CALENDRIER DE L’AVENT #6 – Idées cadeaux pour cinéphiles

En ce premier week-end de Décembre, vous êtes surement en train de vous demander ce que vous allez bien pouvoir offrir à votre cousin fan de cinéma, à votre sœur qui binge watch 3 séries par week-end ou alors vous êtes tout simplement à la recherche de ce que vous allez mettre sur votre propre liste. Pas de panique, je suis là pour vous aider. Du gadget pur et dur, de la magie, une grande aventure ou un retour en enfance : laissez moi vous donner mes idées cadeaux à offrir aux cinéphiles de votre entourage ou à vous mêmes !

  • Le cadeau pour visiter la contrée

Déambuler dans l’univers de Tolkien, en voilà une belle idée ! Jusqu’au 16 Fevrier 2020, c’est possible. En effet, retrouvez l’exposition Tolkien, voyage en Terre du Milieu à la BNF qui ravira les fans, les enfants, les novices : bref tout le monde ! Plus de 300 pièces exposées pour (re)découvrir l’homme et son oeuvre. On nous promet aussi de nombreuses pièces inédites, jamais exposées en France. Une grande aventure à offrir sans se ruiner puisque l’entrée est entre 9 et 11e !

  • Le cadeau qui va faire dodeliner au pied du sapin

Dans un registre un peu plus franchouillard, la Cinémathèque Française vous propose une exposition qui rendra hommage à notre cher Louis de Funès. Du 1er avril au 31 juillet 2020, vous pourrez vous rendre à Paris pour découvrir une nouvelle facette de cet acteur incroyable. A travers des peintures, dessins et maquettes, documents, sculptures, costumes et, bien sûr, extraits de films, l’exposition propose au visiteur de découvrir la diversité de son talent comique, immédiatement identifiable, mais dont on ne connaît pas nécessairement tous les ressorts. Un cadeau qui vaut de l’or mais qui, une fois de plus ne vous coutera pas un bras. (sauf si vous devez payer le trajet jusqu’à Paris évidemment mais vous gérez ça comme vous voulez)

  • Le cadeau pour les flemmards qui voient grands

Si vous avez un peu plus de budget et envie d’avoir un ami chez qui squatter pour voir un film comme au cinéma (ou d’être cet ami), j’ai ce qu’il vous faut : un rétroprojecteur ! Il y en a de toutes les tailles pour tous les budgets et croyez moi, ça fait son petit effet. Grand angle ou plus petite portée, peu importe, vous serez comme au cinéma mais sans le voisin de devant qui vous gâche la vue !

ALONE on vous dis
  • Le cadeau pour les addicts

Alors là, on est sur LE cadeau noté 5 étoiles dans mon cœur : l’abonnement illimité à une salle de cinéma. Il faut avoir un certain budget certes mais ça peut être une idée à glisser à vos parents ou vos grands parents ou même à votre conjoint. Au lieu de payer votre abonnement de téléphone (grandissez un peu!) ou de vous offrir un chèque à Noel : demandez à ce que cet argent serve à vous payer une carte illimité dans le cinéma de votre choix. Pathé Gaumont, UGC, MK2 et même de nombreuses salles indépendantes en proposent. Vous avez l’embarras du choix et surtout, c’est rentable très rapidement. Alors si vous êtes un addict (ou que vous en connaissez un) des salles obscures mais que le budget ne suit pas, pensez y ! A vous la séance de 22h en solo ou l’avant-première entre potes.

  • Le cadeau qui va faire TOUDOUM

Vous avez peut-être dans votre entourage un cinéphile plutot casanier qui prefère mater ses films chez lui ou qui est devenu accroc aux séries. Vous n’avez pas le budget pour le rétroprojecteur et encore moins pour l’inviter au cinéma en illimité. Un abonnement à une plateforme de streaming comme Netflix, Amazon Prime, Canal + ou que sais je : c’est une idée géniale. Et si vous n’avez pas de budget pour cette année, il suffit d’offrir à la personne de votre choix vos codes et de lui partager votre compte. Existe-t-il aujourd’hui un acte d’amour plus fort? Je ne crois pas ! Pensez-y, astuce de fauchée !

