REGARDS CONFINÉS #4 : plaisirs solitaires

Après vous avoir prouvé que côtoyer des êtres humains n’était pas toujours une bonne idée (l’enfer c’est les autres), je reviens aujourd’hui pour pallier à votre solitude et votre libido grandissante. Car oui, osons le dire : notre besoin/envie de contacts humains est de plus en plus présent.

Les sites pornos l’ont bien anticipé et nombre d’entre eux vous ont proposé des accès premium etc. Seulement, ça fait un mois et on repars pour la même durée, alors le porno c’est bien gentil, mais c’est quand même sacrément lassant, et surtout, c’est quand même assez triste de n’avoir que ça pour faire marcher notre imaginaire. Le cinéma offre tellement de belles choses et permet notamment de laisser exploser la puissance de l’érotisme sous toutes ses formes. De la suggestion, des jeux de séduction ou carrément des scènes d’amour brulantes : le 7e art sublime l’amour, le sexe et les relations pour notre plus grand plaisir. Place à l’imaginaire, aux souvenirs et aux situations qui nous font parfois tant rêver.

Alors pour vous aider à endiabler vos soirées solitaires ou non, je vous ai préparé une sélection d’œuvres muy caliente ! Ambiance feutrée, lumières tamisées, orgie new-yorkaise ou réflexion sur le bondage : il y aura forcément de quoi vous enflammer ! J’ai choisi de mettre en avant des films où l’ambiance générale de l’œuvre est tournée vers la sensualité, l’érotisme ou la sexualité. Je vous proposerai surement un autre numéro où j’isolerai les meilleures scènes d’amour du cinéma, par exemple.

En attendant, voici ma sélection de films pour découvrir l’érotisme au cinéma et passer une belle soirée, seul(e) ou accompagné(e) ou même à distance 😉

Pour vous mettre directement dans le bain, je vous propose de vous parler d’un des films les plus cultes du genre : Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick. Le duo Cruise/Kidman dans une forme sombre, puissante et sublimée du mariage et de ses dérives. L’échangisme, masqué et assumé, est au cœur de cette œuvre perturbante à bien des égards. La colorimétrie chaude tout au long du film (orangée, jaune ou rougeatre) accentue l’ambiance feutrée et érotique. La violence des sentiments, du désir et de la perversion dans toute sa splendeur : c’est le pari de Kubrick pour vous faire voir l’amour autrement. Et bien sur, le maitre du suspens et de la tension, ne vous laisse pas de marbre de ce coté là. Installez vous confortablement, parce que vous ne saurez pas forcément quoi ressentir face à ce bijou. Ce qui est sur, c’est qu’il va faire très chaud tout à coup !

Place maintenant au véritable Mr Grey. Eh oui, avant le succès planétaire de la saga 50 nuances, il y avait déjà eu un Monsieur Grey au cinéma, et pas n’importe lequel : James Spader, l’habitué des rôles torturés par excellence. La Secrétaire est un film de Steven Shainberg qui traite d’une relation entre un avocat, Edward Grey et de sa nouvelle secrétaire, Lee (interprétée par la jeune Maggie Gyllenhaal). Une relation basée d’abord sur une relation professionnelle bancale puis sur une domination crescendo avant de finir sur un amour improbable. Le coté comédie désamorce beaucoup les situations mais dans le fond, le traitement de Shainberg est vraiment passionnant. Les deux personnages sont extrêmement complexes et la relation sexuelle qui s’installe entre eux est bien plus intense qu’il n’y parait. On parcourt alors la relation BDSM d’une autre manière, dans toute sa beauté et sa complexité. Un film vraiment passionnant, drôle, attachant et souvent, très excitant!

On retrouve également James Spader, quelques années plus tôt, dans le torride Crash de David Cronenberg. Un film qui parlait déjà d’une sexualité peu ordinaire, avec des personnages qui liaient étrangement l’excitation aux accidents de voiture. Un scénario improbable, à la Cronenberg finalement, qui donne lieu à une œuvre presque honteusement érotique avec un James Spader toujours aussi vicieux. Un film qui a retourné Cannes à l’époque et qui à remporté le grand prix du jury. Étonnant non? Tout ce qu’on aime !

A deux c’est bien, à trois c’est mieux ! Sur le papier peut être, en réalité, c’est tout de suite un peu plus compliqué. Dans Vicky Cristina Barcelona on retrouve l’un des triangles amoureux les plus sensuels du cinéma. Scarlett Johanson, Penelope Cruz et Javier Bardem s’aiment, se désirent et se déchirent devant la caméra de Woody Allen.

Un tableau brulant, dans les rues de Barcelone, d’un trio de corps et d’esprit qui se cherchent. La sensualité propre à chaque personnage est impressionnante : la bouche de Johansson, le regard de Cruz et la puissance de Bardem réunis donnent à cette fable romanesque une dimension érotique incroyable. Une scène en particulier, dans un local photo, explose devant nos yeux. Le traitement rougeâtre de l’image appuie le coté sensuel et donne à la scène une dimension presque irréelle et donc, bien plus érotique. Un film puissant, mais qui vous donnera de grandes envies de voyage, entres autres choses bien sur.

