MARIANNE de Samuel Bodin – la république de l’horreur

Une série d’horreur made in France : rien que ça, ça peut faire peur ! Les séries françaises, surtout sur Netflix, ne sont pas vraiment gage de qualité malheureusement. Série policière ou comique en passant par la romance : les productions françaises Netflix sont souvent assez maladroites si ce n’est pas clairement mauvaises. Alors quand j’ai entendu parler d’une série d’horreur qui sortait en début Septembre, j’avoue ne pas avoir été très excitée. Le genre étant déjà très difficilement renouvelable et, surtout, après la bombe THE HAUNTING OF HILL HOUSE (qui avait pris directement sa place dans mon TOP 2018 juste ici), la barre était très haute notamment quand on s’attaque au thème des esprits ou des entités.

MARIANNE est une série d’horreur française écrite et réalisée par Samuel Bodin. Diffusée sur Netflix depuis Septembre 2019, la série à déjà fait couler beaucoup d’encre et les avis sont partagés. La série se découpe en 8 épisodes de presque 1h chacun, et raconte l’histoire de Emma Larsimon auteure à succès qui est forcée de retourner dans son village natal Elden pour faire face à des événements tragiques et surtout, à son personnage principal qui semble avoir pris vie.

MARIANNE : UNE SÉRIE INÉGALE SUR TOUS LES POINTS

Le GROS point négatif de la série, c’est, à mon avis, son inégalité sur tous les aspects. En effet, que ce sois en terme de jeu, de scénario, de réalisation ou d’écriture des personnages : la série est extrêmement inégale et c’est son plus gros point faible. La qualité, très présente au demeurant, n’est pas linéaire et laisse donc le spectateur dans un sentiment extrême d’incertitudes et de questionnements.

J’ai vu beaucoup de critiques qui remettaient en question le jeu des acteurs. C’est une critique facile, dès qu’il s’agit de cinéma français (surtout du cinéma de genre) mais cette fois ci, elle me parait assez légitime même si j’y apporterai un peu de nuance. Le jeu d’acteur n’est vraiment pas exceptionnel dans MARIANNE. La plupart des acteurs surjouent énormément et certaines scènes sont, de surcroit, extrêmement gênantes (comme la fameuse scène de déclaration dans la voiture, qui a du mettre à peu près tout le monde très mal a l’aise). Cependant, à mes yeux, ce jeu est la conséquence première de l’écriture de la série. Le scénario, les épisodes et les personnages sont tous écrits de manière totalement inégale. Samuel Bodin, avait-il peur de jouer à fond la carte de l’horreur? Peut-être. Ce qui est sur c’est qu’il n’assume pas ce registre jusqu’au bout et c’est ce qui donne aux personnages (et aux acteurs) une consistance moindre. Entre registre comique, policier et horrifique : il faut choisir quand on ne sait pas vers lequel se tendre. Certains épisodes, notamment les 2 premiers, sont vraiment très réussis. Le premier épisode est effrayant, totalement calibré et parvient à nous accrocher jusqu’à la dernière seconde. Seulement, dès le milieu du deuxième épisode, Samuel Bodin inclut de l’humour (comique de situation, sarcasme, répliques cinglante, lourdeur) qui dénote complètement avec l’ambiance dans laquelle il a pu nous laisser à la fin de l’épisode précédent.

Du coup, le jeu des acteurs est forcément moins bon puisqu’ils oscillent constamment entre plusieurs registres de ton. Autant, sur certains films cela peut fonctionner lorsque l’humour est bien dosé voir intelligent ou que l’horreur est assumée comme étant parodique ou autre. Autant là, ce choix désarçonne totalement le spectateur et les acteurs. On a des scènes profondément effrayantes avec l’incroyable Mireille Herbstmeyer (Madame Daugeron aka Marianne), qui est à la base une grande comédienne de théâtre et qui, là, m’a totalement bluffée. Certains ont qualifié son jeu de too much, pour ma part, je le trouve absolument parfait. Elle est terrifiante, glauque, malaisante et surtout, elle parvient à garder ce ton du début à la fin. Et en face, on nous donne des scènes où les acteurs s’envoient des vannes potaches sur un ton proche des téléfilms sur France 3. Cette césure entre les registres est profondément déroutante et surtout, ne fonctionne pas du tout.