  • Le cadeau qui va se prendre un mur

Originale, vintage, minimaliste, revisitée ou parodiée : l’affiche de film c’est un classique qui fait toujours plaisir. Il y a de nombreux sites qui proposent des vieilles affiches (budget un peu + conséquent) et d’autres où vous pourrez en trouver des centaines à des prix assez corrects et avec des films plutôt récents. Sur Etsy vous avez de nombreux artistes qui proposent des affiches minimalistes ou parodiées. Et sinon, vous pouvez vous renseigner auprès des cinémas de votre ville qui vendent souvent leurs affiches lors de braderies ou d’évènements particuliers !

Affiches minimalistes Tarantino (sur Etsy.com)
  • Le cadeau pour les Potterhead qui ont de l’humour

Ce présent n’est pas pour tout le monde : interdit aux personnes dénuées d’humour et aux enfants beaucoup trop purs (laissons leur un peu d’innocence). Pour les autres, je vous présente BLOODY HARRY du génial Alexandre Arlène, la bande dessinée qui raconte l’histoire de notre jeune sorcier préféré de manière, disons… honnête et crue. Un pur bonheur d’humour noir comme on aime. Il y a déjà trois tomes, et pour en avoir déjà en ma possession, je peux vous assurer que ça va faire un carton ! A retrouver dans toutes les bonnes librairies ou en ligne

  • Le cadeau pour étaler sa culture

Envie de jouer à « qui a la plus grosse culture ciné »? On a tout ce qu’il vous faut ! Les jeux de société spécial séries ou cinéma, ce n’est pas ce qui manque. Trivial Pursuit spécial Friends, Monopoly Harry Potter, quizz des séries ou jeu sur le cinéma classique : il y a de tout, pour tous les gouts et tous les âges. Un cadeau ludique qui fait plaisir à tous les coups !

  • Le cadeau vintage

Un bon film, c’est souvent aussi une excellente BO. Et quoi de mieux pour apprécier une musique de film épique que de l’écouter sur vinyle? Le support est revenu en force ces dernières années et de nombreux artistes sortent leur propre vinyle. Mais vous pouvez aussi trouver de nombreuses bandes originales de films ! En objet de collection ou de déco pour ceux qui n’ont pas de platine ou comme merveilleuse bande son pour se croire en plein film pour ceux ayant déjà le matériel adéquat. Un cadeau vintage, qui a du cachet et qui fera plaisir à tous les amoureux du 7e art !

Il y a tant d’autres choses encore à offrir à un(e) cinéphile ! Goodies, livres sur l’histoire du cinéma ou sur les répliques cultes, coffret collector ou que sais-je encore ! J’espère que ma petite sélection vous aura donné quelques idées. Et si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à les partager en commentaires, je suis preneuse !

CALENDRIER DE L’AVENT #5 – Le meilleur du court en 2019

Pour ce 5e jour, j’avais envie de vous parler d’un format cher à mon cœur : le court-métrage. J’en ai déjà beaucoup parlé ces dernières semaines avec le festival Chacun Son Court à Strasbourg mais j’en regarde très régulièrement et j’avais envie de vous partager ceux qui m’ont le plus marqué cette année ! Certains sont sortis en 2019, d’autres sont plus vieux, mais ce sont tous des films que j’ai vus cette année et qui m’ont fait ressentir énormément d’émotions.

Retour sur 4 œuvres courtes mais intenses !

LA DISTANCE ENTRE LE CIEL ET NOUS – Vasilis Kekatos (2019)

La poésie en 8 minutes chrono : je vous présente un bijou d’écriture. Comment faire naitre une émotion en un dialogue de huit minutes entre deux inconnus? Vasilis Kekatos y parvient et nous propose ce court-métrage complétement fou. Palme d’or du court-métrage 2019, rien que ça, ce film est une preuve de l’intensité et la rigueur des courts-métrages. Poser une situation, des personnages, faire naitre un dialogue, une émotion, un ressenti qui reste même après la fin : c’est exceptionnel et impressionnant. Ce court-métrage est certainement celui qui m’a le plus impressionné cette année tant l’idée est brillante et réussie.