L’amour à plusieurs, à deux, à trois, à quinze reste dans tous les cas quelque chose de complexe. Ma petite madeleine de proust, c’est l’incroyable Shortbus de John Cameron Mitchell. Un film indépendant qui m’a longtemps marqué. Je vous en ai longuement parlé il y a quelques mois, vous pouvez relire l’article juste ICI.

Shortbus c’est un condensé de réflexions sur le sexe, l’amour, le corps et le désir dans sa globalité. Dans une esthétique parfois très approximative, le réalisateur offre une palette de personnalités qui se questionnent, s’aiment, se lancent et expérimentent. Le film vous renvoie alors à votre propre rapport au sexe et vous ressortez de là avec autant d’envies que d’espoir. A ne pas rater.

Revenons aux basiques, à l’essentiel, à tout ce qui peut résumer l’érotisme et la violence du désir au cinéma. Le cultisime (et français!) Basic Instinct de Paul Verhoeven met en scène la dangereuse Catherine et l’inspecteur Nick, dans un combat érotique impressionnant. Le duo Sharon Stone et Michael Douglas fera fondre absolument tout chez vous tant il est brulant. Dans les regards, la mise en scène, les dialogues, la violence et évidemment, dans cette scène, devenue culte, de l’interrogatoire.

Un autre duo iconique et sensuel c’est celui proposé par David Lynch dans Mulholland Drive. Cet ovni du cinéma, aussi culte qu’incompréhensible aux premiers abords, est un diamant brut. Le duo Naomi Watts et Laura Harring a séduit le monde entier avec cette relation incontrôlable et destructrice. L’imaginaire, le rêve et le désir sont tous trois les personnages principaux de ce chef-d’œuvre. La frontière avec la réalité ne vous rattrapera pas de sitôt.

Plus c’est court, plus c’est bon, c’est pas ce que dis l’adage ? Dans tous les cas, c’est ce que nous prouve le grand Wong Kar-Wai avec son court-métrage La Main sorti en 2004 dans le projet Eros (3 courts-métrages érotiques réalisés respectivement par Michelangelo Antonioni, Steven Soderbergh et Wong Kar-Wai). Le réalisateur hongkongais est l’un des rois de l’érotisme et de l’intimité. Dans ses œuvres, le rapport à l’autre et la suggestion du désir est au centre de l’intrigue. Que ce soit dans In the mood for love, 2046 ou Happy Together: l’érotisme est sublimé, dans les couleurs chaudes des décors, dans les corps qui s’effleurent, dans les inserts sur les bouches, les yeux ou les mains.

Avec ce court-métrage, Wong Kar-Wai synthétise tout son art. Dans ce drame de 40 minutes, un homme s’éprend d’une courtisane en lui prenant ses mesures. Tragique désir qui s’empare de lui, le violente, l’obsède et qui l’amènera à sa perte. Une sensualité extrême dans un décor presque âpre accompagnée d’une musique incroyable, propre au cinéma de Wong Kar -Wai. Un petit bijou d’érotisme empreint de la magie d’un réalisateur amoureux du désir sous toutes ses formes et surtout, de sa puissance.

Et pour apprécier plus longuement le talent de Wong Kar-Wai, je vais terminer cette sélection par Happy Together sorti en 1997,qui a reçu le prix de la mise en scène à Cannes. Comme je vous le disais ci dessus, le réalisateur hongkongais sait se servir de son art pour instaurer une ambiance particulière dans ses films. Ici, il raconte l’histoire de deux amants, qui se déchirent et se retrouvent en Argentine. Leur amour, leurs difficultés, leur désir pour un troisième homme, leur sexualité : tout est exposé dans une atmosphère chaude et quasiment palpable. La complexité de la vie commune liée au plaisir de sentir l’autre revenir coute que coute. Certaines scènes sont d’une beauté incroyable et le film dans sa globalité offre son lot de frissons.

Il y a tant d’autres films qui mériteraient d’être vus et revus. Des œuvres qui ont réussi à capter l’érotisme et le désir sous toutes ses formes. Un deuxième numéro vous plairait? N’hésitez pas à me le dire et à me confier vos œuvres favorites.

Prenez soin de vous et, surtout, faites vous plaisir ! 😀

CALENDRIER DE L’AVENT #16 – Mes 12 plus gros flops de l’année / Cinéma

Aujourd’hui, pour la dernière semaine avant les fêtes, j’ai décidé de m’amuser un peu! Après ma rétrospective des plus belles surprises de l’année coté ciné (à découvrir par ici) , je me suis penchée sur les déceptions que j’ai pu avoir en salles ! Et autant vous dire qu’au début de l’année, je n’aurais jamais pensé que certains titres auraient eu leur place dans cette sélection !

Retour sur les 12 films qui m’ont laissé de marbre en 2019.

On enlève le suspens maintenant?

Ma plus grosse déception de l’année revient au JOKER de Todd Phillips. A contre courant d’une bonne partie de la critique et du public, j’ai vraiment eu du mal à comprendre l’engouement autour de ce film qui est truffé de défauts à mon sens. Ma (longue) critique complète est toujours dispo sur le blog (juste ici) si vous voulez comprendre pourquoi ce film est dans cette liste. Lion d’or pour Phillips certes, mais grosse déception pour ma part !

