CALENDRIER DE L’AVENT #10 – HIS DARK MATERIALS, récit d’une adaptation

Je vous ai déjà un peu parlé de cette saga littéraire sur les réseaux sociaux, et de mon excitation à l’idée qu’une adaptation en série était prévue pour 2019. Cela fait désormais quelques semaines que la série est sortie, et avant la fin de la série, j’avais envie de vous parler de l’histoire de cette saga et de cette adaptation !

Si je vous en parle, vous vous doutez bien que je suis assez ravie de cette nouvelle adaptation. En effet, ce n’est pas la première fois qu’une adaptation est faite de cette saga et le premier essai était assez catastrophique.

LES ROMANS (1995)

Pour commencer, il faut savoir qu’il s’agit à la base d’une trilogie fantasy écrite par Phillip Pullman entre 1995 et 2000. À LA CROISÉE DES MONDES (FR) est composée de trois tomes : Les Royaumes du Nord, La Tour des Anges et Le Miroir d’Ambre. Il existe aussi d’autres œuvres, des préquels ou des romans parallèles sur la vie de Lyra (le personnage principal). Phillip Pullman a également prévu une nouvelle trilogie, La Trilogie de la Poussière, dont le premier tome est sorti en 2017.

Cette trilogie est une vraie merveille. Je l’ai lue et relue des dizaines de fois depuis une quinzaine d’années et elle m’a accompagnée durant toute mon adolescence. Mais alors, de quoi ça parle?

La trilogie se déroule dans un monde parallèle au notre, contrôlé par le Magistérium, sorte de gouvernement répressif religieux. Dans le tome 1, Les Royaumes Du Nord (dont la saison 1 de la série est issue) on y suit l’histoire de Lyra Belacqua, jeune fille de 12 ans, qui a vécu une bonne partie de son enfance à Jordan College, entourée de maitres assez lugubres. On comprend très vite que dans ce monde, l’âme de chacun est personnifiée par un daemon, un animal lié à chaque être humain. Lyra et Pan (son daemon) apprennent par hasard l’existence de la Poussière, une étrange particule que Lord Asriel (son oncle) a découvert dans le Nord. Dans le même temps, des enfants sont enlevés et Roger, l’ami de Lyra en fait partie. En parallèle, des expériences sont menées pour déterminer pourquoi la Poussière semble moins attirée par les enfants que par les adultes. Ces expériences sont menées par Mrs Coulter, une femme magnifique puissante et très inquiétante, mandatée par le Magistérium. Elle va alors proposer à Lyra de la suivre, pour explorer le Nord et retrouver son ami. Avant de la laisser partir, le Maitre de Jordan College confie à Lyra un objet incroyable : un aléthiomètre. Un instrument permettant de répondre à n’importe quelle question, grâce aux symboles dont il est doté. Très vite, Lyra va devoir se battre pour découvrir la vérité et sauver ses amis.

L’histoire de cette saga est très complexe, entre la Poussière, les mondes parallèles, les daemons, le Magistérium et cette prophétie dont Lyra semble être l’objet : il s’agit d’une saga très fournie qui traite de nombreux sujets notamment la religion et son emprise sur le monde. D’abord édités pour les adolescents, dans le rayon jeunesse, les livres ont également une très grande portée et de nombreuses grilles de lectures. Encore aujourd’hui, la saga portent de nombreux messages et s’adresse à un public bien plus large que les adolescents.

LE FILM (2007)

Une première adaptation a été réalisée en 2007. Un film, se basant sur le premier tome et relatant l’aventure de Lyra aux cotés de Mrs Coulter notamment. Le titre avait déjà fait tiquer de nombreuses personnes : LA BOUSSOLE D’OR. Il était évident que nous parlions de l’aléthiomètre, mais renommer un élément aussi important dans la saga, n’augurais rien de bon !

A LA CROISÉE DES MONDES : LA BOUSSOLE D’OR, 2007 de Chris Weitz

Le film est donc sorti en 2007, avec un casting qui semblait plutôt intéressant : Nicole Kidman dans le rôle de la froide et intrigante Mrs Coulter, Daniel Craig pour Lord Asriel, la jeune Dakota Blue Richards dans le rôle de Lyra ou encore Eva Green qui interprète Serafina, la sorcière.

Malheureusement, il s’avère que cette adaptation est une vraie catastrophe. En effet, pour des raisons de censure et un souhait d’attirer un public très jeune, de nombreux éléments extrêmement importants de la saga ont été édulcorés ou carrément mis de côté. Le coté religieux n’existe quasiment plus, le rapport entre science et croyance n’est absolument plus mis en avant, la dictature, la violence, le mensonge, la cruauté des ours et les lois de pouvoir : tout est simplifié, édulcoré et les personnages sont tous très ternes. On assiste alors à une épopée magique d’une enfant et d’un ours pour sauver ses amis. Rien de ce qui faisait l’essence même de la saga n’est véritablement mis en avant et le film devient très vite ennuyeux. Il y a tant de défauts dans ce film (qui dure moins de 2h) et le public averti lui a réservé un accueil tellement mitigé que la suite a été annulée.

