacrées prises de tête, vous savez, ce moment où vous vous dites : MAIS POURQUOI?

Retour sur les 5 séries qui m’ont déçue cette année !

13 REASONS WHY (S3) de Brian Yorkey

La série, adaptée du roman de Jay Asher, a créé de nombreux débats depuis sa diffusion en 2017. Pour ma part, j’avais beaucoup aimé la première saison qui, à mon sens, réussissait à parler correctement du harcélement scolaire et sexuel, de la depression, de la solitude et du suicide. Malheureusement, les saisons suivantes ont été de bien moindre qualité et la troisième (et dernière en date) a prouvé que la série était allée au bout de ses limites. Le discours n’est plus du tout le même, en voulant lisser les choses, les créateurs en ont fait une série inintéressante, ambigue et plus du tout engagée. Dommage.

RIVERDALE S4 de Roberto Aguirre-Sacasa

Alors cette série, c’est une longue et sacrée histoire. Ce n’est pas une déception puisque désormais tout le monde sait à quoi s’attendre en regardant Riverdale. Cette série diffusée depuis 2017 a commencé avec une petite bande d’amis qui se retrouvent dans des situations improbables pour leur age. Un scénario classique de teen-movie qui s’est vite transformé en melting pot de toutes les élucubrations des créateurs. La saison 4 est de loin celle qui m’a le plus fait rire tant le scénario n’a plus aucune limite. Les personnages sont tous de plus en plus insupportables, la série est une caricature d’elle même, les intrigues sont absolument incroyables et surtout, il n’y a plus aucune intention de proposer un contenu qualitatif mais plutôt de foncer tête baissée dans le « n’importe quoi ». A savoir que désormais, Riverdale est devenue la risée de tous. Même la plateforme s’amuse des intrigues, quant au casting, les nombreuses interviews où on les voit totalement dépassés par ce qu’ils font sont à mourir de rire. En bref : si Riverdale a sa place dans ce flop c’est simplement parce qu’elle n’a absolument plus rien à dire et qu’elle me fatigue. Mais je salue malgré tout le courage des créateurs, du casting et de la plateforme pour assumer autant un projet qui s’est clairement perdu en cours de route.

GAME OF THRONES (S8) de David Benioff et D. B. Weiss

J’étais obligée de vous parler de Game Of Thrones. Malheureusement, si on parle de déception au sens littéral du terme, c’est certainement la seule de cette année de cette envergure. La série, comme pour beaucoup, est pour moi l’une des plus révolutionnaires de ces dernières années. Elle a ouvert la voie à une nouvelle forme de qualité sur le petit écran en faisant clairement concurrence au cinéma tant certaines séquences étaient fabuleuses. L’histoire de George R.R Martin, le casting, la réalisation et ce générique devenu culte : cette série restera dans les annales. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et celle de Game Of Thrones en a déçu plus d’un.

L’ultime saison de la série, diffusée au printemps dernier, a totalement plombé le public. En proposant une dernière saison décousue, sans réel impact, avec des erreurs monumentales et une fin à couper au couteau : les créateurs de la série ont bâclé l’une des fins les plus attendues du petit écran. Dommage, pour la plupart, on ne retiendra que 7 saisons de Game Of Thrones.

THE SOCIETY créée par Christopher Keyser

Sa Majesté des mouches de William Golding version adolescents privilégiés privé de tout ça vous tente? Et bien n’y courrez pas trop vite. J’en avais un peu parlé à l’époque juste , mais après réflexion, c’est vraiment l’une des séries qui m’est resté en tête et pour de mauvaises raisons. J’ai même tenté de la visionner à nouveau mais j’ai très vite abandonné. Clichés, tension presque inexistante et scénario caricatural : c’est un grand non.

NOUS LA VAGUE par Anca Miruna Lăzărescu, Mark Monheim

Dans la catégorie « adaptation ratée » je vous présente la dernière en date : Nous, la vague. La série s’inspire de « la troisième vague », l’expérience du professeur Ron Jones menée en 1967 sur l’autocratie. Un film, sorti en 2008 et réalisé par Dennis Gansel, avait fait grand bruit et avait même été étudié dans de nombreuses classes. Malheureusement, cette série n’a absolument rien à voir avec les précédentes adaptations de cette étude. On retrouve un groupe de 5 jeunes souhaitant un monde « meilleur ». Caricatures, scénario mou, histoire d’amour et pseudo révolution : la série n’est pas au clair avec son discours ni avec ce qu’elle tente de provoquer chez le spectateur. Pour ma part, à par l’ennui et l’incompréhension, je n’ai pas ressenti grand chose. Et l’une des choses qui m’a le plus surprise (et déçue) c’est que la série est produite par … Dennis Gansel lui même.