Et grâce à Arte, vous pouvez voir ce film gratuitement sans modération juste ici !

SHOW – Pauline Amelin (2018)

Ce film, je vous en ai déjà parlé longuement grâce à l’entretien que j’ai réalisé avec Pauline, la réalisatrice. C’est un de ces films qui vous donne le sourire immédiatement, un sourire doux que vous gardez longtemps après la séance. Encore une fois, c’est cette capacité à proposer un moment de vie, faire naitre une émotion profonde en quelques minutes. Et cette capsule de vie entre cette femme retraitée et ce jeune drag queen : un bonheur.

Malheureusement vous ne pouvez pas (re)voir ce film pour l’instant sur la toile, mais vous pouvez écouter Pauline en parler juste et écouter la bande son, qui vaut le détour !

L’ATTENTE – Clara Stern (2016)

Retour à la réalité avec ce film d’une puissance inouïe. Le visionnage peut être difficile pour certaines personnes (comme il l’a été pour moi) tant la situation est parfaitement établie à l’écran. On suit, pendant une dizaine de minutes, l’attente de Anna à son arrêt de bus. Il est tard, elle est seule et elle va vivre ce que nous avons toutes vécu bien trop souvent : la peur et la sensation d’être une proie. Il n’y a quasiment aucun dialogue dans ce film mais sa puissance est incroyable. Presque synesthésique, c’est un film douloureux qui parvient à retranscrire une réalité sans aucun discours. Poignant.

Je vous invite vivement à tenter l’expérience, et en discuter ensuite (avec moi, ici en commentaires, ou autour de vous). Le film est à voir juste ! Et juste ici vous pouvez écouter la réalisatrice parler de son projet.

SKIN – Guy Nattiv (2018)

Direction les États-Unis avec cet incroyable film de Guy Nattiv.

SKIN est un court-métrage d’une vingtaine de minutes narrant l’histoire (réelle) d’un chef de gang skinhead et de sa famille. Structure assez classique, très américaine, certes, donc rien de bien original dans la proposition. Cependant, le film est une véritable claque. Guy Nattiv parvient à poser un cadre, un contexte, à faire vivre autant la relation tendre de cette famille extrémiste avec des moments de dialogues brillants que la guerre entre les gangs qui va se terminer en un véritable drame. Oscar du meilleur court-métrage 2019, SKIN est sans conteste un film important et poignant.

A savoir que le réalisateur a adapté son court-métrage en un long métrage de deux heures (que je n’ai pas encore visionné) du même titre. Cette histoire et l’esthétique choisit par le réalisateur n’est pas sans rappeler l’incroyable AMERICAN HISTORY X de Tony Kaye sorti en 1998.

Bande Annonce du court-métrage SKIN

Et vous, quels sont vos coups de cœurs de ces derniers mois? Vous regardez beaucoup de courts-métrages? Dites moi tout, je serai ravie de découvrir vos pépites !

On se retrouve demain pour la suite du calendrier, soyez au rendez-vous, ce sera un article pour sauver votre honneur sous le sapin !

CALENDRIER DE L’AVENT #4 – L’animation pour les grands enfants

Aujourd’hui, pour la 4e case du calendrier de l’avent, et à l’occasion de la sortie du film LA FAMILLE ADDAMS, j’ai décidé de vous faire une petite sélection de films d’animation un peu différente. Disney est certainement le roi de l’animation et la plupart de nos films favoris sont des œuvres de ce cher Walt. Mais la maison n’a pas le monopole de l’animation, bien au contraire, surtout lorsqu’il s’agit de s’adresser à un public plus adulte ou d’innover dans les histoires ou les techniques d’animations. Pour petits et grands, il y a de nombreux bijoux à faire découvrir autour de vous !