Entre teen movie, film d’horreur et téléfilm du dimanche : la série se perd un peu et ne nous permet pas de rester scotchée à elle durant ses huit épisodes. En quelques images, vous allez pouvoir constater par vous même les différences visuelles.

Film policier du dimanche
Teen Movie
Film d’horreur

Et pour parler rapidement du casting, je rejoins les nombreuses critiques qui ont pu être faites à ce sujet : il n’est vraiment pas convaincant. A part Mireille Herbstmeyer que je trouve parfaite, le reste du casting oscille constamment entre profonde conviction et banalité sans nom. Alban Lenoir, pourtant assez réputé, est vraiment méconnaissable et m’a laissé assez pantoise devant sa piètre prestation. Quant au groupe de jeunes, à part Lucie Boujenah qui ne s’en sort pas trop mal malgré le peu de crédit offert à son personnage, le reste est globalement assez oubliable. Pour finir, Victoire du Bois, héroïne principale de la série est assez complexe. Elle peut autant vous donner des frissons que vous laissez totalement indifférente. Son jeu n’est pas assez intense pour moi. Cela dit, je trouve le personnage assez bien écrit au contraire, et son aspect antipathique est pour moi l’une des choses les plus réussies en terme d’écriture. Il ne vient pas de nulle part et elle interprète assez bien cette dualité entre ses réelles envies, son passé et ce qu’elle a été obligée de faire pour disparaitre.

Alban Lenoir dans MARIANNE
Mireille Herbstmeyer

Au-delà du jeu d’acteur, c’est aussi en terme de réalisation que la série se divise. Le travail sur la photographie est vraiment très important. La composition des plans est, la plupart du temps, extrêmement bien ficelée et visuellement, c’est assez bluffant pour une production française. Les décors réels (la série a été tournée en Bretagne) servent totalement le propos de la série avec de grandes étendues agitées (mer, plaines venteuses, rochers etc). Certaines scènes, de nuit, sont sincèrement impressionnantes comme celle où les parents d’Emma se retrouvent dans leur jardin en pleine nuit. La composition du plan est incroyable et cela renforce l’imaginaire et l’impact de la série. L’un des plans finaux, que l’on voit dans les teasers, est spectaculaire avec cette sorcière immense se tenant derrière Emma. De plus, Samuel Bodin a mis en œuvre une véritable obsession pour le détail qui est très appréciable. Retour sur les légendes urbaines, sur l’Histoire de France et les sorcières, le moyen-age : on est embarqués dans une véritable histoire avec démons, sorcellerie, ancrage historique et symboles étranges. On notera notamment une séquence très chouette où on nous montre l’histoire de Marianne et son mari le démon Béleth avec des parchemins et des animations. Le souci du détail et du visuel est donc vraiment important dans la série, comme le prouve également le générique avec ce motif du trou qui revient constamment comme une tache d’encre (Emma étant auteure, l’histoire se basant sur ses écrits etc.).

Cependant, et vous vous en doutez, d’autres séquences sont totalement dépourvues d’intérêt et montrent clairement le manque de moyens dans la production de la série. Mettre tout son budget dans certaines scènes incroyables, c’est un choix, mais sur cette série, je ne pense pas que ce soit le bon. Tourner des scènes où l’intérêt est clairement comique ou pour faire avancer des histoires de cœurs vieilles d’une quinzaine d’années : c’est un mauvais choix stratégique, surtout sur une série de huit épisodes dont certains ne dépassent pas la demie-heure. Le scénario, lui aussi très bancal, méritait qu’on s’y attarde réellement et qu’on ne se perde pas en fioritures. Le rythme visuel et scénaristique de la série est donc profondément à revoir et m’a gêné à plusieurs reprises dans mon visionnage.