Ce fut une année assez soft quant aux déceptions du petit écran ! Si vous souhaitez découvrir les séries qui m’ont, au contraire, vraiment plu cette année, c’est juste .

CALENDRIER DE L’AVENT #12 – MES SÉRIES FAVORITES 2019

L’année n’est pas encore finie, mais la rétrospective commence déjà dans ma tête ! Je me suis donc demandée, quelles ont été les séries que j’ai le plus aimé cette année ? Retour sur une année riche en séries et en petites pépites !

Cette année, il y a eu pas mal de surprises coté séries.

Du made in France avec Les Sauvages de Rebecca Zlotowski, diffusée sur Canal. Une série sur l’arrivée au pouvoir d’un président « différent », via le prisme de deux familles qui se déchirent, que j’ai trouvé vraiment très intéressante et dont je vous ai fait une critique à lire juste ici.

Toujours sur Canal, j’ai pu découvrir de vraies pépites notamment avec Gentleman Jack de Sally Wainwright avec l’incroyable Suranne Jones. Une série anti conformiste sur le destin de Anne Lister, une propriétaire terrienne homosexuelle et qui n’a pas la langue dans sa poche. Une merveille d’humour dont je vous ai également déjà parlé juste .

En parallèle, j’ai continuer à suivre Killing Eve, avec la saison 2 diffusée sur OCS cette année. Une saison plus sombre mais toujours aussi incroyable. Cette série, créée et écrite par Phoebe Waller-Bridge raconte l’histoire d’une agent du MI5, Eve Polastri, qui enquête sur une tueuse à gages appelée Villannelle. Les deux femmes vont développer une obsession réciproque ambiguë et violente. Une relation que je ne me lasse pas de suivre, surtout lorsque Jodie Comer crève autant l’écran.

En parlant de suite, j’ai également été obsédée par la saison 3 de The Handmaid’s Tale de Bruce Miller. La série évènement basée sur les romans de Margaret Atwood est revenue pour une saison 3 explosive et totalement folle. On retrouve Gilead et son univers glauque, entre les Martha, les servantes et l’horrible tante Lydia. Le jeu de Elisabeth Moss est toujours aussi impeccable et l’ambiance de la série continue de nous tordre le bide. La fin de la saison m’a cependant laissée assez dubitative et je suis plutôt curieuse de voir ce que la saison suivante nous réserve.

Pour rester dans la dystopie, j’ai pu découvrir celle de Russell T. Davies avec Years and Years dont je vous ai dressé le portrait il y a quelques semaines. Cette mini série suit sur une quinzaine d’années la famille Lyons qui va vivre des changements vifs dans notre société : Grexit, réélection de Trump, pays d’Europe aux mains des extrémistes, France bloquée, guerre civile, effondrement des banques, fakes news ou camps pour migrants. Une vision cauchemardesque de notre avenir proche, réalisée avec humanité et précision. Une série incroyablement bien maitrisée.

Futuriste et anxiogène sont des termes qui conviennent aussi parfaitement à la série animée diffusée par Netflix : Love, death and robots de Tim Miller (entre autres). Une série assez intrigante qui a mis tout le monde d’accord ! Plusieurs épisodes, entre 5 et 30 min sur des thèmes totalement différents. Styles, narration et ambiance : c’est un cocktail explosif et savoureux que nous offre la plateforme. Une série vraiment forte, malgré quelques épisodes en deçà, qui a marqué l’année.

Restons sur Netflix avec quelques bonnes surprises notamment la saison 2 de Insatiable de Lauren Gussis avec l’insupportable Patty et le génial Bob Amstrong. Une série dont je n’ai pas encore parlé mais cela ne saurait tarder, tant je la trouve incroyable. Elle a essuyé de nombreuses critiques lors de sa sortie qui m’ont laissé un peu sans voix. Au contraire de ce que j’ai pu lire, je trouve cette série remarquablement écrite. Il faut passer au delà du sujet de base (les concours de beauté) et de l’univers de teen-movie pour se rendre compte de l’écriture folle de Lauren Gussis. Maitrisée et assumée, c’est une série qui traite de sujets extrêmement importants avec un second degrés profond et décalé. La saison 2 m’a vraiment beaucoup touché et on sent que le scénario tend vers quelque chose d’assez unique. TCA, obsessions et addictions : autant de sujets traités comme je l’ai rarement vu.

INSATIABLE

Pour rester dans le thème du bon gros WTF? : The Politician de Ryan Murphy. De nouveau par le prisme du teen-movie, on se retrouve avec une série impeccablement écrite. Le monde de la politique à l’échelle de l’adolescence, c’est du génie. La série est drôle, mais aussi véritablement sombre. J’ai adoré ce décalage et ce scénario réellement touchant. Électrisante, dynamique, profonde et complétement improbable : cette série est une vraie pépite.

