THE POLITICIAN : un deuxième tour pour Ryan Murphy

J’ai enfin eu le temps de finir la nouvelle saison de The Politician, série satirique signée Ryan Murphy.

Ryan Murphy c’est qui? Eh bien mes chers amis, c’est un sacré bonhomme ! Réalisateur de nombreuses séries à succès comme Nip Tuck, Glee, American Horror Story, Pose ou encore Feud sans oublier le grand écran avec son film Mange, Prie, Aime sorti en 2010 : Ryan Murphy est un auteur prolifique, aussi controversé qu’admiré et pour cause. Comme vous avez pu le constater, avec la liste non exhaustive ci dessus, le réalisateur aime provoquer son public et propose des choses toujours extravagantes, improbables voir complètement glauques.

Alors quand Netflix a annoncé sa première collaboration avec cet ovni du petit écran, cela a tout de suite piqué ma curiosité. A l’heure actuelle, une nouvelle œuvre de Ryan Murphy a vu le jour sur la plateforme, il s’agit de la série HOLLYWOOD, mais je vous en reparlerai bientôt.

THE POLITICIAN : l’arrivée remarquée de Murphy sur Netflix

Lors de son lancement en septembre 2019, la série avait divisé la critique : rafraichissante pour certains, creuse pour d’autres. Pour ma part, ce fut une sacrée surprise. The Politician raconte les ambitions politiques du jeune Payton Howbart (Ben Platt) qui pense être le prochain président des Etats Unis. Entouré d’une équipe de campagne haute en couleurs dès le lycée, il organise et contrôle sa vie dans l’unique but de gravir les échelons de la politique. Un pitch digne de Murphy, avec une réalisation lumineuse, des personnages complétements barges et une satyre politique rondement menée.

THE POLITICIAN SEASON Season 1 CREDIT Courtesy of NETFLIX PICTURED Ben Platt

Dans la première saison, comme une longue introduction au destin de Payton, on le suit dans sa campagne pour devenir délégué de son lycée. Déjà, les tensions et les coups bas fleurissent. Mais Murphy nous plonge également dans le quotidien et l’intimité de Payton, en nous montrant son univers familial (absolument décadant) ainsi que ses failles personnelles. Durant toute la saison, on assiste à une métaphore du système politique américain dans cette cour de lycée. Une belle réussite, satyrique et flamboyante. La saison se clôture ensuite par la promesse d’une suite grandiose lorsque Payton décide de s’installer à New York pour se présenter au Sénat local.

Une deuxième saison réussie mais pas très inspirée

Malgré un début dynamique, la saison deux peine à trouvé le bon ton. Murphy n’arrive pas à trouver un sujet fort à traiter et cela pèse sur toute la saison qui se perds finalement dans des histoires sans intérêts (coucheries, trahisons, etc).

Le casting reste tout à fait impressionnant et Ryan Murphy sait comment faire vivre son histoire à l’image. Malheureusement, le scénario est loin d’être passionnant et la série traine en longueur. Et c’est là que se trouve ma déception : cette saison est un enchainement de situations plus improbables les unes que les autres, qui traitent de sujets certes intéressants (la polygamie, l’écologie, la politique, la corruption etc) mais sans jamais aller au bout. L’intérêt de la série perd alors un peu de son essence.

L’une des réussites de cette saison est néanmoins le traitement du personnage de Gwyneth Paltrow qui incarne avec brio la mère flamboyante de Payton. Elle décide alors de se présenter aux élections gouvernementales pour mettre en avant le droit des femmes et elle se bat dans une campagne passionnante où elle incarne finalement ce clivage de plus en plus présent aux États Unis.

Un clivage que l’on ressent également dans l’épisode sur les électeurs où une mère et sa fille se dispute sur le sujet de l’écologie. Un grand thème qui peut réunir toutes les générations face à un même combat : c’est ce qui manque cruellement à la politique actuelle. Et Murphy parvient, dans cet épisode, à engendrer une réelle réflexion autour de ses sujets.

La saison 2 parvient donc malgré tout à immiscer quelques idées pertinentes sur le monde actuel tout en gardant sa patte esthétique si spécifique. Mais la globalité de la série est loin d’être satisfaisante et c’est bien dommage.

Malgré tout, je vous recommande de vous pencher au moins sur la première saison qui, à mon sens, fourmille de belles idées, le tout associée à l’esthétique si particulière de ce cher Murphy.

Disponible sur Netflix.

MODERN LOVE : chroniques nostalgiques

Telle une tasse de thé chaud qu’on s’octroie un soir d’hiver en regardant la neige tomber par la fenêtre, Modern Love nous enveloppe de cette sensation délicate et réconfortante qu’est la nostalgie.