Le film a quand même été nominé dans pas mal de cérémonies et, à ma plus grande surprise, a remporté 2 prix pour les effets visuels. Ce que je trouve assez hilarant étant donné qu’à mon sens, ils étaient relativement affreux. Surtout en ce qui concerne les daemons ou les ours. Surtout le daemon de Mrs Coulter : le singe doré était véritablement affreux !

Il s’agissait donc d’une véritable déception et après cette catastrophe, il était difficile de croire en une adaptation digne de ce nom.

LA SÉRIE (2019)

Douze ans plus tard, alors que nous pensions qu’une adaptation visuelle n’était plus envisageable, HBO débarque avec la série la plus chère de ses productions : HIS DARK MATERIALS.

L’annonce de cette série a eu l’effet d’une bombe pour un grand nombre d’entre nous. Pour commencer, annoncer un projet d’adaptation en série, lorsque la saga est si dense, est déjà un bon point. On est rassurés, car on se dit que les éléments les plus complexes auront le temps d’être traités correctement. L’annonce du casting a également rassuré de nombreux fans. James McAvoy dans le rôle de Lord Asriel, Dafne Keen (que l’on a notamment vu dans Logan de James Mangold) pour Lyra , Ruth Wilson pour Mrs Coulter ou encore James Cosmo (qui jouait dans GOT pour ceux qui le reconnaitront). Les bandes-annonces ont également su nous convaincre.

Seulement, après l’échec cuisant du film de 2007, il y avait de quoi être dubitatif.

6 épisodes plus tard et deux semaines avant la fin de la saison 1, je peux vous assurer que la série réalisée par Tom Hooper, a su réconcilier tous les déçus de 2007 ! HIS DARK MATERIALS est assez incroyable. Le casting est fou, Dafne Keen réussi à interpréter une Lyra combative et intelligente face à des personnages très forts comme Mrs Coulter interprétée par l’intrigante Ruth Wilson qui a su cerner le coté étrange et radical de son personnage. Visuellement, le budget de la série se ressent, car tout est magnifique. Les daemons notamment sont vraiment bien faits et sont très crédibles. Le singe doré de Mrs Coulter n’a rien à voir avec l’horrible peluche du film. Les gitans sont enfin représentés correctement, c’est à dire une armée combative, forte et unie.

L’une des frayeurs que j’avais concernait principalement Iorek Byrnisson, l’ours en armure de la saga. Surprise : le personnage est incroyablement bien fait et bien amené. De plus, contrairement au film, la série assume les thèmes et les débats que Phillip Pullman avait mis en avant dans sa trilogie. Le rapport avec la religion, les références historiques, la dualité qui existe chez chaque personnage, le pouvoir du magesterium et surtout, les intrigues entre la Poussière et les mondes parallèles : tout est fait pour retranscrire avec précision l’histoire complexe et dense de l’auteur. L’importance et le mystère de l’aléthiomètre sont également bien mises en avant.

La première saison semble se baser sur le premier tome avec beaucoup plus de détails et d’intensité que le film. Ne comptez pas sur moi pour vous spoiler ce qu’est précisément la Poussière, cela sera dévoilé au fur et à mesure des saisons. Le fait que Phillip Pullman soit producteur de la série, et qu’il ai relu chaque épisode pour être sûr que son récit soit correctement mis en place, aide grandement à la qualité de la série.

Quant au générique de la série, on sent que HBO a souhaité garder l’esprit de Game Of Thrones avec une musique incroyable composée par Lorne Balfe et un générique très long et très fourni qui est déjà culte.

Il reste deux épisodes avant la fin de la saison 1 et une deuxième saison est déjà prévue pour 2020. Ce qui est sur c’est que l’on a enfin une adaptation digne de ce nom pour cette célèbre saga et ça fait plaisir ! Et pour ceux qui n’ont jamais lu les romans, je vous encourage vraiment à le faire.

Et vous, vous regardez HIS DARK MATERIALS? Donnez moi votre avis en commentaires !

On se retrouve demain, pour une nouvelle case !

MARIANNE de Samuel Bodin – la république de l’horreur

Une série d’horreur made in France : rien que ça, ça peut faire peur ! Les séries françaises, surtout sur Netflix, ne sont pas vraiment gage de qualité malheureusement. Série policière ou comique en passant par la romance : les productions françaises Netflix sont souvent assez maladroites si ce n’est pas clairement mauvaises. Alors quand j’ai entendu parler d’une série d’horreur qui sortait en début Septembre, j’avoue ne pas avoir été très excitée. Le genre étant déjà très difficilement renouvelable et, surtout, après la bombe THE HAUNTING OF HILL HOUSE (qui avait pris directement sa place dans mon TOP 2018 juste ici), la barre était très haute notamment quand on s’attaque au thème des esprits ou des entités.

MARIANNE est une série d’horreur française écrite et réalisée par Samuel Bodin. Diffusée sur Netflix depuis Septembre 2019, la série à déjà fait couler beaucoup d’encre et les avis sont partagés. La série se découpe en 8 épisodes de presque 1h chacun, et raconte l’histoire de Emma Larsimon auteure à succès qui est forcée de retourner dans son village natal Elden pour faire face à des événements tragiques et surtout, à son personnage principal qui semble avoir pris vie.