LES (nombreux) CLINS D’ŒIL AU GENRE

Il est impossible de ne pas parler des références (parfois grossières) globalement bien ancrées dans la série par son réalisateur. Car si certains plans sont aussi magnifiques, c’est aussi parce qu’ils font appel à notre mémoire cinéphile et nous ancre dans des univers que nous connaissons déjà. Pour ne citer que celles que j’ai repérée au premier visionnage, il y a notamment une très claire référence au film L’EXORCISTE qui est le maitre du genre, avec cette séance de spiritisme de la bande d’amis , quand ils sont plus jeunes, qui se termine par Emma, qui fait le pont et profère des insultes.

THE EXCORCIST , William Friedkin, sorti en 1973
MARIANNE, série de Samuel Bodin

On trouve aussi une belle image rappelant l’un des plans les plus traumatisants de SHINING (pour moi en tout cas) avec cette sorcière assise au bout du lit que l’on aperçoit par une porte entrouverte et qui montre du doigt quelque chose de potentiellement plus traumatisant encore. Comment ne pas se rappeler automatiquement de cet ours dans l’une des chambres de l’hôtel où Danny se promène ?

SHINING de Stanley Kubrick (1980)
MARIANNE

Un peu plus loin dans la série, Samuel Bodin nous offre un clin d’œil à l’un des plus grands films policiers : SEVEN de David Fincher. Un clin d’œil pas du tout subtil qui n’échappera pas à ceux qui, comme moi, ont été marqué par ce film incroyable. On y retrouve des éléments très similaires au chapitre « La Paresse », que ce soit dans l’ambiance lorsque les policiers entrent dans la pièce, dans la composition de la scène ou le jumpscare final.

SEVEN de David Fincher (1995)
MARIANNE

On retrouve également plusieurs références claires à la saga d’horreur INSIDIOUS avec cette entité démoniaque qui s’empare d’une enfant et l’emmène dans un monde parallèle où vivent les démons. Mais aussi un clin d’œil à THE GRUDGE et cette fameuse main qui sort de la tête du personnage. Enfin, et non pas des moindres, Samuel Bodin nous rappelle malgré nous l’une des scènes les plus malaisantes du cinéma de Mr Night Shyamalan dans THE VISIT avec cette grand-mère, nue, qui vomit toutes ses tripes.

MARIANNE est une bonne série française. Se lancer dans le genre de l’horreur, surtout à la télévision, c’est un exercice très périlleux. En France, le genre est rarement mis en avant dans les productions et le cinéma français est, de base, assez moqué (ce qui n’est absolument pas légitime) puisque ce sont uniquement les grosses productions françaises dont on parle et qui sont, il est vrai, totalement ridicules. Cependant, la série française revient en force depuis quelques années notamment sur Canal + qui sait proposer de véritables créations originales qui valent le coup d’œil. L’une des grosses claques de cette année étant LES SAUVAGES. Seulement, sur Netflix, la production française a vraiment du mal à se faire une place. Après MARSEILLE dont le monde entier avait rit, ou FAMILY BUISNESS qui n’était vraiment pas terrible : il est difficile de prouver aux spectateurs que la France a encore une carte a jouer.

S’emparer de cette carte pour en faire une série d’horreur, c’était culotté. Et Samuel Bodin a, à mon sens, ouvert la voie. Car, même si la série est loin d’être parfaite, elle montre une certaine qualité photographique et permet de prouver que les Français sont également très attachés aux ambiances et aux cadres de leurs récits. Malgré un casting peu convaincant et un scénario qui perd en force au fur et à mesure des épisodes, la série a vraiment un cachet particulier. Tournée en décors réels, détaillée, extrêmement belle par moment : MARIANNE tire son épingle du jeu avec certitudes. Cela dit, il est clair qu’il y a du potentiel inexploité et c’est vraiment dommage. S’il y a une saison 2, j’espère que Samuel Bodin parviendra à canaliser son énergie sur un seul registre et pourquoi pas, proposer une véritable série d’horreur digne de ce nom. Car même si « Marianne ne part jamais sans rien », elle nous laisse quand même assez intrigués.