Vous aimez l’animation mais vous en avez marre de regarder La reine des neiges pour la dixième fois avec vos enfants ou vos frères et sœurs ? Vous voulez découvrir des œuvres super chouettes pour changer un peu ? J’ai ce qu’il vous faut ! À regarder en famille, entre amis ou en solo ! Voici quelques idées pour les vacances ou pour faire découvrir de nouvelles choses ! C’est parti !

LES TRIPLETTES DE BELLEVILLE de Sylvain Chomet

J’ai vu ce film lorsque j’étais très jeune et il m’a véritablement marqué. Aujourd’hui encore, je le regarde régulièrement et y vois de nombreuses choses que je ne comprenais pas à l’époque.

Ce film, sorti en 2003, est une petite merveille. Un film d’animation français extrêmement doux, avec un graphisme très rond presque grossier par moment et une bande son incroyable écrite par Benoit Charest (César de la meilleure musique de film 2004).

L’histoire raconte le parcours de Mme Souza, à la recherche de son petit-fils Champion enlevé par la mafia française alors qu’il concourrait pour le Tour de France. Elle rencontre alors les Triplettes de Belleville, trois sœurs, musiciennes qui vont l’aider dans sa mission.

Le film est assez peu bavard et il se regarde avec attention. L’univers entre la France et les États-Unis, la relation entre ces quatre femmes, la musique, l’art, les références : c’est un véritable petit bijou d’animation.

Sylvain Chomet rend hommage à la culture française avec de nombreux clins d’œil notamment à Jacques Tati, Jacqueline Rivière (Becassine) ou Charles Trenet mais aussi aux Américains avec de nombreuses références lors du concert des Triplettes (on y voit Joséphine Baker ou Fred Astaire) et à la Belgique avec le grand Djando Reinhardt.

Le film a eu une portée incroyable, il est même cité dans un épisode des Simpsons (on sait tous que c’est la consécration), et sa musique de fin composée par M (Matthieu Chedid) est aujourd’hui très connue. C’est un film que je vous conseille réellement de (re)découvrir !

à partir de 10 ans

LES TROIS BRIGANDS de Hayo Freitag

Alors ce film, c’est une vraie merveille ! Drôle, touchant, original avec des visuels formidables : bienvenue dans l’univers de Tomi Ungerer !

LES TROIS BRIGANDS, réalisé par Hayo Freitag, est une adaptation de l’album éponyme écrit et illustré par Tomi Ungerer (1961). Cet illustrateur et auteur alsacien, nous a quitté cette année en nous laissant de nombreuses œuvres assez incroyables.

Ce film, sorti en 2007, est un véritable plaisir pour les yeux et les oreilles. Tomi Ungerer est le narrateur du film dans la version française (et la version allemande) ce qui ajoute un cachet fou à l’histoire. Les acteurs qui doublent les autres personnages sont également extrêmement doués notamment, Catherine Cerda qui joue la tante et qui est géniale ! Le film a reçu le Prix du public du festival international du film d’animation d’Annecy en 2008 et de nombreux enfants ont pu le voir depuis dans les écoles ou dans des séances spéciales notamment en Alsace. Pour moi, c’est l’un des films d’animation les mieux produits, réalisés et écrits. C’est très drôle, différent, noir et lumineux à la fois : un classique !

à partir de 3 ans

PERSEPOLIS de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

Cette fois, on touche à une sacrée merveille ! Persepolis est l’adaptation sur grand écran des quatre albums de bande dessinée homonymes écrits et dessinés par Marjane Satrapi. L’histoire est directement inspirée de la jeunesse de la dessinatrice. Le film quant à lui, a remporté 11 prix dont le Prix du Jury au Festival de Cannes (2007) mais aussi le César de la meilleure adaptation : un véritable succès, amplement mérité.

Persépolis raconte la vie de Marjane Satrapi de ses 8 ans à sa vie d’adulte. Entre Téhéran et Vienne, entre la guerre et l’indifférence : de l’enfance à l’adolescence, on suit Marjane qui doit vivre avec le poids de son pays et la différence entre sa vie et celle de sa famille. Drôle, touchant, puissant et universel, Persepolis est un bijou. C’est un film singulier a bien des égards : le sujet, l’animation (réaliste, mais stylisée), le noir et blanc.