MARIANNE : UNE SÉRIE INÉGALE SUR TOUS LES POINTS

Le GROS point négatif de la série, c’est, à mon avis, son inégalité sur tous les aspects. En effet, que ce sois en terme de jeu, de scénario, de réalisation ou d’écriture des personnages : la série est extrêmement inégale et c’est son plus gros point faible. La qualité, très présente au demeurant, n’est pas linéaire et laisse donc le spectateur dans un sentiment extrême d’incertitudes et de questionnements.

J’ai vu beaucoup de critiques qui remettaient en question le jeu des acteurs. C’est une critique facile, dès qu’il s’agit de cinéma français (surtout du cinéma de genre) mais cette fois ci, elle me parait assez légitime même si j’y apporterai un peu de nuance. Le jeu d’acteur n’est vraiment pas exceptionnel dans MARIANNE. La plupart des acteurs surjouent énormément et certaines scènes sont, de surcroit, extrêmement gênantes (comme la fameuse scène de déclaration dans la voiture, qui a du mettre à peu près tout le monde très mal a l’aise). Cependant, à mes yeux, ce jeu est la conséquence première de l’écriture de la série. Le scénario, les épisodes et les personnages sont tous écrits de manière totalement inégale. Samuel Bodin, avait-il peur de jouer à fond la carte de l’horreur? Peut-être. Ce qui est sur c’est qu’il n’assume pas ce registre jusqu’au bout et c’est ce qui donne aux personnages (et aux acteurs) une consistance moindre. Entre registre comique, policier et horrifique : il faut choisir quand on ne sait pas vers lequel se tendre. Certains épisodes, notamment les 2 premiers, sont vraiment très réussis. Le premier épisode est effrayant, totalement calibré et parvient à nous accrocher jusqu’à la dernière seconde. Seulement, dès le milieu du deuxième épisode, Samuel Bodin inclut de l’humour (comique de situation, sarcasme, répliques cinglante, lourdeur) qui dénote complètement avec l’ambiance dans laquelle il a pu nous laisser à la fin de l’épisode précédent.

Du coup, le jeu des acteurs est forcément moins bon puisqu’ils oscillent constamment entre plusieurs registres de ton. Autant, sur certains films cela peut fonctionner lorsque l’humour est bien dosé voir intelligent ou que l’horreur est assumée comme étant parodique ou autre. Autant là, ce choix désarçonne totalement le spectateur et les acteurs. On a des scènes profondément effrayantes avec l’incroyable Mireille Herbstmeyer (Madame Daugeron aka Marianne), qui est à la base une grande comédienne de théâtre et qui, là, m’a totalement bluffée. Certains ont qualifié son jeu de too much, pour ma part, je le trouve absolument parfait. Elle est terrifiante, glauque, malaisante et surtout, elle parvient à garder ce ton du début à la fin. Et en face, on nous donne des scènes où les acteurs s’envoient des vannes potaches sur un ton proche des téléfilms sur France 3. Cette césure entre les registres est profondément déroutante et surtout, ne fonctionne pas du tout.

Entre teen movie, film d’horreur et téléfilm du dimanche : la série se perd un peu et ne nous permet pas de rester scotchée à elle durant ses huit épisodes. En quelques images, vous allez pouvoir constater par vous même les différences visuelles.

Film policier du dimanche
Teen Movie
Film d’horreur

Et pour parler rapidement du casting, je rejoins les nombreuses critiques qui ont pu être faites à ce sujet : il n’est vraiment pas convaincant. A part Mireille Herbstmeyer que je trouve parfaite, le reste du casting oscille constamment entre profonde conviction et banalité sans nom. Alban Lenoir, pourtant assez réputé, est vraiment méconnaissable et m’a laissé assez pantoise devant sa piètre prestation. Quant au groupe de jeunes, à part Lucie Boujenah qui ne s’en sort pas trop mal malgré le peu de crédit offert à son personnage, le reste est globalement assez oubliable. Pour finir, Victoire du Bois, héroïne principale de la série est assez complexe. Elle peut autant vous donner des frissons que vous laissez totalement indifférente. Son jeu n’est pas assez intense pour moi. Cela dit, je trouve le personnage assez bien écrit au contraire, et son aspect antipathique est pour moi l’une des choses les plus réussies en terme d’écriture. Il ne vient pas de nulle part et elle interprète assez bien cette dualité entre ses réelles envies, son passé et ce qu’elle a été obligée de faire pour disparaitre.

Alban Lenoir dans MARIANNE
Mireille Herbstmeyer

Au-delà du jeu d’acteur, c’est aussi en terme de réalisation que la série se divise. Le travail sur la photographie est vraiment très important. La composition des plans est, la plupart du temps, extrêmement bien ficelée et visuellement, c’est assez bluffant pour une production française. Les décors réels (la série a été tournée en Bretagne) servent totalement le propos de la série avec de grandes étendues agitées (mer, plaines venteuses, rochers etc). Certaines scènes, de nuit, sont sincèrement impressionnantes comme celle où les parents d’Emma se retrouvent dans leur jardin en pleine nuit. La composition du plan est incroyable et cela renforce l’imaginaire et l’impact de la série. L’un des plans finaux, que l’on voit dans les teasers, est spectaculaire avec cette sorcière immense se tenant derrière Emma. De plus, Samuel Bodin a mis en œuvre une véritable obsession pour le détail qui est très appréciable. Retour sur les légendes urbaines, sur l’Histoire de France et les sorcières, le moyen-age : on est embarqués dans une véritable histoire avec démons, sorcellerie, ancrage historique et symboles étranges. On notera notamment une séquence très chouette où on nous montre l’histoire de Marianne et son mari le démon Béleth avec des parchemins et des animations. Le souci du détail et du visuel est donc vraiment important dans la série, comme le prouve également le générique avec ce motif du trou qui revient constamment comme une tache d’encre (Emma étant auteure, l’histoire se basant sur ses écrits etc.).