Ma tête devant JOKER de Todd Phillips

On continue avec un autre film que j’attendais depuis longtemps et qui a reçu, cette fois, un accueil bien plus mitigé. Il s’agit de GLASS de Mr. Night Shyamalan. La suite de Incassable (2000) et Split (2017) était attendue de tous et n’a pas fait l’unanimité. Pour ma part, malgré une belle promesse, ce fut une grosse surprise … et une grosse déception. Mon avis complet est également à lire juste .

Le troisième sur la liste c’est un film dont je me méfiais déjà un peu. Il faut savoir que ma relation avec Bruno Dumont est très compliquée donc je me doutais un peu de l’issue de ma séance. Et cela n’a pas manqué : JEANNE (de Bruno Dumont) a atterri directement dans cette sélection. Peut-on parler de déception? Pas vraiment mais en tout cas, c’est l’une de mes séances de cinéma les plus douloureuses de l’année !

Dans la catégorie des films que j’ai décidé d’aller voir malgré mon appréhension on retrouve le dernier film de Bertrand Blier : CONVOI EXCEPTIONNEL. Une catastrophe en tout point qui m’a même mise en colère (pour savoir pourquoi, c’est par ici) et que j’aurais presque pu mettre en numéro un !

Déception surprenante face a MALEFIQUE : LE POUVOIR DU MAL de Joaquim Ronning. Le premier volet m’avais plutôt séduite lors de sa sortie en 2014 et j’étais donc assez intriguée par la suite. La réalisation, la photographie et Angélina Jolie : tout était vraiment bien géré dans le premier film. Mais alors ce second volet … un ennui mortel ! Aucun rythme, un montage insupportable, un scénario qui ne tient pas debout et une réalisation franchement mauvaise : le changement de réalisateur a eu ma peau et c’est un grand non !

Pour celui là, je dois avouer que je ne peux m’en prendre qu’à moi même. Amoureuse de Guillaume Gallienne et de Georges Feydeau, j’étais intriguée et excitée par une adaptation de cette fameuse pièce sur grand écran. Erreur ! LE DINDON de Jalil Lespert est un condensé de clichés, une adaptation fumeuse et absolument pas drôle qui a eu pour effet de m’ennuyer au maximum. Dommage !

Je n’avais pas vraiment d’attente particulière pour ce film, mais j’étais extrêmement intriguée de voir ce qu’il allait donner. Malheureusement, CAPTAIN MARVEL de Anna Boden n’a pas donné grand chose. Au contraire, il m’a pris plus de 2h de mon année. Clichés, feminisme mal dosé, scénario inintéressant montage épileptique et actrice absolument insupportable : c’est un gros flop pour ce marvel au féminin !

Un cluedo géant avec un casting (semblait-il) cinq étoiles, réalisé par Rian Johnson, auteur du dernier Star Wars, cela ne pouvait-il pas être la promesse d’un bon divertissement? Et bien non ! A COUTEAUX TIRES de Rian Johnson est un film de série policière bas de gamme, incohérent et inconsistant. Malgré un casting qui fait plaisir (Daniel Craig, Chris Evans, Jamie Lee Curtis, Toni Collette, Don Johnson, Michael Shannon, LaKeith Stanfield, Katherine Langford, Jaeden Martell et Christopher Plummer), le film s’embourbe dans un ennui profond sans aucun rythme avec un Daniel Craig absolument méconnaissable et très mauvais.

Quentin Tarantino l’a nommé « meilleur film de l’année » et je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi ! CRAWL de Alexandre Aja est un film d’une originalité proche de zéro, avec un scénario déjà vu des dizaines de fois et avec un casting sans grand charisme (Kaya Scodelario) : on s’ennuie très rapidement. Alors certes, c’est rare pour du cinéma français et la réalisation n’est pas mauvaise mais bon dieu, c’est à peine divertissant et totalement inintéressant.

Le retour de Luc Besson en a fait grincer plus d’un, mais pour ma part, j’étais ravie de le retrouver sur grand écran ! C’était sans compter un échec cuisant pour ANNA. Luc Besson rate son retour avec un film encore une fois très ennuyeux et qui n’a rien à raconter. Une grosse déception qui donne du grain à moudre à une bonne partie de la critique, malheureusement.

Premier film vu à Cannes et … première déception sur la croisette ! ZOMBI CHILD de Bertrand Bonello (dont je vous ai parlé juste ) a un scénario vraiment intéressant et j’ai trouvé passionnant d’écrire ma critique sur ce film. Malheureusement, le regarder a été une sacrée épreuve et il ne fonctionne pas du tout. Bonello nous perd totalement et le casting n’est vraiment pas convaincant.