Le casting est également incroyable. En effet, on retrouve Catherine Deneuve et Chiara Mastroiani qui se donnent la réplique en jouant Marjane et sa mère. On retrouve également Danielle Darrieux dans le rôle de la grand-mère, mais aussi … Iggy Pop ! Un casting à l’image de ce film fou.

Je vous mets un petit bonus avec cette scène devenue célèbre de Marjane qui danse sur Eye Of the Tiger

à partir de 10 ans

L’ÉTRANGE NOËL DE MR JACK de Henry Selick

Petite entorse puisque ce film a été produit et distribué par Walt Disney Productions. Cependant, la singularité de l’univers et de l’animation en a fait un film d’animation particulier et aux antipodes des réalisations Disney précédentes et actuelles.

L’étrange Noël de Mr Jack (The Nightmare Before Christmas) réalisé par Henry Selick sur une histoire originale de Tim Burton et sorti en 1994 est un film singulier. Le film raconte l’histoire de Jack Skellington, roi et organisateur de la fête d’Halloween, qui s’ennuie et qui découvre alors l’univers de Noël. Il va alors tenter de s’emparer de cette fête.

Au delà de l’histoire singulière, du ton du film et de l’univers incroyable c’est particulièrement la technique employée pour le film qui laisse admiratif. L’animation en stop-motion (image par image) des marionnettes a pris plus de trois ans de tournage. C’est le premier long-métrage entièrement réalisé avec cette technique !

Le film a eu un succès incroyable, notamment la musique du film composée par Danny Elfmann (compositeur qui a travaillé de nombreuses fois avec Tim Burton) qui est devenue extrêmement célèbre comme « La Complainte de Jack », « Que vois-je? » ou encore « This is Halloween » qui a terrifié de nombreux enfants !

à partir de 6/8 ans.

J’espère que cette petite sélection de films d’animation pour petits et grands vous a plu ! Quels sont vos films d’animations préférés? Dites moi tout ça en commentaires ! Et RDV demain pour la suite du calendrier de l’Avent !

CALENDRIER DE L’AVENT #1 – Les sorties ciné/séries de fin d’année

Pour ce premier jour du Calendrier de l’Avent, je vous propose de faire un tour d’horizon des sorties de ce dernier mois de l’année 2019 ! Quelles sont les grosses sorties de cette fin d’année que j’attends patiemment? On voit ça tout de suite ensemble ! N’hésitez pas à allonger la liste avec les sorties que VOUS attendez le plus! C’est parti !

La première semaine de Décembre sera sur le thème de la nostalgie !

En effet, on retrouve deux classiques de notre enfance/adolescence : LA FAMILLE ADDAMS et FRIENDS. Mais également un film, très attendu, MARRIAGE STORY.

Oui oui, La Famille Addams revient en animation sous la direction de Conrad Vernon et Greg Tiernan.

Déjà sorti aux Etats-Unis en Octobre 2019, le film a eu un succès fou avec au casting : Oscar Isaac, Charlize Théron, Chloé Grace Moretz et… Snoop Dogg! L’animation est assez particulière mais je suis assez impatiente de retrouver cette famille qu’on aurait tous voulu avoir autour de la table à Noel. Seul bémol : le casting français est vraiment mauvais (coucou Kev Adams) donc, allez le voir en VO please ! Le film sera en salles françaises le 4 décembre !

Quand il s’agit de nostalgie et de télévision, ma première pensée ne se tourne pas forcément vers la série culte FRIENDS créee par David Crane et Martha Kauffman. Pourquoi? Eh bien parce qu’elle fait encore partie de ma vie depuis plus de 15 ans! Je la regarde très (trop) régulièrement et je suis toujours aussi fan. Qui ne connait pas ce groupe d’amis vivant à New York? Qui n’a jamais entendu ce générique incroyable? Tout le monde connait LA réplique culte « MAIS ON AVAIT ROMPU » de Ross non?