THE POLITICIAN

Pour ce qui est d’être impeccable en terme d’écriture, Atypical de Robia Rashid est obligatoirement sur le podium. La saison 3 est sortie cette année sur Netflix et à remporté, une nouvelle fois, tout mon amour. Cette série, racontant le quotidien de Sam, adolescent autiste et de sa famille est sincèrement l’une des meilleures séries de ces dernières années. Elle n’a rien d’épique, rien d’incroyable, il n’y a pas une réalisation folle et les acteurs sont peu connus. MAIS pour tenir sans aucune fausse note, pendant trois saisons, en faisant correctement ce travail d’évolution des personnages tout en mettant en avant une pathologie aussi difficile : c’est du talent pur. La série n’a jamais fait de faux pas, elle reste hilarante, touchante, positive et elle avance en même temps que ses personnages. C’est tellement rare qu’une série soit aussi régulière sur sa qualité, qu’il fallait absolument que je vous en parle.

Une pépite qui ne fait quasiment aucun faux pas, c’est aussi le cas de La méthode Kominsky de Chuck Lorre. La saison 2 est sortie cet automne et a illuminé mes soirées. Toujours aussi courte (8 épisodes) et toujours aussi drôle, c’est l’une des séries les plus feel-good que j’ai vu. Basée sur un duo de seniors hors du commun, la série revient avec humour et douceur sur le quotidien de ces deux hommes, entre arthrite, viagra, paternité et deuil : c’est une sacrée claque avec un scénario très bien ficelé. Le duo interprété par Michael Douglas et Alan Arkin est un pur bonheur. Je vous en ai parlé il y a peu en mettant en parallèle la série Grace and Frankie qui parle également d’un duo de senior, version féminine. Si ça vous intéresse, l’article est juste ici.

THE KOMINSKY METHOD

Un autre duo incroyable, c’est celui de Michael Sheen et David Tennant dans la série Good Omens de Neil Gaiman. Cette série est une adaptation du roman de Terry Pratchett et Neil Gaiman, « De bons présages », et en un mot : GÉNIALE. Cette minie série est totalement folle, déjà parce que le duo formé par Sheen et Tennant est un pur délice, mais aussi parce que l’univers et le scénario sont vraiment prenants. C’est une série hilarante et totalement improbable, devant laquelle j’ai passé d’excellents moments.

Pour finir, je me devais de citer His Dark Materials de Jack Thorne, car même si la saison 1 n’est pas encore terminée (dernier épisode diffusé le 22/12) c’est quand même une série que j’ai grandement attendue et dont je suis ravie. Adaptation de la trilogie de Phillip Pullman, dont je vous ai fait un rapide récit dans le calendrier de l’Avent juste, His Dark Materials a enfin réussi à trouver son équilibre. HBO nous propose une série folle, incroyablement réalisée et avec un casting, enfin, convaincant. Pour une fan des romans, je suis ravie de voir que l’adaptation est aussi précise et réussie. La saison 2 est déjà prévue pour 2020 et j’ai hâte de voir ce qu’ils nous préparent !

J’espère que cette sélection des séries qui m’ont le plus plu cette année vous a donné envie et vous a intéressé. Il y en a tant d’autres évidemment, alors n’hésitez pas à me partager vos coups de cœurs 2019 en commentaires !

A contrario, il y a également eu de nombreuses déceptions, mais on en reparle dans quelques jours !

CALENDRIER DE L’AVENT #10 – HIS DARK MATERIALS, récit d’une adaptation

Je vous ai déjà un peu parlé de cette saga littéraire sur les réseaux sociaux, et de mon excitation à l’idée qu’une adaptation en série était prévue pour 2019. Cela fait désormais quelques semaines que la série est sortie, et avant la fin de la série, j’avais envie de vous parler de l’histoire de cette saga et de cette adaptation !

Si je vous en parle, vous vous doutez bien que je suis assez ravie de cette nouvelle adaptation. En effet, ce n’est pas la première fois qu’une adaptation est faite de cette saga et le premier essai était assez catastrophique.

LES ROMANS (1995)

Pour commencer, il faut savoir qu’il s’agit à la base d’une trilogie fantasy écrite par Phillip Pullman entre 1995 et 2000. À LA CROISÉE DES MONDES (FR) est composée de trois tomes : Les Royaumes du Nord, La Tour des Anges et Le Miroir d’Ambre. Il existe aussi d’autres œuvres, des préquels ou des romans parallèles sur la vie de Lyra (le personnage principal). Phillip Pullman a également prévu une nouvelle trilogie, La Trilogie de la Poussière, dont le premier tome est sorti en 2017.

Cette trilogie est une vraie merveille. Je l’ai lue et relue des dizaines de fois depuis une quinzaine d’années et elle m’a accompagnée durant toute mon adolescence. Mais alors, de quoi ça parle?