Cependant, et vous vous en doutez, d’autres séquences sont totalement dépourvues d’intérêt et montrent clairement le manque de moyens dans la production de la série. Mettre tout son budget dans certaines scènes incroyables, c’est un choix, mais sur cette série, je ne pense pas que ce soit le bon. Tourner des scènes où l’intérêt est clairement comique ou pour faire avancer des histoires de cœurs vieilles d’une quinzaine d’années : c’est un mauvais choix stratégique, surtout sur une série de huit épisodes dont certains ne dépassent pas la demie-heure. Le scénario, lui aussi très bancal, méritait qu’on s’y attarde réellement et qu’on ne se perde pas en fioritures. Le rythme visuel et scénaristique de la série est donc profondément à revoir et m’a gêné à plusieurs reprises dans mon visionnage.

LES (nombreux) CLINS D’ŒIL AU GENRE

Il est impossible de ne pas parler des références (parfois grossières) globalement bien ancrées dans la série par son réalisateur. Car si certains plans sont aussi magnifiques, c’est aussi parce qu’ils font appel à notre mémoire cinéphile et nous ancre dans des univers que nous connaissons déjà. Pour ne citer que celles que j’ai repérée au premier visionnage, il y a notamment une très claire référence au film L’EXORCISTE qui est le maitre du genre, avec cette séance de spiritisme de la bande d’amis , quand ils sont plus jeunes, qui se termine par Emma, qui fait le pont et profère des insultes.

THE EXCORCIST , William Friedkin, sorti en 1973
MARIANNE, série de Samuel Bodin

On trouve aussi une belle image rappelant l’un des plans les plus traumatisants de SHINING (pour moi en tout cas) avec cette sorcière assise au bout du lit que l’on aperçoit par une porte entrouverte et qui montre du doigt quelque chose de potentiellement plus traumatisant encore. Comment ne pas se rappeler automatiquement de cet ours dans l’une des chambres de l’hôtel où Danny se promène ?

SHINING de Stanley Kubrick (1980)
MARIANNE

Un peu plus loin dans la série, Samuel Bodin nous offre un clin d’œil à l’un des plus grands films policiers : SEVEN de David Fincher. Un clin d’œil pas du tout subtil qui n’échappera pas à ceux qui, comme moi, ont été marqué par ce film incroyable. On y retrouve des éléments très similaires au chapitre « La Paresse », que ce soit dans l’ambiance lorsque les policiers entrent dans la pièce, dans la composition de la scène ou le jumpscare final.

SEVEN de David Fincher (1995)
MARIANNE

On retrouve également plusieurs références claires à la saga d’horreur INSIDIOUS avec cette entité démoniaque qui s’empare d’une enfant et l’emmène dans un monde parallèle où vivent les démons. Mais aussi un clin d’œil à THE GRUDGE et cette fameuse main qui sort de la tête du personnage. Enfin, et non pas des moindres, Samuel Bodin nous rappelle malgré nous l’une des scènes les plus malaisantes du cinéma de Mr Night Shyamalan dans THE VISIT avec cette grand-mère, nue, qui vomit toutes ses tripes.

MARIANNE est une bonne série française. Se lancer dans le genre de l’horreur, surtout à la télévision, c’est un exercice très périlleux. En France, le genre est rarement mis en avant dans les productions et le cinéma français est, de base, assez moqué (ce qui n’est absolument pas légitime) puisque ce sont uniquement les grosses productions françaises dont on parle et qui sont, il est vrai, totalement ridicules. Cependant, la série française revient en force depuis quelques années notamment sur Canal + qui sait proposer de véritables créations originales qui valent le coup d’œil. L’une des grosses claques de cette année étant LES SAUVAGES. Seulement, sur Netflix, la production française a vraiment du mal à se faire une place. Après MARSEILLE dont le monde entier avait rit, ou FAMILY BUISNESS qui n’était vraiment pas terrible : il est difficile de prouver aux spectateurs que la France a encore une carte a jouer.

S’emparer de cette carte pour en faire une série d’horreur, c’était culotté. Et Samuel Bodin a, à mon sens, ouvert la voie. Car, même si la série est loin d’être parfaite, elle montre une certaine qualité photographique et permet de prouver que les Français sont également très attachés aux ambiances et aux cadres de leurs récits. Malgré un casting peu convaincant et un scénario qui perd en force au fur et à mesure des épisodes, la série a vraiment un cachet particulier. Tournée en décors réels, détaillée, extrêmement belle par moment : MARIANNE tire son épingle du jeu avec certitudes. Cela dit, il est clair qu’il y a du potentiel inexploité et c’est vraiment dommage. S’il y a une saison 2, j’espère que Samuel Bodin parviendra à canaliser son énergie sur un seul registre et pourquoi pas, proposer une véritable série d’horreur digne de ce nom. Car même si « Marianne ne part jamais sans rien », elle nous laisse quand même assez intrigués.