Envie d’en savoir plus? La partie audio, avec spoilers, c’est par ici !

LES SAUVAGES : le coup de maître de la rentrée

Je vous en parlais dans mon article sur les séries de la rentrée (à lire juste ici) : Canal + à dévoilé ce Lundi 23 Septembre sa nouvelle série française. LES SAUVAGES réalisée par Rebecca Zlotowski (rien que ça) est une série politique française qui met en scène l’arrivée au pouvoir d’un président pas comme les autres. Idder Chaouch est élu, et la France s’embrase. La tentative de meurtre dont il est victime le soir de son élection va changer le pays et la vie de nombreuses personnes. Enquête policière, crise identitaire, fresque politique et familiale : LES SAUVAGES est un réel coup de maitre dans le paysage audiovisuel français.

La férocité de Rebecca Zlotowski

Les premières minutes de la série sont déjà percutantes : on emploie des termes controversés, on met en avant une population rejetée et stigmatisée etc. LES SAUVAGES c’est d’abord des romans, écrits par Sabri Louatah, né à Saint-Étienne dans une famille d’origine algérienne. Il écrit quatre tomes, traduits dans de nombreux pays, sur l’arrivée au pouvoir du premier président français d’origine algérienne. On est en 2012, Barack Obama est président des États-Unis depuis trois ans et Sabri Louatah se sert énormément de cette révolution outre atlantique pour construire son histoire. Sept ans plus tard, on découvre LES SAUVAGES sur le petit écran et l’histoire est encore plus poignante. Co-scénariste de la série, il laisse la réalisation à Rebecca Zlotowski, réalisatrice controversée qui aime détourner les clichés et qui revendique son envie de faire bouger les consciences. Présente à Cannes cette année avec son film UNE FILLE FACILE avec Zahia Dehar, la réalisatrice a déjà fait beaucoup de bruit cette année et n’est pas prête de s’arrêter.

Rebecca Zlotowski chez Clique pour LES SAUVAGES

Pour sa première série, il était donc légitime de la retrouver à la tête d’une œuvre aussi puissante. On reconnait Rebecca Zlotowski partout : son envie de ne rien cacher, de sublimer les mots et les gens, de se servir des clichés et des préjugés, d’être crue et d’aller au fond des choses. C’est avec férocité que la réalisatrice, s’alignant avec les romans de Sabri Louatah, donne sa vision des choses. Avec un rythme magistral qui réussit à condenser les quatre romans en six épisodes, elle en conserve les ambitions et dépeint une fresque sociale et politique incroyable, complexe et nuancée.

Avec au centre de la série, cette question de la haine qui est traitée de manière très complète. La haine de l’autre, la haine de soi, la haine de ses origines qui vient aussi de la haine que l’on reçoit et que l’on reproduit. Haïr sa famille ou son pays, c’est aussi haïr son histoire. Vision extrêmement féroce des sentiments qui règnent en France, dans chaque communauté et aussi, au sein d’une même famille. Le discours de fin de Roschdy Zem est poignant, froid et bouleversant. Qu’est-ce que veut dire « être français » aujourd’hui? La série répond, et cela ne va pas plaire à tout le monde.