Certains gros films de l’année ne sont pas sortis en salles mais directement sur Netflix, et parmi eux : THE KING de David Michod. Avec un casting à 80% français (Timothée Chalamet et Lily-Rose Depp) et une photographie incroyable, le film semblait promettre une sacrée belle expérience. Malheureusement, à part le talent du jeune Chalamet que je trouve effectivement assez bon, le film ne fonctionne pas du tout. Le rythme est inconsistant, le scénario très peu fourni et pas assez fort, le casting assez mauvais et le montage extrêmement mou. En bref, un ennui profond pour une histoire qui n’intéresse personne !

Ce sera tout pour cette année et c’est déjà pas mal ! Et vous, avez-vous eu des déceptions ou des ennuis profonds en salles cette année? Dites moi tout, je suis très curieuse ! On se retrouve demain pour le coté séries ! Bonne semaine !

CALENDRIER DE L’AVENT #13 – LES 12 FILMS QUI ONT MARQUÉ MON ANNÉE

Aujourd’hui, je me suis dit qu’il était temps de se demander quels ont été les films qui ont marqué mon année 2019. La liste est longue alors j’ai décidé de faire des choix, et de vous partager les 12 films que j’ai le plus aimé ! Et croyez moi, il y a eu de belles surprises ! C’est parti !

VICE de Adam McKay

Sorti début Février, ce film a été l’une des premières claques de l’année. VICE raconte comment Dick Cheney, un looser alcoolique, a fini par être le vice-président de Georges W. Bush en ayant un pouvoir incroyable alors que son poste ne le permettait pas. Sa position et le pouvoir qu’il s’est attribué dans l’ombre a contribué à changer l’Histoire et notre monde. Adam McKay a réussi un exploit en rendant ce film dynamique, intelligent, drôle, angoissant et profondément engagé. La prestation de Christian Bale est également l’une des plus impressionnantes que j’ai pu voir cette année.

Pour lire ma critique du film c’est par ici.

Matthias et Maxime de Xavier Dolan

Je crois que j’ai découvert Xavier Dolan cette année. Littéralement, avec ce film, je pense qu’on a tous enfin découvert Dolan dans son essence. Un film humble, beau, fort, profond avec un montage et une réalisation magnifique : Matthias et Maxime est pour moi son film le plus personnel et le plus universel à la fois. Une œuvre simple, sans fioritures, qui nous montre l’étendue de son talent et surtout son évolution. La douceur de Cannes c’était celle là.

Ma critique du film, à lire juste ici.

The Lighthouse de Robert Eggers

Se retrouver bouleverser par un film, c’est ça la magie du cinéma. Et face à la dernière folie de Robert Eggers, personne ne peut sortir indifférent. The Lighthouse c’est une pépite, un ovni dans le paysage cinématographique, une sorte de pastille expérimentale et totalement folle. On y découvre Robert Pattinson et Willem Dafoe dans le rôle de deux gardiens de phare, bloqués sur une ile. Ils vivent puis survivent, ils espèrent puis se désolent, ils deviennent fous et s’oublient. C’est un chef d’oeuvre total. Diffusé en 4/3 et en noir et blanc, avec ce genre fantastique assumé et poussé à l’extrême : Robert Eggers propose une véritable expérience, douloureuse et obsédante. Le film sort en salles la semaine prochaine, le 18/12, et je vous prépare un article pour vous donner plus de détails. Ce qui est sur, c’est que ce film ne vous laissera pas de marbre, et qu’il aura marqué mon année très fortement.

Ma critique en ligne

Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma

Ce film est l’un des plus touchants de cette année. Une merveille d’écriture et de réalisation pour le dernier film de Céline Sciamma. Porté par un duo intrigant, Adèle Haenel et Noemie Merlant, le film dépeint une histoire d’amour, de regards, de corps avec une poésie incroyable. Cette caméra si douce envers les corps, ces séquences pleines d’érotisme et de regards, ces thèmes abordés de manière si banale : Sciamma signe une œuvre dont j’avais besoin, dont le cinéma avait besoin. Et je m’en souviendrai longtemps.

Pour lire ma chronique sur le film c’est par ici.

La vie invisible de Euridice Gusmao de Karim Ainouz

Ma palme d’or, elle est là, toute belle, toute dorée ! Ce film, vu à Cannes, a remporté le prix Un Certain Regard mais j’aurais adoré le voir en compétition ! Une merveille brésilienne, réalisée par Karim Ainouz. C’est un film qui comporte tout ce que j’aime au cinéma : un récit en doublons avec une histoire familiale mais aussi historique, tableau d’un pays et d’une communauté, personnages forts, une esthétique propre à son réalisateur et une mise en scène puissante. La vie invisible de Euridice Gusmao est ce genre de merveille qu’on découvre sans s’y attendre. En salles depuis le 11/12, je vous conseille fortement d’aller le voir.

Mon avis plus détaillé à lire juste ici.

J’ai perdu mon corps de Jéremy Caplin

Fantastique et animation, vous pensiez que ça n’allait pas forcément ensemble? Jérémy Caplin nous a prouvé le contraire cette année avec ce petit bijou. J’ai perdu mon corps est un film différent, poétique, incroyablement réalisé et très fort visuellement. Présenté en première mondiale au Festival de Cannes 2019, il y remporte le Grand prix de la Semaine de la critique. Il reçoit ensuite le Cristal du long métrage au Festival du film d’animation d’Annecy. Et ce succès est mérité, car le film est vraiment impressionnant. Les séquences fantastiques avec le parcours de la main dans les rues, sont magnifiques et très prenantes. La poésie qui se dégage du film en fait une œuvre complète qui ouvre de belles portes à son réalisateur.