Envie d’en savoir plus? La partie audio, avec spoilers, c’est par ici !

LA MÉTHODE KOMINSKY/GRACE ET FRANKIE : senior is the new sexy

Aujourd’hui je reviens vous parler non pas d’une mais de deux séries chères à mon cœur : LA MÉTHODE KOMINSKY créée par Chuck Lorre (diffusée depuis 2018) et GRACE ET FRANKIE créée par Martha Kauffman (diffusée depuis 2015).

Je viens de binge-watcher la saison 2 de La Méthode Kominsky, et entre deux rires francs je me suis dit qu’il fallait absolument vous parler de ces nouvelles séries qui mettent en avant les séniors et qui sont devenues mon nouvel anti-dépresseur.

La recette est la même pour ces deux séries : un duo de séniors, amis depuis longtemps, mais que tout oppose (ou presque) et qui sont pourvus d’un humour incomparable. Le sarcasme, le rire grinçant, l’amitié profonde et la vie quotidienne des séniors sont le socle de ces deux histoires.

D’un coté, nous avons un duo de femmes qui se lient d’amitié après s’être fait larguer par leurs maris qui, après 40 ans de mariage, leur annoncent leur homosexualité (et leur couple). Tornade inattendue dans leur vie, Grace et Frankie vont devoir s’accommoder de cette nouvelle et trouver des solutions. Elles finissent par vivre ensemble et durant 5 saisons, nous font vivre leurs péripéties. Avoir 70 ans et se retrouver seule ça ressemble à quoi? Le quotidien, la sexualité, la mobilité, la mémoire ou encore le sport : comment on s’en sort quand on fait face à la vieillesse ? Entourées de leurs enfants et de leur humour inébranlable, Grace et Frankie nous brossent un portrait de la vieillesse touchant, drôle et profond.

La série est portée par un casting absolument PAR-FAIT avec les fabuleuses Lily Tomlin et Jane Fonda, mais aussi Martin Sheen et Sam Waterson. Malgré une baisse d’intérêt (pour ma part) envers le scénario pour la cinquième saison, Grace et Frankie est une série délicieuse qui se regarde sans faim. On se retrouve à rire de bon cœur, à se questionner et à réaliser combien la vie des séniors peut très vite devenir compliquée. On s’en amuse et s’imagine dans plusieurs années entourées de nos amis. À noter que la série a été créée par l’ancienne co-créatrice de FRIENDS, qui est LA série comédie reine du genre et que la BO de la saison 1 est vraiment géniale ! Si avec tout ça vous n’êtes pas convaincus…

Lily Tomlin et Jane Fonda dans GRACE AND FRANKIE

De l’autre coté, nous avons un duo d’artiste : Sandy Kominsky est un acteur en fin de carrière qui décide de donner des cours à la nouvelle génération. Il est soutenu par Norman Newlander son agent de longue date.

LA MÉTHODE KOMINSKY est une pure pépite. Je crois que sa force est véritablement son écriture et sa simplicité. En effet, la série est assez courte (8 épisodes par saison) et ne s’embarque pas dans des intrigues folles. Arthrite, sexualité, alcool, carrière, décès, maladie ou paternité : la série brosse de nombreux sujets qui finissent par être traités avec une finesse assez dingue. Les dialogues de cette série sont véritablement incroyables. Je me suis surprise plusieurs fois à éclater de rire et c’est assez rare. Le duo Sandy/Norman est à mourir de rire tant ils sont résignés, sarcastiques et pourtant si touchants dans leurs espoirs et leurs désirs.

Il n’y a pour l’instant que deux saisons, mais la série est directement entrée dans le panthéon des œuvres à l’humour grinçant. C’est un petit bijou d’écriture crée par le créateur de THE BIG BANG THEORY et MON ONCLE CHARLIE, deux chefs d’œuvres comiques du petit écran. Mais la dernière (et non des moindres) raison de dévorer cette série, c’est pour son casting : Michael Douglas et Alan Arkin. Rien que ça ! Un duo absolument iconique qui manie parfaitement l’auto dérision et la résignation. Un rôle qui a d’ailleurs valu un Golden Globe à Michael Douglas pour Meilleur acteur dans une série comique. Un pur délice, je vous dis !

THE KOMINSKY METHOD

Les deux séries sont disponibles sur NETFLIX.

LES SAUVAGES : le coup de maître de la rentrée

Je vous en parlais dans mon article sur les séries de la rentrée (à lire juste ici) : Canal + à dévoilé ce Lundi 23 Septembre sa nouvelle série française. LES SAUVAGES réalisée par Rebecca Zlotowski (rien que ça) est une série politique française qui met en scène l’arrivée au pouvoir d’un président pas comme les autres. Idder Chaouch est élu, et la France s’embrase. La tentative de meurtre dont il est victime le soir de son élection va changer le pays et la vie de nombreuses personnes. Enquête policière, crise identitaire, fresque politique et familiale : LES SAUVAGES est un réel coup de maitre dans le paysage audiovisuel français.