La trilogie se déroule dans un monde parallèle au notre, contrôlé par le Magistérium, sorte de gouvernement répressif religieux. Dans le tome 1, Les Royaumes Du Nord (dont la saison 1 de la série est issue) on y suit l’histoire de Lyra Belacqua, jeune fille de 12 ans, qui a vécu une bonne partie de son enfance à Jordan College, entourée de maitres assez lugubres. On comprend très vite que dans ce monde, l’âme de chacun est personnifiée par un daemon, un animal lié à chaque être humain. Lyra et Pan (son daemon) apprennent par hasard l’existence de la Poussière, une étrange particule que Lord Asriel (son oncle) a découvert dans le Nord. Dans le même temps, des enfants sont enlevés et Roger, l’ami de Lyra en fait partie. En parallèle, des expériences sont menées pour déterminer pourquoi la Poussière semble moins attirée par les enfants que par les adultes. Ces expériences sont menées par Mrs Coulter, une femme magnifique puissante et très inquiétante, mandatée par le Magistérium. Elle va alors proposer à Lyra de la suivre, pour explorer le Nord et retrouver son ami. Avant de la laisser partir, le Maitre de Jordan College confie à Lyra un objet incroyable : un aléthiomètre. Un instrument permettant de répondre à n’importe quelle question, grâce aux symboles dont il est doté. Très vite, Lyra va devoir se battre pour découvrir la vérité et sauver ses amis.

L’histoire de cette saga est très complexe, entre la Poussière, les mondes parallèles, les daemons, le Magistérium et cette prophétie dont Lyra semble être l’objet : il s’agit d’une saga très fournie qui traite de nombreux sujets notamment la religion et son emprise sur le monde. D’abord édités pour les adolescents, dans le rayon jeunesse, les livres ont également une très grande portée et de nombreuses grilles de lectures. Encore aujourd’hui, la saga portent de nombreux messages et s’adresse à un public bien plus large que les adolescents.

LE FILM (2007)

Une première adaptation a été réalisée en 2007. Un film, se basant sur le premier tome et relatant l’aventure de Lyra aux cotés de Mrs Coulter notamment. Le titre avait déjà fait tiquer de nombreuses personnes : LA BOUSSOLE D’OR. Il était évident que nous parlions de l’aléthiomètre, mais renommer un élément aussi important dans la saga, n’augurais rien de bon !

A LA CROISÉE DES MONDES : LA BOUSSOLE D’OR, 2007 de Chris Weitz

Le film est donc sorti en 2007, avec un casting qui semblait plutôt intéressant : Nicole Kidman dans le rôle de la froide et intrigante Mrs Coulter, Daniel Craig pour Lord Asriel, la jeune Dakota Blue Richards dans le rôle de Lyra ou encore Eva Green qui interprète Serafina, la sorcière.

Malheureusement, il s’avère que cette adaptation est une vraie catastrophe. En effet, pour des raisons de censure et un souhait d’attirer un public très jeune, de nombreux éléments extrêmement importants de la saga ont été édulcorés ou carrément mis de côté. Le coté religieux n’existe quasiment plus, le rapport entre science et croyance n’est absolument plus mis en avant, la dictature, la violence, le mensonge, la cruauté des ours et les lois de pouvoir : tout est simplifié, édulcoré et les personnages sont tous très ternes. On assiste alors à une épopée magique d’une enfant et d’un ours pour sauver ses amis. Rien de ce qui faisait l’essence même de la saga n’est véritablement mis en avant et le film devient très vite ennuyeux. Il y a tant de défauts dans ce film (qui dure moins de 2h) et le public averti lui a réservé un accueil tellement mitigé que la suite a été annulée.

Le film a quand même été nominé dans pas mal de cérémonies et, à ma plus grande surprise, a remporté 2 prix pour les effets visuels. Ce que je trouve assez hilarant étant donné qu’à mon sens, ils étaient relativement affreux. Surtout en ce qui concerne les daemons ou les ours. Surtout le daemon de Mrs Coulter : le singe doré était véritablement affreux !

Il s’agissait donc d’une véritable déception et après cette catastrophe, il était difficile de croire en une adaptation digne de ce nom.

LA SÉRIE (2019)

Douze ans plus tard, alors que nous pensions qu’une adaptation visuelle n’était plus envisageable, HBO débarque avec la série la plus chère de ses productions : HIS DARK MATERIALS.

L’annonce de cette série a eu l’effet d’une bombe pour un grand nombre d’entre nous. Pour commencer, annoncer un projet d’adaptation en série, lorsque la saga est si dense, est déjà un bon point. On est rassurés, car on se dit que les éléments les plus complexes auront le temps d’être traités correctement. L’annonce du casting a également rassuré de nombreux fans. James McAvoy dans le rôle de Lord Asriel, Dafne Keen (que l’on a notamment vu dans Logan de James Mangold) pour Lyra , Ruth Wilson pour Mrs Coulter ou encore James Cosmo (qui jouait dans GOT pour ceux qui le reconnaitront). Les bandes-annonces ont également su nous convaincre.