Parasite de Bong Joon-ho

La Palme d’or du Festival de Cannes 2019 est certainement le film dont on a le plus parlé cette année. Pourtant pas si convaincue que ça, j’ai quand même dû me résoudre à le mettre dans cette liste. Pourquoi? Parce que le film est véritablement marquant malgré tout et surtout, que Bong Joon-Ho est l’un des réalisateurs les plus méritants de ces dernières années. Parasite n’est pas son film le plus incroyable, mais c’est celui qui a marqué un tournant dans la reconnaissance internationale qu’il aura désormais et qu’il a toujours mérité.

Mon avis plus en détails sur le film, à lire juste ici.

La femme de mon frère de Monia Chokri

Un peu de québecois, et votre année ciné est transformée ! Ce fut le cas grâce à ce film improbable mais tellement réussi. Monia Chokri passe derrière la caméra pour La femme de mon frère et nous offre un petit bonbon d’humour et de réflexion. J’ai rarement été aussi touchée par l’univers de quelqu’un en quelques minutes. Musique, montage et dialogues : tout est maitrisé et incroyablement réussi.

Mon retour sur le film, à lire ici.

Marriage Story de Noah Baumbach

Terminer l’année sur un divorce, on a connu mieux comme ambiance. Certes, mais le divorce dépeint par Noah Baumbach et porté par Adam Driver et Scarlett Johansson c’est autre chose. Le film, présenté en avant-première à la Mostra de Venise puis sorti exclusivement sur la plateforme Netflix, est la dernière claque cinématographique que j’attendais. La douceur et la sincérité de Baumbach enveloppe ce film incroyable. Le divorce de Charlie et Nicole, metteur en scène et comédienne, se traduit par beaucoup de rancoeur, de nons-dits et d’amour aussi. On assiste à un drame, celui d’une relation qui ne fonctionne plus et d’une bataille pour le bien être d’un enfant. Le duo Driver/Johansson est la meilleure chose de cette année tant ils se complètent et occupent tous les deux l’espace avec grandeur. Certaines séquences sont tout simplement sublimes et Noah Baumbach ne tombe jamais dans le mélo-drame. Marriage Story, c’est une oeuvre entière et profondément belle.

Toy Story 4 de Josh Cooley

Pour ce qui est du cinéma d’animation, il y a eu de sacrées pépites cette année. On sent que les techniques évoluent et que les studios prennent des risques. Mais je me suis souvenue qu’un film m’avait particulièrement surprise et il s’agit du 4e volet de Toy Story. Vu par hasard, sans grande conviction, j’ai été incroyablement étonnée de la qualité de ce film. Pourtant, le principe est le même que les trois précédents et l’animation ne semblait pas être devenue révolutionnaire. Malgré tout, ce dernier volet a su se distinguer par une écriture vraiment impressionnante et une qualité d’animation au dessus de tout. J’ai éclaté de rire a de nombreuses reprises et me suis surprise a admirer l’image avec intêret. Autre point important : le doublage français est extrêmement bien réussi, et c’est loin d’être évident en règle générale. Il est si rare de voir une franchise réussir à surprendre après autant d’années, et sur ce film, je dis chapeau !

Les Enfants de la mer de Ayumu Watanabe

Une expérience visuelle et sensorielle explosive, c’est rare au cinéma. Pourtant Ayumu Watanabe a réussi cet exploit avec son premier film, Les enfants de la mer. Loin des classiques de l’animation japonaise, ce film est une épopée fantastique et poétique dont on ne sort pas indemne. Expérimental, sensoriel, explosif et aquatique : l’univers du film est merveilleux et pourtant, parfois très sombre. Cette œuvre n’est pas de tout repos mais, bon dieu, ça fait du bien de voir ce type de proposition en salles !

Ma critique complète du film est à lire juste ici.

Green Book de Peter Farrelly

Ce film, je ne pensais pas forcément y repenser à la fin de l’année. Mais force est de constater qu’il fait partie de ceux que je n’arrive pas à oublier. Loin d’être le chef d’œuvre de l’année, c’est malgré tout un film que j’ai trouvé extrêmement bien fait avec un casting qui m’a marqué. Viggo Mortensen et Mahershala Ali forment un duo vraiment improbable, mais qui fonctionne et qui nous touche. Une pointe d’humour, un contexte historique, des personnages bien écrits et une photographie impeccable : Green Book reste une œuvre importante de l’année.

Mon avis plus complet à lire juste ici.

Et vous? Vous avez commencé à faire la rétrospective de votre année cinéma ? Dites moi tout !

CALENDRIER DE L’AVENT #12 – MES SÉRIES FAVORITES 2019

L’année n’est pas encore finie, mais la rétrospective commence déjà dans ma tête ! Je me suis donc demandée, quelles ont été les séries que j’ai le plus aimé cette année ? Retour sur une année riche en séries et en petites pépites !