Alors quand j’ai appris qu’une sélection de 12 des meilleurs épisodes de la série serait diffusée sur grand écran à l’occasion des 25 ans de la série : mon cœur a explosé de joie. Lancée par Gaumont/Pathé, cette soirée d’exception aura lieu le 6 décembre. Alors si vous avez une séance près de chez vous, FONCEZ. Pour réserver vos places ou voir la liste des épisodes diffusés c’est par ici.

Le même jour, Netflix va faire trembler nos cœurs également. Si je vous dis Scarlett Johansson? Maintenant si je vous dis Adam Driver? Oui, je parle bien du nouveau film de Noah Baumbach : MARRIAGE STORY. Un film qui va parler d’un divorce éprouvant avec un point de vue propre à chaque personnage. Le casting, le réal, le sujet et la bande annonce : tout m’a séduite dans ce projet. Il ne sortira pas en salles mais sera donc disponible sur la plateforme dès le 6 décembre prochain. Déjà nominé aux Golden Globes, acclamé au TIFF, ce nouveau bijou me semble vraiment être l’un des films qui va faire du bruit en cette fin d’année. Loin d’être un film joyeux, cela s’annonce malgré tout comme une sacrée claque que l’on va tous se prendre sur notre canapé.

SISTERHOOD in Brasil

La semaine suivante, le 11 Décembre précisément, sort LE film que j’attends le plus. Pourquoi? Parce que je l’ai vu au Festival de Cannes lors de la cérémonie de clôture de la compétition Un Certain Regard, Gagnant du Grand Prix, ce film brésilien a été une énorme claque. J’attends depuis des mois de pouvoir vous en parler et j’ai hâte de pouvoir enfin le faire.

LA VIE INVISIBLE D’EURIDICE GUSMAO de Karim Aïnouz raconte l’histoire de deux sœurs qui vont se retrouver séparées malgré elles par la vie et par un père trop traditionnel dans ce Brésil des années 50. Elles prendront en main leur destin, sans jamais renoncer à se retrouver. Un bijou que je vous encourage vivement à aller voir au cinéma. C’est beau, c’est grand, c’est un film magistralement écrit et porté par deux actrices incroyables notamment Julia Stockler que j’ai trouvé magique.

Un nouveau film cannois qui vaut le détour !

La semaine suivante, on retrouve le nouveau film de Robert Eggers. Vu il y a quelques semaines en festival, The Lighthouse est un film qui m’a vraiment scotché. Porté par un duo totalement improbable mais vraiment impressionnant : Willem Dafoe et Robert Pattinson. Le film raconte la descente aux enfers et la folie qui anime deux gardiens de phares qui se retrouvent bloqués sur leur île. En noir et blanc, en 4/3 et dans un registre fantastique assumé : le film est dérangeant, déroutant et vraiment particulier. Un petit bijou de cinéma comme on en voit rarement. Je vous en reparle très vite! En salles le 18/12.

Le 20 Décembre, c’est 100% Netflix !

Entre inquiétude et hâte, les deux programmes vont faire couler beaucoup d’encre.

Le bonheur de retrouver Anthony Hopkins….en pape. Oui, THE TWO POPES de Fernando Meirelles débarque enfin sur la plateforme. Anthony Hopkins et Jonathan Pryce (le Grand Moineau dans GOT, pour ceux qui veulent une référence catholique en plus) réunis dans ce drame inattendu qui nous plonge dans un tournant historique de l’Eglise catholique. Un thème qui peut en rebuter certains, mais qui ne manque pas d’intérêt. (Et puis, Hopkins, je suis désolée mais il pourrait animer une émission de cuisine : je me jetterais dessus.)