Seulement, après l’échec cuisant du film de 2007, il y avait de quoi être dubitatif.

6 épisodes plus tard et deux semaines avant la fin de la saison 1, je peux vous assurer que la série réalisée par Tom Hooper, a su réconcilier tous les déçus de 2007 ! HIS DARK MATERIALS est assez incroyable. Le casting est fou, Dafne Keen réussi à interpréter une Lyra combative et intelligente face à des personnages très forts comme Mrs Coulter interprétée par l’intrigante Ruth Wilson qui a su cerner le coté étrange et radical de son personnage. Visuellement, le budget de la série se ressent, car tout est magnifique. Les daemons notamment sont vraiment bien faits et sont très crédibles. Le singe doré de Mrs Coulter n’a rien à voir avec l’horrible peluche du film. Les gitans sont enfin représentés correctement, c’est à dire une armée combative, forte et unie.

L’une des frayeurs que j’avais concernait principalement Iorek Byrnisson, l’ours en armure de la saga. Surprise : le personnage est incroyablement bien fait et bien amené. De plus, contrairement au film, la série assume les thèmes et les débats que Phillip Pullman avait mis en avant dans sa trilogie. Le rapport avec la religion, les références historiques, la dualité qui existe chez chaque personnage, le pouvoir du magesterium et surtout, les intrigues entre la Poussière et les mondes parallèles : tout est fait pour retranscrire avec précision l’histoire complexe et dense de l’auteur. L’importance et le mystère de l’aléthiomètre sont également bien mises en avant.

La première saison semble se baser sur le premier tome avec beaucoup plus de détails et d’intensité que le film. Ne comptez pas sur moi pour vous spoiler ce qu’est précisément la Poussière, cela sera dévoilé au fur et à mesure des saisons. Le fait que Phillip Pullman soit producteur de la série, et qu’il ai relu chaque épisode pour être sûr que son récit soit correctement mis en place, aide grandement à la qualité de la série.

Quant au générique de la série, on sent que HBO a souhaité garder l’esprit de Game Of Thrones avec une musique incroyable composée par Lorne Balfe et un générique très long et très fourni qui est déjà culte.

Il reste deux épisodes avant la fin de la saison 1 et une deuxième saison est déjà prévue pour 2020. Ce qui est sur c’est que l’on a enfin une adaptation digne de ce nom pour cette célèbre saga et ça fait plaisir ! Et pour ceux qui n’ont jamais lu les romans, je vous encourage vraiment à le faire.

Et vous, vous regardez HIS DARK MATERIALS? Donnez moi votre avis en commentaires !

On se retrouve demain, pour une nouvelle case !

MARIANNE de Samuel Bodin – la république de l’horreur

Une série d’horreur made in France : rien que ça, ça peut faire peur ! Les séries françaises, surtout sur Netflix, ne sont pas vraiment gage de qualité malheureusement. Série policière ou comique en passant par la romance : les productions françaises Netflix sont souvent assez maladroites si ce n’est pas clairement mauvaises. Alors quand j’ai entendu parler d’une série d’horreur qui sortait en début Septembre, j’avoue ne pas avoir été très excitée. Le genre étant déjà très difficilement renouvelable et, surtout, après la bombe THE HAUNTING OF HILL HOUSE (qui avait pris directement sa place dans mon TOP 2018 juste ici), la barre était très haute notamment quand on s’attaque au thème des esprits ou des entités.

MARIANNE est une série d’horreur française écrite et réalisée par Samuel Bodin. Diffusée sur Netflix depuis Septembre 2019, la série à déjà fait couler beaucoup d’encre et les avis sont partagés. La série se découpe en 8 épisodes de presque 1h chacun, et raconte l’histoire de Emma Larsimon auteure à succès qui est forcée de retourner dans son village natal Elden pour faire face à des événements tragiques et surtout, à son personnage principal qui semble avoir pris vie.

MARIANNE : UNE SÉRIE INÉGALE SUR TOUS LES POINTS

Le GROS point négatif de la série, c’est, à mon avis, son inégalité sur tous les aspects. En effet, que ce sois en terme de jeu, de scénario, de réalisation ou d’écriture des personnages : la série est extrêmement inégale et c’est son plus gros point faible. La qualité, très présente au demeurant, n’est pas linéaire et laisse donc le spectateur dans un sentiment extrême d’incertitudes et de questionnements.