Cette année, il y a eu pas mal de surprises coté séries.

Du made in France avec Les Sauvages de Rebecca Zlotowski, diffusée sur Canal. Une série sur l’arrivée au pouvoir d’un président « différent », via le prisme de deux familles qui se déchirent, que j’ai trouvé vraiment très intéressante et dont je vous ai fait une critique à lire juste ici.

Toujours sur Canal, j’ai pu découvrir de vraies pépites notamment avec Gentleman Jack de Sally Wainwright avec l’incroyable Suranne Jones. Une série anti conformiste sur le destin de Anne Lister, une propriétaire terrienne homosexuelle et qui n’a pas la langue dans sa poche. Une merveille d’humour dont je vous ai également déjà parlé juste .

En parallèle, j’ai continuer à suivre Killing Eve, avec la saison 2 diffusée sur OCS cette année. Une saison plus sombre mais toujours aussi incroyable. Cette série, créée et écrite par Phoebe Waller-Bridge raconte l’histoire d’une agent du MI5, Eve Polastri, qui enquête sur une tueuse à gages appelée Villannelle. Les deux femmes vont développer une obsession réciproque ambiguë et violente. Une relation que je ne me lasse pas de suivre, surtout lorsque Jodie Comer crève autant l’écran.

En parlant de suite, j’ai également été obsédée par la saison 3 de The Handmaid’s Tale de Bruce Miller. La série évènement basée sur les romans de Margaret Atwood est revenue pour une saison 3 explosive et totalement folle. On retrouve Gilead et son univers glauque, entre les Martha, les servantes et l’horrible tante Lydia. Le jeu de Elisabeth Moss est toujours aussi impeccable et l’ambiance de la série continue de nous tordre le bide. La fin de la saison m’a cependant laissée assez dubitative et je suis plutôt curieuse de voir ce que la saison suivante nous réserve.

Pour rester dans la dystopie, j’ai pu découvrir celle de Russell T. Davies avec Years and Years dont je vous ai dressé le portrait il y a quelques semaines. Cette mini série suit sur une quinzaine d’années la famille Lyons qui va vivre des changements vifs dans notre société : Grexit, réélection de Trump, pays d’Europe aux mains des extrémistes, France bloquée, guerre civile, effondrement des banques, fakes news ou camps pour migrants. Une vision cauchemardesque de notre avenir proche, réalisée avec humanité et précision. Une série incroyablement bien maitrisée.

Futuriste et anxiogène sont des termes qui conviennent aussi parfaitement à la série animée diffusée par Netflix : Love, death and robots de Tim Miller (entre autres). Une série assez intrigante qui a mis tout le monde d’accord ! Plusieurs épisodes, entre 5 et 30 min sur des thèmes totalement différents. Styles, narration et ambiance : c’est un cocktail explosif et savoureux que nous offre la plateforme. Une série vraiment forte, malgré quelques épisodes en deçà, qui a marqué l’année.

Restons sur Netflix avec quelques bonnes surprises notamment la saison 2 de Insatiable de Lauren Gussis avec l’insupportable Patty et le génial Bob Amstrong. Une série dont je n’ai pas encore parlé mais cela ne saurait tarder, tant je la trouve incroyable. Elle a essuyé de nombreuses critiques lors de sa sortie qui m’ont laissé un peu sans voix. Au contraire de ce que j’ai pu lire, je trouve cette série remarquablement écrite. Il faut passer au delà du sujet de base (les concours de beauté) et de l’univers de teen-movie pour se rendre compte de l’écriture folle de Lauren Gussis. Maitrisée et assumée, c’est une série qui traite de sujets extrêmement importants avec un second degrés profond et décalé. La saison 2 m’a vraiment beaucoup touché et on sent que le scénario tend vers quelque chose d’assez unique. TCA, obsessions et addictions : autant de sujets traités comme je l’ai rarement vu.

INSATIABLE

Pour rester dans le thème du bon gros WTF? : The Politician de Ryan Murphy. De nouveau par le prisme du teen-movie, on se retrouve avec une série impeccablement écrite. Le monde de la politique à l’échelle de l’adolescence, c’est du génie. La série est drôle, mais aussi véritablement sombre. J’ai adoré ce décalage et ce scénario réellement touchant. Électrisante, dynamique, profonde et complétement improbable : cette série est une vraie pépite.

THE POLITICIAN

Pour ce qui est d’être impeccable en terme d’écriture, Atypical de Robia Rashid est obligatoirement sur le podium. La saison 3 est sortie cette année sur Netflix et à remporté, une nouvelle fois, tout mon amour. Cette série, racontant le quotidien de Sam, adolescent autiste et de sa famille est sincèrement l’une des meilleures séries de ces dernières années. Elle n’a rien d’épique, rien d’incroyable, il n’y a pas une réalisation folle et les acteurs sont peu connus. MAIS pour tenir sans aucune fausse note, pendant trois saisons, en faisant correctement ce travail d’évolution des personnages tout en mettant en avant une pathologie aussi difficile : c’est du talent pur. La série n’a jamais fait de faux pas, elle reste hilarante, touchante, positive et elle avance en même temps que ses personnages. C’est tellement rare qu’une série soit aussi régulière sur sa qualité, qu’il fallait absolument que je vous en parle.