Pour ceux que le drama catholique historique avec deux acteurs incroyables n’intéressent pas (qui êtes vous??) j’ai autre chose à vous proposer : THE WITCHER de Lauren Schmidt Hissrich. J’en entends déjà quelques uns hurler, et je vous comprends. La série est attendue depuis quelques temps déjà mais aussi crainte par beaucoup d’entre vous. Adaptation live de la saga littéraire du Sorceleur et du jeu vidéo, Netflix s’attaque a du gros cette fois ci. Le nom de Henry Cavill pour reprendre le rôle principal ainsi que les premiers visuels ont fait grincer des dents. Le 20 Décembre, il sera temps de prendre son courage a deux mains et de se faire un avis !

IT’S CHRISTMAS TIME.

Yes, i know. Mais pour ceux qui préfèrent passer Noël dans le noir face à quelque chose de VRAIMENT intéressant (désolée tata, mais tes photos de vacances, tout le monde s’en fout), il y a de quoi faire en ce 25 Décembre. Du beau, du poétique et du grand spectacle au programme.

LE LAC AUX OIES SAUVAGES de Diao Yinan, thriller chinois présenté en compétition officielle à Cannes. Un film qui a l’air d’être un petit bijou de réalisation avec un synopsis plutôt banal malgré tout : un chef de gang en quête de rédemption et une prostituée prête à tout pour recouvrer sa liberté se retrouvent au cœur d’une chasse à l’homme. Cela dis, entre les échos qu’on a déjà eu, les images et les bandes annonces, ce film m’enchante déjà et je ne serais vraiment pas contre passer ma soirée en sa compagnie ! Et vous?

En face du tapis rouge, il y a également du grand spectacle. Attention, faites place à … CATS de Tom Hooper ! Alors oui, le casting officiel fait un peu peur (Taylor Swift, Idris Elba, Jennifer Hudson etc) mais les petits noms qu’on ne voit pas beaucoup dans la promo valent le détour : James Corden et Ian McKellen ! Franchement, si ces deux noms donnent pas envie de se dire que ce film va être un bon gros what the fuck des familles… Et puis la bande annonce, honnêtement, elle claque. Des chats, des poils, des chansons et des décors en carton vachement bien faits. Noël c’est aussi ça : se vautrer dans un fauteuil en boulottant des popcorns devant un film presque honteux. Cette année, CATS est là pour ça !

J’espère que ce petit récap des sorties que j’attends le plus pour ce dernier mois de 2019 vous a plu ! N’hésitez pas à rajouter les vôtres en commentaires (je sais que vous allez ajouter Star Wars pour certains, promis on ne vous juge pas)! On se retrouve demain pour la case numéro 2 😉

SHAME (2011) : le vide sous toutes ses formes

En ce mois de Novembre, mois gris et pluvieux, je me suis dis qu’il était temps de vous sortir ma critique sur ce film que j’ai vu pour la première fois il y a quelques semaines. Alerte : il semble y faire chaud, mais pas forcément bon vivre, vous voilà prévenus !

SHAME est un film de Steve McQueen avec Michael Fassbender et Carey Mulligan, sorti en 2011. Ce drame raconte, de manière assez brutale, l’histoire de Brandon trentenaire célibataire, bosseur et accroc au sexe. Il se perd dans une addiction qui devient glauque, dangereuse et malsaine. Sa petite sœur Sissy, débarque alors chez lui sans prévenir. Sa présence va pousser Brandon dans ses retranchements.

Interdit aux – de 12 ans, le film est par moment assez difficile à regarder. L’addiction de Brandon l’a rendu très solitaire et chaque interaction avec une autre personne se transforme en une rencontre malsaine, douloureuse, empreinte d’un besoin contrôlé de posséder l’autre peu importe ce qu’il est. Les séquences de sexe sont parfois extrêmement violentes psychologiquement, car Brandon est un véritable monstre dans ces moments là. Sans âme, il s’évade tout en ayant la sensation de n’être vivant que par ces quelques minutes de plaisir. Tel un animal se jetant sur sa proie, Brandon évalue l’environnement et le contexte avant d’attraper sa victime. Il n’y a pas de scènes sans consentement, que l’on s’entende bien, Brandon parvient à contrôler son addiction à ce stade ci. Cependant, entre les prostituées, les collègues, les amies ou un mec dans une ruelle : le sexe n’a pas de visage. Encore plus perturbant, son addiction aux films pornos qui défilent sans cesse sur son écran que ce soit chez lui ou au travail. Brandon est seul, perturbant, mais solide addict, mais non-violent : c’est un homme moderne, accroc à la seule chose qui lui donne l’impression d’exister.