J’ai vu beaucoup de critiques qui remettaient en question le jeu des acteurs. C’est une critique facile, dès qu’il s’agit de cinéma français (surtout du cinéma de genre) mais cette fois ci, elle me parait assez légitime même si j’y apporterai un peu de nuance. Le jeu d’acteur n’est vraiment pas exceptionnel dans MARIANNE. La plupart des acteurs surjouent énormément et certaines scènes sont, de surcroit, extrêmement gênantes (comme la fameuse scène de déclaration dans la voiture, qui a du mettre à peu près tout le monde très mal a l’aise). Cependant, à mes yeux, ce jeu est la conséquence première de l’écriture de la série. Le scénario, les épisodes et les personnages sont tous écrits de manière totalement inégale. Samuel Bodin, avait-il peur de jouer à fond la carte de l’horreur? Peut-être. Ce qui est sur c’est qu’il n’assume pas ce registre jusqu’au bout et c’est ce qui donne aux personnages (et aux acteurs) une consistance moindre. Entre registre comique, policier et horrifique : il faut choisir quand on ne sait pas vers lequel se tendre. Certains épisodes, notamment les 2 premiers, sont vraiment très réussis. Le premier épisode est effrayant, totalement calibré et parvient à nous accrocher jusqu’à la dernière seconde. Seulement, dès le milieu du deuxième épisode, Samuel Bodin inclut de l’humour (comique de situation, sarcasme, répliques cinglante, lourdeur) qui dénote complètement avec l’ambiance dans laquelle il a pu nous laisser à la fin de l’épisode précédent.

Du coup, le jeu des acteurs est forcément moins bon puisqu’ils oscillent constamment entre plusieurs registres de ton. Autant, sur certains films cela peut fonctionner lorsque l’humour est bien dosé voir intelligent ou que l’horreur est assumée comme étant parodique ou autre. Autant là, ce choix désarçonne totalement le spectateur et les acteurs. On a des scènes profondément effrayantes avec l’incroyable Mireille Herbstmeyer (Madame Daugeron aka Marianne), qui est à la base une grande comédienne de théâtre et qui, là, m’a totalement bluffée. Certains ont qualifié son jeu de too much, pour ma part, je le trouve absolument parfait. Elle est terrifiante, glauque, malaisante et surtout, elle parvient à garder ce ton du début à la fin. Et en face, on nous donne des scènes où les acteurs s’envoient des vannes potaches sur un ton proche des téléfilms sur France 3. Cette césure entre les registres est profondément déroutante et surtout, ne fonctionne pas du tout.

Entre teen movie, film d’horreur et téléfilm du dimanche : la série se perd un peu et ne nous permet pas de rester scotchée à elle durant ses huit épisodes. En quelques images, vous allez pouvoir constater par vous même les différences visuelles.

Film policier du dimanche
Teen Movie
Film d’horreur

Et pour parler rapidement du casting, je rejoins les nombreuses critiques qui ont pu être faites à ce sujet : il n’est vraiment pas convaincant. A part Mireille Herbstmeyer que je trouve parfaite, le reste du casting oscille constamment entre profonde conviction et banalité sans nom. Alban Lenoir, pourtant assez réputé, est vraiment méconnaissable et m’a laissé assez pantoise devant sa piètre prestation. Quant au groupe de jeunes, à part Lucie Boujenah qui ne s’en sort pas trop mal malgré le peu de crédit offert à son personnage, le reste est globalement assez oubliable. Pour finir, Victoire du Bois, héroïne principale de la série est assez complexe. Elle peut autant vous donner des frissons que vous laissez totalement indifférente. Son jeu n’est pas assez intense pour moi. Cela dit, je trouve le personnage assez bien écrit au contraire, et son aspect antipathique est pour moi l’une des choses les plus réussies en terme d’écriture. Il ne vient pas de nulle part et elle interprète assez bien cette dualité entre ses réelles envies, son passé et ce qu’elle a été obligée de faire pour disparaitre.

Alban Lenoir dans MARIANNE
Mireille Herbstmeyer

Au-delà du jeu d’acteur, c’est aussi en terme de réalisation que la série se divise. Le travail sur la photographie est vraiment très important. La composition des plans est, la plupart du temps, extrêmement bien ficelée et visuellement, c’est assez bluffant pour une production française. Les décors réels (la série a été tournée en Bretagne) servent totalement le propos de la série avec de grandes étendues agitées (mer, plaines venteuses, rochers etc). Certaines scènes, de nuit, sont sincèrement impressionnantes comme celle où les parents d’Emma se retrouvent dans leur jardin en pleine nuit. La composition du plan est incroyable et cela renforce l’imaginaire et l’impact de la série. L’un des plans finaux, que l’on voit dans les teasers, est spectaculaire avec cette sorcière immense se tenant derrière Emma. De plus, Samuel Bodin a mis en œuvre une véritable obsession pour le détail qui est très appréciable. Retour sur les légendes urbaines, sur l’Histoire de France et les sorcières, le moyen-age : on est embarqués dans une véritable histoire avec démons, sorcellerie, ancrage historique et symboles étranges. On notera notamment une séquence très chouette où on nous montre l’histoire de Marianne et son mari le démon Béleth avec des parchemins et des animations. Le souci du détail et du visuel est donc vraiment important dans la série, comme le prouve également le générique avec ce motif du trou qui revient constamment comme une tache d’encre (Emma étant auteure, l’histoire se basant sur ses écrits etc.).