Une pépite qui ne fait quasiment aucun faux pas, c’est aussi le cas de La méthode Kominsky de Chuck Lorre. La saison 2 est sortie cet automne et a illuminé mes soirées. Toujours aussi courte (8 épisodes) et toujours aussi drôle, c’est l’une des séries les plus feel-good que j’ai vu. Basée sur un duo de seniors hors du commun, la série revient avec humour et douceur sur le quotidien de ces deux hommes, entre arthrite, viagra, paternité et deuil : c’est une sacrée claque avec un scénario très bien ficelé. Le duo interprété par Michael Douglas et Alan Arkin est un pur bonheur. Je vous en ai parlé il y a peu en mettant en parallèle la série Grace and Frankie qui parle également d’un duo de senior, version féminine. Si ça vous intéresse, l’article est juste ici.

THE KOMINSKY METHOD

Un autre duo incroyable, c’est celui de Michael Sheen et David Tennant dans la série Good Omens de Neil Gaiman. Cette série est une adaptation du roman de Terry Pratchett et Neil Gaiman, « De bons présages », et en un mot : GÉNIALE. Cette minie série est totalement folle, déjà parce que le duo formé par Sheen et Tennant est un pur délice, mais aussi parce que l’univers et le scénario sont vraiment prenants. C’est une série hilarante et totalement improbable, devant laquelle j’ai passé d’excellents moments.

Pour finir, je me devais de citer His Dark Materials de Jack Thorne, car même si la saison 1 n’est pas encore terminée (dernier épisode diffusé le 22/12) c’est quand même une série que j’ai grandement attendue et dont je suis ravie. Adaptation de la trilogie de Phillip Pullman, dont je vous ai fait un rapide récit dans le calendrier de l’Avent juste, His Dark Materials a enfin réussi à trouver son équilibre. HBO nous propose une série folle, incroyablement réalisée et avec un casting, enfin, convaincant. Pour une fan des romans, je suis ravie de voir que l’adaptation est aussi précise et réussie. La saison 2 est déjà prévue pour 2020 et j’ai hâte de voir ce qu’ils nous préparent !

J’espère que cette sélection des séries qui m’ont le plus plu cette année vous a donné envie et vous a intéressé. Il y en a tant d’autres évidemment, alors n’hésitez pas à me partager vos coups de cœurs 2019 en commentaires !

A contrario, il y a également eu de nombreuses déceptions, mais on en reparle dans quelques jours !

CALENDRIER DE L’AVENT #8 – MES classiques pour les fêtes

Hier, je vous parlais des classiques presque universels que nous regardons tous pour la période de Noël.

Aujourd’hui, je voulais vous partager une sélection différente et plus singulière : MES classiques, ceux qui me rappellent les fêtes, l’hiver, etc. N’hésitez pas à me partager votre liste en commentaires, je suis assez curieuse de connaitre vos classiques personnels ! C’est parti !

UN NOËL FANTASTIQUE

EDWARD AUX MAINS D’ARGENT de Tim Burton (1990)

Ce film est certainement l’un de ceux que j’ai le plus visionné de toute ma vie. L’histoire de ce garçon « né » avec des ciseaux à la place des mains, est une vraie merveille. Frankenstein version romantique : Tim Burton signe une œuvre magique et profondément touchante. Drôle, poétique et incroyablement beau, ce film me touche énormément. Le personnage de Edward, joué par Johnny Depp (à son maximum à l’époque et pour la première fois chez Burton) est culte pour ma part et la poésie qui se dégage du film lui rend totalement hommage.

L’univers de Tim Burton se retrouve principalement dans l’esthétique de certaines scènes avec cette grande maison très sombre, le maquillage d’Edward, les maisons et les voisins trop lisses et inquiétants. Edward aux mains d’argent est un classique de fin d’année pour moi, car il me rappelle de nombreux moments et surtout, transmet une réelle ambiance poétique. La musique composée (encore et toujours) par Danny Elfman est magnifique et vous plonge davantage dans cette œuvre multiple.

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX de Peter Jackson (2001 -2003)

Certaines sagas sont de véritables master pieces pour un bon nombre d’entre nous. Pour ma part, il y en a deux qui m’accompagnent depuis des années. Je ne voulais pas vous parler à nouveau de la saga Harry Potter, car elle est assez universelle en cette période. LE SEIGNEUR DES ANNEAUX de Peter Jackson est par contre beaucoup moins citée lorsqu’il s’agit de parler des classiques de fin d’année. Pour ma part, cette trilogie y a totalement sa place. L’univers de Tolkien est un monde magique et fantastique qui vous enveloppe dans une ambiance délicieuse et très singulière.