L’arrivée de Sissy dans cet appartement presque immaculé est comme une tornade. On comprend très vite que leur relation est également très destructrice et qu’elle a subi les conséquences de l’isolement volontaire de Brandon. On le découvre agressif face à une jeune femme envahissante, mais aimante. Sissy aime son frère, mais elle sait que quelque chose ne va pas chez lui. Elle tente de le faire réagir, tout en essayant elle même de se retrouver. Une séquence déchirante, où ils s’expriment tous les deux sur leur enfance et leur relation, va faire basculer Brandon dans une rage folle. Ils sont très proches, McQueen joue constamment sur cette proximité qui n’ira pas jusqu’à l’inceste. Comme ci la seule réponse à l’amour platonique était le rejet et la violence. Brandon ne sait pas aimer sa sœur, il ne voit en elle qu’un corps qui empiète sur son quotidien et qu’il ne peut pas posséder.

Sissy est une jeune femme sublime mais perdue également. Son personnage va servir à révéler davantage les blocages et la souffrance de Brandon. Mais aussi de mettre en lumière la vision qu’il peut avoir de lui même. Ses insultes et ses gestes envers Sissy lorsqu’elle couche le premier soir avec un de ses collègues, montrent toute la haine et le dégout qu’il ressent envers le sexe. La présence de Sissy va également mettre en avant l’isolement de Brandon, qui n’a pas d’amis et qui ne parvient pas à faire l’amour à une femme si elle lui apporte autre chose que du plaisir. Ce blocage, cette impuissance lorsqu’il s’agit d’une femme pour laquelle il ressent d’autres choses que juste une pulsion sexuelle est un aspect qui ne trouvera jamais d’issue dans le film. McQueen nous laisse dans un chaos et il n’est en aucun cas question de nous réchauffer le cœur, mais plutôt de faire un constat glacial du monde et de ses déviances.

L’un des rares films traitant le sexe qui ne vous donne pas envie de vous jeter sur votre partenaire. Le sexe est ici très froid, distancié, animal : à l’image du personnage. Le film, et c’est bien là toute sa réussite, parvient à garder cette distance malgré les larmes, le sang, le sperme, la sueur qui se déverse à l’écran. SHAME est un film incroyablement calibré, écrit et réalisé. C’est son aspect presque clinique qui fait de ce film une sorte d’installation plasticienne démontrant les rouages d’une société malade et impudique.

SHAME est un chef d’œuvre, sur la solitude et sur le vide qui nous ronge. L’addiction au sexe peut être remplacée aujourd’hui par l’addiction aux réseaux sociaux. Le mal moderne que l’on côtoie constamment et dont on ne sait pas se défaire. Le thème choisi par McQueen n’est qu’une énième expression de la solitude moderne. Le film est d’une noirceur vertigineuse qui vous dérange et vous rend mal à l’aise tout le long. Dans chaque plan, la composition est précise et illustre ce vide profond qui entoure Brandon.

La séquence finale du film est d’une puissance sans nom et, dans sa violence, condamne le personnage à perpétuité. Il reste froid, mécanique et le peu de chaleur émanant de lui n’est qu’une façade face à l’impuissance dont il fait alors preuve. Michael Fassbender a reçu de McQueen l’un des plus beaux cadeaux de sa carrière. Ce personnage vit à travers lui et on le sent habité profondément par son histoire. Si ce n’est pas le rôle de sa vie, ça en a quand même les traits. Une œuvre totale qui en dérangera plus d’un tant elle est proche de ce que nous redoutons le plus.

Un film à voir, en ayant le cœur bien accroché et l’œil bien affuté.