Adaptée de la célèbre chronique du New York Times du même nom, Modern Love, dépeint avec une certaine franchise, l’amour au XXIe siècle. Et ces petites capsules de vies font du bien.

Loin du chef d’œuvre télévisuel, cette mini série de John Carney raconte huit histoires d’amour qui questionnent chacune une problématique différente : le temps, la confiance, la protection, l’estime de soi, l’adoption ou le rapport familial. Avec un casting surprenant et chaleureux (Cristin Milioti, Dev Patel, Tina Fey, Anne Hathaway, Andrew Scott, Olivia Cooke ou encore Ed Sheeran qui fait une apparition) l’objectif de la série est de vous offrir une douce parenthèse. Cela ne marche pas toujours, et la qualité de la série n’est pas toujours au sommet, cependant, les sensations et les rêveries que déclenchent certaines histoires sont belles et bien là.

J’ai eu un sacré coup de cœur pour l’épisode 3, « Take Me as I Am, Whoever I Am », qui m’a donné envie de vous parler de cette série. Même si le thème général de la série ne vous parle pas plus que ça, je vous encourage à voir cet épisode.

Il s’agit de l’histoire de Lexi qui raconte sa bipolarité et surtout son quotidien depuis qu’elle cache sa maladie à tous ceux qui la connaissent. Et croyez moi, Anne Hathaway dans ce rôle est incroyable. J’ai trouvé que le traitement de cette maladie mentale, si peu exposée, était vraiment beau. On assiste à une véritable souffrance mais aussi à l’acceptation si difficile de soi même avant de pouvoir faire entrer d’autres personnes dans sa vie. C’est un épisode qui m’a vraiment touché et que je vous conseille fortement.

J’ai également beaucoup aimé « When the Doorman Is Your Main Man » qui ouvre la série et raconte la relation tendre et privilégiée d’une jeune femme avec son portier ainsi que « At the Hospital, an Interlude of Clarity » qui nous offre une belle réflexion sur le besoin d’attention et les relations éphémères.

Modern Love, disponible sur Amazon Prime Video.

Une deuxième saison est prévue pour cette année.

CALENDRIER DE L’AVENT #20 – Les épisodes de séries spécial fêtes (grands et petits)

Plus que 5 jours avant Noël ! Les vacances de fin d’année sont également propices à se vautrer dans son canapé (seul, en famille, entre amis, en amoureux … avec son chat) devant nos séries préférées ! Le hiatus hivernal, cette coupure pendant les fêtes, nous prive généralement de nouveaux épisodes ou des suites de nos séries préférées. Cependant, quelque soit votre série adorée, vous pouvez être sûr qu’il existe un épisode spécial de Noël ou des épisodes se déroulant durant les fêtes.

Je vous ai donc concocté une petite sélection des meilleurs épisodes de cette période. Et croyez moi, certains ont une magie de Noël bien particulière ! C’est parti !

BLACK MIRROR / Saison 2, Ep 4 « White Christmas »

Je ne vous ai jamais dis que cette sélection serai uniquement pleine de joie ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis ! Mais l’un des épisodes se déroulant pendant les fêtes qui a le plus marqué l’histoire des séries c’est certainement celui là. L’épisode White Christmas de la série Black Mirror mettra n’importe qui mal à l’aise. La série, connue pour être anxiogène, anticipatrice et futuriste nous plonge cette fois dans les extrêmes de la technologie et notamment de l’intrusion de cette dernière dans notre vie privée. Avec l’excellent Jon Hamm en personnage principal, White Christmas remet en cause notre utilisation poussée à l’extrême des technologies et nous questionne sur le monde actuel. Une excellente opportunité de mettre un grand froid dans la pièce avant d’entamer le diner de Noël !

Plaisanterie mise à part, cet épisode est un excellent moyen de discuter ensuite en famille ou avec ses amis de certains sujets. Et au delà de ça, c’est encore une fois une prouesse de la série. A voir absolument.

Mais promis, après ça, on retrouve une ambiance un peu plus légère.

DOCTOR WHO / Christmas Spécial

Restons dans les mondes parallèles avec les épisodes spéciaux de la série culte Doctor Who. Depuis son retour sur les écrans en 2005, il n’y a pas un seul Noël sans l’épisode spécial. Parfois totalement indépendants de la série et d’autres intimement liés à l’intrigue de la saison suivante par exemple. Pour les fans de la série il y a donc de quoi faire pendant les fêtes puisqu’il existe une dizaine d’épisodes de Noël. Mais l’un de mes favoris est sans nul doute celui de 2007 dans lequel le Docteur (joué à l’époque par le grand David Tennant) rencontre la belle Astrid (incarnée par Kylie Minogue) et l’embarque dans ses aventures. Un Titanic spatial, une rencontre et un Docteur fou : que demande le peuple?