La férocité de Rebecca Zlotowski

Les premières minutes de la série sont déjà percutantes : on emploie des termes controversés, on met en avant une population rejetée et stigmatisée etc. LES SAUVAGES c’est d’abord des romans, écrits par Sabri Louatah, né à Saint-Étienne dans une famille d’origine algérienne. Il écrit quatre tomes, traduits dans de nombreux pays, sur l’arrivée au pouvoir du premier président français d’origine algérienne. On est en 2012, Barack Obama est président des États-Unis depuis trois ans et Sabri Louatah se sert énormément de cette révolution outre atlantique pour construire son histoire. Sept ans plus tard, on découvre LES SAUVAGES sur le petit écran et l’histoire est encore plus poignante. Co-scénariste de la série, il laisse la réalisation à Rebecca Zlotowski, réalisatrice controversée qui aime détourner les clichés et qui revendique son envie de faire bouger les consciences. Présente à Cannes cette année avec son film UNE FILLE FACILE avec Zahia Dehar, la réalisatrice a déjà fait beaucoup de bruit cette année et n’est pas prête de s’arrêter.

Rebecca Zlotowski chez Clique pour LES SAUVAGES

Pour sa première série, il était donc légitime de la retrouver à la tête d’une œuvre aussi puissante. On reconnait Rebecca Zlotowski partout : son envie de ne rien cacher, de sublimer les mots et les gens, de se servir des clichés et des préjugés, d’être crue et d’aller au fond des choses. C’est avec férocité que la réalisatrice, s’alignant avec les romans de Sabri Louatah, donne sa vision des choses. Avec un rythme magistral qui réussit à condenser les quatre romans en six épisodes, elle en conserve les ambitions et dépeint une fresque sociale et politique incroyable, complexe et nuancée.

Avec au centre de la série, cette question de la haine qui est traitée de manière très complète. La haine de l’autre, la haine de soi, la haine de ses origines qui vient aussi de la haine que l’on reçoit et que l’on reproduit. Haïr sa famille ou son pays, c’est aussi haïr son histoire. Vision extrêmement féroce des sentiments qui règnent en France, dans chaque communauté et aussi, au sein d’une même famille. Le discours de fin de Roschdy Zem est poignant, froid et bouleversant. Qu’est-ce que veut dire « être français » aujourd’hui? La série répond, et cela ne va pas plaire à tout le monde.

Un casting extrêmement convaincant

Au delà du propos, c’est également le casting qui fait de cette série une belle réussite. Pour porter une histoire aussi forte, il fallait trouver des personnes capables de faire résonner tout ça et le pari est réussi. On retrouve des acteurs français très connus comme Marina Fois, Amira Casar ou encore Roschdy Zem (qui explose de justesse) qui côtoie des nouvelles têtes dont certaines assez inattendues. Le rapeur Fianso, de son vrai nom Sofiane Zermani, joue la figure menaçante de la série avec un talent assez impressionnant. Jamais dans l’excès, il parvient à convaincre et à prendre sa place à l’écran. Une vraie révélation, également, pour la jeune actrice suisse Souheila Yacoub, que l’on a déjà pu voir chez Gaspard Noé pour Climax ou dans le clip de Lomepal : « Trop beau ». Elle joue également à Paris, au théâtre, sous la direction de Wadji Mouawad. Un parcours intriguant et prestigieux pour cette actrice de 27 ans qui joue ici une fille aimante mais aussi une redoutable directrice de campagne. En tête d’affiche, on retrouve aussi Dali Benssalah, un jeune acteur français que vous avez sans doute vu dans le clip fou de The Blaze, sorti il y a deux ans, qui a fait le tour du monde. L’acteur alors inconnu a été repéré et sera à l’affiche du prochain 007, rien que ça ! Dans Les Sauvages, il joue le rôle de Fouad, fil rouge entre les deux familles et qui incarne parfaitement cette honte de ses origines presque aussi destructrice que la haine dont il est victime. Mention spéciale aussi pour le reste du casting qui est tout aussi puissant, notamment le jeune tireur, joué par Iliès Kadri.

Un casting qui, véritablement, apporte du cachet à la série. Roschdy Zem est magistral dans ce rôle de politicien qui ne veut pas faire comme les autres, de père, de mari et d’homme tiraillé par son histoire. Il ressemble à chacun des personnages, tous tiraillés par une forme de dualité. Une dualité que nous connaissons tous. Notre sexualité, notre famille, notre histoire, notre religion ou nos choix : on est tous catégorisés, jugés, emprisonnés. Les Sauvages montrent le pire mais aussi le meilleur de l’être humain lorsqu’il est confronté à sa condition.