Un casting extrêmement convaincant

Au delà du propos, c’est également le casting qui fait de cette série une belle réussite. Pour porter une histoire aussi forte, il fallait trouver des personnes capables de faire résonner tout ça et le pari est réussi. On retrouve des acteurs français très connus comme Marina Fois, Amira Casar ou encore Roschdy Zem (qui explose de justesse) qui côtoie des nouvelles têtes dont certaines assez inattendues. Le rapeur Fianso, de son vrai nom Sofiane Zermani, joue la figure menaçante de la série avec un talent assez impressionnant. Jamais dans l’excès, il parvient à convaincre et à prendre sa place à l’écran. Une vraie révélation, également, pour la jeune actrice suisse Souheila Yacoub, que l’on a déjà pu voir chez Gaspard Noé pour Climax ou dans le clip de Lomepal : « Trop beau ». Elle joue également à Paris, au théâtre, sous la direction de Wadji Mouawad. Un parcours intriguant et prestigieux pour cette actrice de 27 ans qui joue ici une fille aimante mais aussi une redoutable directrice de campagne. En tête d’affiche, on retrouve aussi Dali Benssalah, un jeune acteur français que vous avez sans doute vu dans le clip fou de The Blaze, sorti il y a deux ans, qui a fait le tour du monde. L’acteur alors inconnu a été repéré et sera à l’affiche du prochain 007, rien que ça ! Dans Les Sauvages, il joue le rôle de Fouad, fil rouge entre les deux familles et qui incarne parfaitement cette honte de ses origines presque aussi destructrice que la haine dont il est victime. Mention spéciale aussi pour le reste du casting qui est tout aussi puissant, notamment le jeune tireur, joué par Iliès Kadri.

Un casting qui, véritablement, apporte du cachet à la série. Roschdy Zem est magistral dans ce rôle de politicien qui ne veut pas faire comme les autres, de père, de mari et d’homme tiraillé par son histoire. Il ressemble à chacun des personnages, tous tiraillés par une forme de dualité. Une dualité que nous connaissons tous. Notre sexualité, notre famille, notre histoire, notre religion ou nos choix : on est tous catégorisés, jugés, emprisonnés. Les Sauvages montrent le pire mais aussi le meilleur de l’être humain lorsqu’il est confronté à sa condition.

Un discours percutant

Il y a deux scènes de vrai « discours » : la scène de débat qui ouvre la série et le discours de fin du dernier épisode. Ce choix d’ouvrir et de fermer la série par deux moments politiques très forts en France (le débat des présidentielles et l’investiture) est extrêmement puissant. Les propos de Idder Chaouch résonnent alors tout au long de la série et servent de fil rouge. Le silence, les questions sur l’origine, sur la légitimité à être français. Et la question qui va animer toute la série, et tous ses protagonistes, c’est bien cela. Qu’est ce que cela veut dire, aujourd’hui, d’être français? Dans une France en lambeaux et en flammes, la question se pose encore. Et en tant que spectateurs, on finit par se questionner aussi. Et c’est là la grande réussite de la série : parvenir à cogner là où ça fait mal. En six épisodes, dans un rythme effréné, avec un spectre politique et familial, Les Sauvages questionnent tout le monde sur son histoire et sur ce que nous sommes prêts à accepter pour notre avenir. Idder Chaouch répond finalement à cette question dans son discours de fin, et nous fait frissonner tant il est droit, froid et profondément changé. L’idée qu’il représente à la fin, entouré par son histoire (notre histoire) est très puissante.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller de jeter un œil à cette nouvelle série. Déjà parce qu’elle est française et qu’il est très rare de retrouver une telle qualité (malheureusement) dans notre paysage télévisuel. Ensuite car Les Sauvages parle à tous et sert avec une sacrée puissance un discours qu’il est important d’écouter. Il ne s’agit pas de faire la morale, Rebecca Zlotowski est bien plus subtile que cela. Il s’agit de combattre les préjugés tout en plongeant la tête la première dans ce qu’ils provoquent. Enfin, car au delà de la fresque sociale et politique, c’est une profonde histoire familiale complexe absolument passionnante. Ajouter à tout cela une très belle qualité d’écriture et de mise en scène et vous obtenez le coup de maitre de cette rentrée.

LES SAUVAGES de Rebecca Zlotowski et Sabri Louatah, disponible sur My Canal.