Cette trilogie aux 17 Oscars est une pure merveille de cinéma avec un casting vraiment incroyable. Cet amour fou partagé par mes proches, il n’est pas anodin que j’ai pu visionner ces films des centaines de fois (en version longue, évidemment). Cette ambiance fantastique, ces paysages fous, ces batailles légendaires et cette musique composée par le grand Howard Shore : tout est fait pour vous faire passer des moments incroyables en regardant le brouillard se lever dehors !

DES FÊTES ANIMÉES

LES NOCES FUNÈBRES de Tim Burton (2005)

Place à l’animation, grand classique des moments en famille. L’un de mes films cultes en matière d’animation est un film, une nouvelle fois, réalisé par le grand Tim Burton. LES NOCES FUNEBRES est pour moi l’un des meilleurs films d’animation des années 2000. Un mariage, deux mariées, un homme perdu entre deux mondes et une animation très singulière : le film est très loin des contes de fées colorés et c’est ce que j’ai toujours adoré. Encore une fois, l’univers de Tim Burton s’allie à la poésie, à la musique et aux ambiances complétement décalées. Ce film est d’une beauté sans nom et il est réconfortant les soirs de fêtes. Sombre et très vivant à la fois, c’est un petit bijou d’humour et d’aventure.

L’AGE DE GLACE de Chris Wedge et Carlos Saldanha (2002)

Changement d’ambiance et direction l’ère glaciale avec ce film d’animation porté par un trio totalement improbable : un mammouth, un paresseux et un tigre. L’AGE DE GLACE est l’un des films d’animation que je regarde le plus pendant les périodes de Noel. Entre amis ou en famille, on a de nombreuses répliques cultes et le premier volet a été le témoin de très bons moments. La suite de la saga (il existe désormais cinq volets) est beaucoup moins qualitative mais le premier était surprenant et vraiment hilarant. Le doublage français est également excellent, ce qui est a notifier car c’est souvent ce qui pêche dans l’animation. Retrouver Vincent Cassel dans l’inimitable Diego : un pur bonheur. Évidemment, le personnage de Scrat est certainement le gimmick de film le plus apprécié de l’animation !

L’HUMOUR AU CENTRE DE TABLE

AUJOURD’HUI C’EST FERRIER de Julie Ferrier (2004)

Chez moi, les fêtes ont toujours été synonymes de rires. Et on a, quasiment tous les ans, regardé des spectacles d’humoristes. Et l’un de ceux qu’on a le plus vu, et dont on ne se lasse jamais (toutes générations confondues) c’est bien celui de l’humoriste Julie Ferrier. AUJOURD’HUI C’EST FERRIER est un spectacle mis en scène par Isabelle Nanty et écrit par Julie Ferrier, une incroyable comédienne.

L’humoriste y incarne plusieurs personnages, avec un talent absolument incroyable. Une prof de musique, une jeune comédienne, une prof d’art, une danseuse ou une jeune lycéenne : Julie Ferrier nous montre un talent fou, sans décor, sans fioritures et sans humour gras. Un spectacle incroyable et sincèrement, à mourir de rire. Du grand art que je vous conseille de découvrir si vous ne la connaissez pas déjà ! Certaines parties du spectacle sont disponibles sur youtube, je vous mets un extrait juste là, avec l’un de mes personnages préférés : Martha, prof d’art.

NANETTE de Hannah Gadsby

L’humour n’est pas toujours fait uniquement pour divertir mais aussi, et de plus en plus, pour éveiller les consciences. Les femmes surtout, sont de plus en plus à tenter de changer le monde de la comédie et du stand up. En France nous avons notamment Blanche Gardin, seule avec son micro qui démonte les clichés de l’humour avec son personnage de quarantenaire bobo.

Je voulais vous parler d’un spectacle que j’ai montré à ma maman l’année dernière pendant les vacances de Noël justement pour notre petit rituel d’humour. Venue d’Australie, Hannah Gadsby révolutionne le stand up avec son spectacle NANETTE : bouleversant et brillant. Ce spectacle, raconte son parcours dans le monde de l’humour et sa fatigue envers le monde actuel. Elle nous parle de sa condition de femme, d’homosexuel, de son histoire, de notre histoire à tous. Son spectacle opère un tournant radical à un moment, et Hannah Gadsby propose alors un regard critique sur le stand up, sur son parcours, sur l’humour qui cache souvent de graves réalités et elle remet en perspective l’excercise même de l’humour.

Avec un humour extrêmement brillant entrecoupé par des instants de vie profond : ce spectacle est une claque. Une claque à se prendre en famille ou entre amis, pour en discuter ensuite. Mais vous pouvez également découvrir ce spectacle en solo, comme moi, et apprivoiser sa puissance. Le spectacle est disponible sur la plateforme Netflix depuis le mois de Juin 2018. Et je vous conseille fortement de le regarder et de venir m’en parler ensuite, si vous le souhaitez.

On regarde également quelques séries (dont je vous parle très vite) et de nombreuses comédies françaises. Mais je voulais vraiment vous parler des choses que je regarde vraiment de manière systématique durant la période de fin d’année. Vous avez aussi des rituels ciné/séries/spectacle? Partagez les en commentaires ! Je vous souhaite une bonne fin de weekend. Et on se retrouve demain pour la suite du calendrier de l’Avent !