Un discours percutant

Il y a deux scènes de vrai « discours » : la scène de débat qui ouvre la série et le discours de fin du dernier épisode. Ce choix d’ouvrir et de fermer la série par deux moments politiques très forts en France (le débat des présidentielles et l’investiture) est extrêmement puissant. Les propos de Idder Chaouch résonnent alors tout au long de la série et servent de fil rouge. Le silence, les questions sur l’origine, sur la légitimité à être français. Et la question qui va animer toute la série, et tous ses protagonistes, c’est bien cela. Qu’est ce que cela veut dire, aujourd’hui, d’être français? Dans une France en lambeaux et en flammes, la question se pose encore. Et en tant que spectateurs, on finit par se questionner aussi. Et c’est là la grande réussite de la série : parvenir à cogner là où ça fait mal. En six épisodes, dans un rythme effréné, avec un spectre politique et familial, Les Sauvages questionnent tout le monde sur son histoire et sur ce que nous sommes prêts à accepter pour notre avenir. Idder Chaouch répond finalement à cette question dans son discours de fin, et nous fait frissonner tant il est droit, froid et profondément changé. L’idée qu’il représente à la fin, entouré par son histoire (notre histoire) est très puissante.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller de jeter un œil à cette nouvelle série. Déjà parce qu’elle est française et qu’il est très rare de retrouver une telle qualité (malheureusement) dans notre paysage télévisuel. Ensuite car Les Sauvages parle à tous et sert avec une sacrée puissance un discours qu’il est important d’écouter. Il ne s’agit pas de faire la morale, Rebecca Zlotowski est bien plus subtile que cela. Il s’agit de combattre les préjugés tout en plongeant la tête la première dans ce qu’ils provoquent. Enfin, car au delà de la fresque sociale et politique, c’est une profonde histoire familiale complexe absolument passionnante. Ajouter à tout cela une très belle qualité d’écriture et de mise en scène et vous obtenez le coup de maitre de cette rentrée.

LES SAUVAGES de Rebecca Zlotowski et Sabri Louatah, disponible sur My Canal.

Séries addict – 8 séries originales qui débarquent à la rentrée

Parlons peu, parlons essentiel et kit de survie : les séries ! Vous en avez marre d’attendre la saison 12 de votre série préférée? Vous avez été déçus par les sorties de l’été? Pire encore, vous vous êtes retrouvés à passer une nuit blanche devant la saison 3 de 13 reasons why en vous demandant ce qui vous étiez arrivés? Avec la reprise, plus question de perdre nos soirées chill devant des choses ennuyeuses. Alors j’ai fait mes petites recherches, et je vous ai concocté une petite sélection des séries originales et toutes neuves qui débarquent dans les semaines à venir. A vous les nuits blanches qualitatives et les belles découvertes !

Les Sauvages

On commence par l’improbable : une série française qui parle de terrorisme, de politique et de guerre familiale. On est tous d’accord pour dire que les séries françaises parviennent difficilement à trouver leur public. Mais cette fois, Canal + propose un casting assez fou pour un projet qui s’annonce tout aussi intriguant. Roschdy Zem, Marina Foïs et Amira Casar sont au casting de cette nouvelle création originale de Canal +, signée Sabri Louatah et Rebecca Zlotowski (Une fille facile, actuellement au cinéma). Adaptée du roman du même nom, Les Sauvages sera diffusée à partir du Lundi 23 Septembre. Alors pour les amoureux de Roschdy Zem et de la géniale Marina Fois (je plaide coupable) mais aussi pour les curieux de notre patrimoine télévisuel, rendez-vous sur Canal + dans quelques jours.

Prodigal Son

Malcom Bright est un psychologue criminel qui aide la police de NY à résoudre des crimes. Pourquoi est-il si doué ? Son père est l’un des plus grands tueurs en série : Le Chirurgien.

Une nouvelle série sur les sérials-killers avec un consultant qui s’y connait un peu trop, c’est du déjà vu? Certes, il n’y a rien d’original là dedans. Cependant, c’est le type de série qui, quand elle est réussie, peut véritablement devenir une obsession et un chef d’œuvre. Prodigal Son s’annonce très sombre, et surtout a un casting extrêmement excitant : Michael Sheen en père psychopathe, tueur glaçant et dérangé, sérieusement, à qui ça ne donne pas des papillons dans le ventre? Rendez-vous dès le Lundi 23 Septembre, sur FOX (donc à streamer probablement).

Et pour ceux qui souhaitent se délecter de M. Sheen encore un peu plus, rattraper vite Good Omens (sur Amazon Prime Video) où il nous régale aux cotés du grand David Tennant : délicieusement drôle et cynique.

Carnival Row

Vous avez certainement du en entendre parler depuis quelques semaines déjà, mais la nouvelle série d’Amazon Prime Vidéo, Carnival Row, est semble – t – il une petite merveille. Esthétique incroyable, univers fantastique où créatures mythologiques se retrouvent à cohabiter avec les humains à l’époque victorienne et thèmes d’actualités : il y a de nombreuses raisons pour se plonger dans cette nouvelle série. De plus, et c’est un argument à double tranchant, le casting est assez…étonnant. Orlando Bloom et Cara Delevingne sont en effet les vedettes de cette première saison. Intriguant non? La série est disponible depuis fin aout sur Amazon Prime Vidéo alors c’est le moment de troquer vos codes Netflix avec un ami abonné à Prime !