Cependant, et vous vous en doutez, d’autres séquences sont totalement dépourvues d’intérêt et montrent clairement le manque de moyens dans la production de la série. Mettre tout son budget dans certaines scènes incroyables, c’est un choix, mais sur cette série, je ne pense pas que ce soit le bon. Tourner des scènes où l’intérêt est clairement comique ou pour faire avancer des histoires de cœurs vieilles d’une quinzaine d’années : c’est un mauvais choix stratégique, surtout sur une série de huit épisodes dont certains ne dépassent pas la demie-heure. Le scénario, lui aussi très bancal, méritait qu’on s’y attarde réellement et qu’on ne se perde pas en fioritures. Le rythme visuel et scénaristique de la série est donc profondément à revoir et m’a gêné à plusieurs reprises dans mon visionnage.

LES (nombreux) CLINS D’ŒIL AU GENRE

Il est impossible de ne pas parler des références (parfois grossières) globalement bien ancrées dans la série par son réalisateur. Car si certains plans sont aussi magnifiques, c’est aussi parce qu’ils font appel à notre mémoire cinéphile et nous ancre dans des univers que nous connaissons déjà. Pour ne citer que celles que j’ai repérée au premier visionnage, il y a notamment une très claire référence au film L’EXORCISTE qui est le maitre du genre, avec cette séance de spiritisme de la bande d’amis , quand ils sont plus jeunes, qui se termine par Emma, qui fait le pont et profère des insultes.

THE EXCORCIST , William Friedkin, sorti en 1973
MARIANNE, série de Samuel Bodin

On trouve aussi une belle image rappelant l’un des plans les plus traumatisants de SHINING (pour moi en tout cas) avec cette sorcière assise au bout du lit que l’on aperçoit par une porte entrouverte et qui montre du doigt quelque chose de potentiellement plus traumatisant encore. Comment ne pas se rappeler automatiquement de cet ours dans l’une des chambres de l’hôtel où Danny se promène ?

SHINING de Stanley Kubrick (1980)
MARIANNE

Un peu plus loin dans la série, Samuel Bodin nous offre un clin d’œil à l’un des plus grands films policiers : SEVEN de David Fincher. Un clin d’œil pas du tout subtil qui n’échappera pas à ceux qui, comme moi, ont été marqué par ce film incroyable. On y retrouve des éléments très similaires au chapitre « La Paresse », que ce soit dans l’ambiance lorsque les policiers entrent dans la pièce, dans la composition de la scène ou le jumpscare final.

SEVEN de David Fincher (1995)
MARIANNE

On retrouve également plusieurs références claires à la saga d’horreur INSIDIOUS avec cette entité démoniaque qui s’empare d’une enfant et l’emmène dans un monde parallèle où vivent les démons. Mais aussi un clin d’œil à THE GRUDGE et cette fameuse main qui sort de la tête du personnage. Enfin, et non pas des moindres, Samuel Bodin nous rappelle malgré nous l’une des scènes les plus malaisantes du cinéma de Mr Night Shyamalan dans THE VISIT avec cette grand-mère, nue, qui vomit toutes ses tripes.

MARIANNE est une bonne série française. Se lancer dans le genre de l’horreur, surtout à la télévision, c’est un exercice très périlleux. En France, le genre est rarement mis en avant dans les productions et le cinéma français est, de base, assez moqué (ce qui n’est absolument pas légitime) puisque ce sont uniquement les grosses productions françaises dont on parle et qui sont, il est vrai, totalement ridicules. Cependant, la série française revient en force depuis quelques années notamment sur Canal + qui sait proposer de véritables créations originales qui valent le coup d’œil. L’une des grosses claques de cette année étant LES SAUVAGES. Seulement, sur Netflix, la production française a vraiment du mal à se faire une place. Après MARSEILLE dont le monde entier avait rit, ou FAMILY BUISNESS qui n’était vraiment pas terrible : il est difficile de prouver aux spectateurs que la France a encore une carte a jouer.