Dark Crystal

En cette rentrée 2019, Netflix fait aussi dans la série fantasy. Mais cette fois, le pari est incroyable : une série avec des marionnettes, des vautours géants et des peuples tout aussi étranges ! Alors certains connaissent peut être déjà l’histoire de Dark Crystal puisqu’il s’agit d’un film sorti en 1982. 37 ans après, voici … le préquel ! Une série en 10 épisodes dont l’histoire se déroule toujours sur la planète Thra. Au vu des premières images, on ne peut que saluer le projet et croyez moi, ça vaut le détour. Visuellement incroyable, Dark Crystal parle de tolérance, d’écologie, de préservation et tout cela dans un univers totalement déconcertant de beauté et de poésie. Et en plus c’est réalisé par Louis Leterrier, donc c’est made in France ! De plus, au niveau du doublage, on ne se moque pas de nous. Le casting est absolument impressionnant : Natalie Dormer, Taron Egerton, Helena Boham Carter, Andy Samberg, Mark Hamil, Simon Pegg ou encore Mark Strong. De quoi vous donner le tournis et l’envie de lancer la VO sans réfléchir pour ceux qui auraient encore des doutes. Disponible depuis le 30 août sur la plateforme, je vous conseille vivement d’y jeter un œil.

vidéo de Captain Popcorn qui vous en parle en détail avec Louis Leterrier en guest

Years and Years

Bon, certains l’ont peut être déjà vu et j’en ai d’ailleurs déjà parlé sur le blog (article ici pour en apprendre un peu plus, sans spoils) mais comme la série est officiellement diffusée sur Canal + depuis début Septembre, je vous en reparle avec joie. Years and Years, c’est une série d’anticipation en six épisodes qui prend la forme d’une chronique familiale et politique. La série montre, via la vie d’une famille anglaise, les changements radicaux dans le domaine politique, écologique, économique et technologique et leurs conséquences sur le monde. Cette chronique sur 15 ans commence lorsque la Grande-Bretagne se retire de l’Union Européenne. Un récit qui bascule très vite dans nos plus grandes appréhensions et qui est un véritable coup de poing. Mention spéciale pour Emma Thompson, qui est absolument terrifiante. A découvrir, sans plus attendre, mais peut être pas un Dimanche soir sinon vous risquez de passer une sale semaine!

Unbelievable

Restons dans la joie et l’allégresse avec la mini série originale de Netflix : Unbelievable. Adaptée d’une enquête journalistique récompensée du prix Pulitzer, la série raconte les difficultés de la police pour élucider les affaires de viol. On suit notamment l’histoire d’une adolescente qui porte plainte pour viol mais les preuves manquent et la police finit par abandonner l’affaire. Dans un autre État, deux journalistes s’emparent de l’affaire et finissent par découvrir de nombreux faits…et victimes. La bande annonce donne déjà le ton et le casting finit à nous donner envie de nous plonger dans cette horreur : Toni Collette et Meritt Wever, rien que ça ! Réalisée par Susannah Grant, la série composée de huit épisodes sera disponible sur Netflix dès le 13 Septembre et promet de nous glacer le sang.

The Politician

LA série attendue de ce mois de septembre, c’est The Politician. Comédie loufoque, sorte de teen movie décadent et intelligent : la série des créateurs de Glee révolutionne l’univers du lycée et apporte un regard politique et sérieux sur la société actuelle. Ryan Murphy va-t-il réussir sa rentrée chez Netflix? On l’espère, car le projet est prometteur avec un casting tout aussi excitant : Ben Platt dans le rôle principal, avec Barbra Streisand (oui oui) et Gwyneth Paltrow à ses cotés. A découvrir dès le 27 Septembre sur la plateforme.

His Dark Materials

Le meilleur pour la fin ! Clairement, c’est le projet qui m’a le plus excitée ces derniers mois. Après la désastreuse adaptation cinématographique du premier volet par Chris Weitz en 2007 (trop douloureux pour en parler plus longuement), c’est HBO qui a entreprit d’adapter la trilogie À la Croisée des Monde de Philipp Pullman…en série ! Que dire à part que l’excitation est à son maximum et qu’au vu des premières informations, ça s’annonce plutôt lourd !

Pour resituer l’histoire, il s’agit d’une trilogie qui se déroule dans un monde parallèle où la magie, la théologie et la science occupent une place primordiale. Lyra, une jeune orpheline, va découvrir l’existence d’un complot terrifiant impliquant l’enlèvement de nombreux enfants. S’en suit une quête incroyable, une épopée magnifique qui va conduire Lyra jusque dans le grand Nord pour découvrir la vérité sur l’étrange phénomène de la Poussière.

Les bouquins sont fantastiques et ont bercé mon adolescence (je vous conseille à tous de les lire, croyez moi, c’était le Game Of Thrones de l’époque!). Des ours en armure, des compagnons de vie en fourrure, des liens invisibles, des complots et de la magie : cela fait des années que j’attends patiemment qu’une adaptation épique voit le jour, et enfin, nous y sommes peut être. Portée par un casting de rêve (James McAvoy, Dafne Keen, Clarke Peters etc), His Dark Materials s’annonce aussi impressionnante que réussie. La date de sortie n’est pas encore dévoilée mais il semble que ce soit prévu pour cet automne !

Avec tout ça, vous êtes parés pour affronter la rentrée, l’automne et les dimanche de pluie ! De la nouveauté, des castings fous, des créations originales et des adaptations incroyables : cette fin d’année s’annonce épique.

Binge Watch and Chill les amis !