S’emparer de cette carte pour en faire une série d’horreur, c’était culotté. Et Samuel Bodin a, à mon sens, ouvert la voie. Car, même si la série est loin d’être parfaite, elle montre une certaine qualité photographique et permet de prouver que les Français sont également très attachés aux ambiances et aux cadres de leurs récits. Malgré un casting peu convaincant et un scénario qui perd en force au fur et à mesure des épisodes, la série a vraiment un cachet particulier. Tournée en décors réels, détaillée, extrêmement belle par moment : MARIANNE tire son épingle du jeu avec certitudes. Cela dit, il est clair qu’il y a du potentiel inexploité et c’est vraiment dommage. S’il y a une saison 2, j’espère que Samuel Bodin parviendra à canaliser son énergie sur un seul registre et pourquoi pas, proposer une véritable série d’horreur digne de ce nom. Car même si « Marianne ne part jamais sans rien », elle nous laisse quand même assez intrigués.

Envie d’en savoir plus? La partie audio, avec spoilers, c’est par ici !

LA MÉTHODE KOMINSKY/GRACE ET FRANKIE : senior is the new sexy

Aujourd’hui je reviens vous parler non pas d’une mais de deux séries chères à mon cœur : LA MÉTHODE KOMINSKY créée par Chuck Lorre (diffusée depuis 2018) et GRACE ET FRANKIE créée par Martha Kauffman (diffusée depuis 2015).

Je viens de binge-watcher la saison 2 de La Méthode Kominsky, et entre deux rires francs je me suis dit qu’il fallait absolument vous parler de ces nouvelles séries qui mettent en avant les séniors et qui sont devenues mon nouvel anti-dépresseur.

La recette est la même pour ces deux séries : un duo de séniors, amis depuis longtemps, mais que tout oppose (ou presque) et qui sont pourvus d’un humour incomparable. Le sarcasme, le rire grinçant, l’amitié profonde et la vie quotidienne des séniors sont le socle de ces deux histoires.

D’un coté, nous avons un duo de femmes qui se lient d’amitié après s’être fait larguer par leurs maris qui, après 40 ans de mariage, leur annoncent leur homosexualité (et leur couple). Tornade inattendue dans leur vie, Grace et Frankie vont devoir s’accommoder de cette nouvelle et trouver des solutions. Elles finissent par vivre ensemble et durant 5 saisons, nous font vivre leurs péripéties. Avoir 70 ans et se retrouver seule ça ressemble à quoi? Le quotidien, la sexualité, la mobilité, la mémoire ou encore le sport : comment on s’en sort quand on fait face à la vieillesse ? Entourées de leurs enfants et de leur humour inébranlable, Grace et Frankie nous brossent un portrait de la vieillesse touchant, drôle et profond.

La série est portée par un casting absolument PAR-FAIT avec les fabuleuses Lily Tomlin et Jane Fonda, mais aussi Martin Sheen et Sam Waterson. Malgré une baisse d’intérêt (pour ma part) envers le scénario pour la cinquième saison, Grace et Frankie est une série délicieuse qui se regarde sans faim. On se retrouve à rire de bon cœur, à se questionner et à réaliser combien la vie des séniors peut très vite devenir compliquée. On s’en amuse et s’imagine dans plusieurs années entourées de nos amis. À noter que la série a été créée par l’ancienne co-créatrice de FRIENDS, qui est LA série comédie reine du genre et que la BO de la saison 1 est vraiment géniale ! Si avec tout ça vous n’êtes pas convaincus…

Lily Tomlin et Jane Fonda dans GRACE AND FRANKIE

De l’autre coté, nous avons un duo d’artiste : Sandy Kominsky est un acteur en fin de carrière qui décide de donner des cours à la nouvelle génération. Il est soutenu par Norman Newlander son agent de longue date.

LA MÉTHODE KOMINSKY est une pure pépite. Je crois que sa force est véritablement son écriture et sa simplicité. En effet, la série est assez courte (8 épisodes par saison) et ne s’embarque pas dans des intrigues folles. Arthrite, sexualité, alcool, carrière, décès, maladie ou paternité : la série brosse de nombreux sujets qui finissent par être traités avec une finesse assez dingue. Les dialogues de cette série sont véritablement incroyables. Je me suis surprise plusieurs fois à éclater de rire et c’est assez rare. Le duo Sandy/Norman est à mourir de rire tant ils sont résignés, sarcastiques et pourtant si touchants dans leurs espoirs et leurs désirs.

Il n’y a pour l’instant que deux saisons, mais la série est directement entrée dans le panthéon des œuvres à l’humour grinçant. C’est un petit bijou d’écriture crée par le créateur de THE BIG BANG THEORY et MON ONCLE CHARLIE, deux chefs d’œuvres comiques du petit écran. Mais la dernière (et non des moindres) raison de dévorer cette série, c’est pour son casting : Michael Douglas et Alan Arkin. Rien que ça ! Un duo absolument iconique qui manie parfaitement l’auto dérision et la résignation. Un rôle qui a d’ailleurs valu un Golden Globe à Michael Douglas pour Meilleur acteur dans une série comique. Un pur délice, je vous dis !

THE KOMINSKY METHOD

Les deux séries sont disponibles sur NETFLIX.