NEW GIRL / Saison 1 Ep 9 « Le râteau de Noël »

La colocation la plus stylée du petit écran fête Noël dans cette première saison et autant dire que ça vaut le détour ! Schmidt, Cece, Winston, Nick et Jess se retrouvent tous pour une soirée forte en émotions … et en ruptures ! Un épisode hilarant et touchant : tout ce qu’on aime pour les fêtes.



THE BIG BANG THEORY / Saison 2 Ep 11 « Les Cadeaux de Noël »

Dans cet épisode intitulé « The Bath Item Gift Hypothesis » en version originale, la série renvoie Sheldon à ses inaptitudes sociales via un dilemme aigu : le moindre cadeau de Noël offert implique qu’un cadeau soit offert en retour… L’un des épisodes les plus drôles et touchants, avec ce rapprochement improbable avec Penny, leur jeune voisine qui lui offre le plus beau des cadeaux !

FRIENDS

Ceux qui me connaissent sont déjà en train de lever les yeux au ciel en se disant « encore?! » mais oui, FRIENDS, est certainement la série que j’ai le plus visionné de toute ma vie et je ne pouvais pas finir cette sélection sans parler de ses nombreux épisodes de Noël. Drôles, divertissants et nombreux surtout (en 10 saisons, ils ont vécu pas mal de Noël évidemment). Entre déguisement improbable, dessert raté, dinde sur la tête et danse culte : il y a de quoi faire. Un récap de tous les épisodes de Noël a été posté sur la chaine de Netflix juste ici. Mais voici mon podium avec mes trois épisodes préférés !

Saison 6 épisode 10 : celui qui souhaitait la bonne année

Un épisode sur le Nouvel An, où Ross et Monica dansent la fameuse « Routine ». Mémorable !

Saison 7 épisode 10 : Celui qui se déguisait

Dans cet épisode de Noël, Ross tente d’expliquer à son fils les traditions juives. Un des nombreux épisodes costumés mais surement l’un des meilleurs !

Saison 5 Ep 8 : Celui qui avait des souvenirs difficiles à avaler

Épisode où chacun se rappelle son pire Thanksgiving avec cette scène incroyable de Joey et cette dinde sur la tête. Un épisode de fêtes où on en apprendra énormément sur chacun d’entre eux et qui finira par une scène devenue culte où Monica danse avec une dinde sur la tête devant Chandler qui lui avoue ses sentiments pour la première fois.


Et pour les enfants?

Si vous souhaitez leur proposer une petite pause devant la télé, sans vous lancer dans un film de 2h avec plein de chansons insupportables ! J’ai pensé à vous aussi avec quelques idées de mon enfance.

LES ZINZINS DE L’ESPACE –  » Profession : Père Noël « 

Je ne sais pas si c’est toujours diffusé, mais c’était l’une de mes séries préférées quand j’étais enfant ! Et cet épisode est vraiment très drôle.

PRINCESSE SARAH – Épisode 46 « Au Revoir Sarah »

Plus classique mais tout aussi chouette pour les enfants, cet épisode raconte le Noel de Sarah à Londres puis au pensionnat où elle fera une surprise à ses amis !

LES SCHTROUMPFS – « Le Miraculeux Noël des Schtroumpfs »

Un classique efficace de ma génération, les aventures des Schtroumpfs sont toujours un plaisir pour les enfants. Cet épisode spécial Noël est vraiment réussi !

J’espère que cette sélection pour petits et grands vous aura plu ! Passez un bon week-end ! On se retrouve demain pour la suite du calendrier de l’Avent !

CALENDRIER DE L’AVENT #12 – MES SÉRIES FAVORITES 2019

L’année n’est pas encore finie, mais la rétrospective commence déjà dans ma tête ! Je me suis donc demandée, quelles ont été les séries que j’ai le plus aimé cette année ? Retour sur une année riche en séries et en petites pépites !

Cette année, il y a eu pas mal de surprises coté séries.

Du made in France avec Les Sauvages de Rebecca Zlotowski, diffusée sur Canal. Une série sur l’arrivée au pouvoir d’un président « différent », via le prisme de deux familles qui se déchirent, que j’ai trouvé vraiment très intéressante et dont je vous ai fait une critique à lire juste ici.

Toujours sur Canal, j’ai pu découvrir de vraies pépites notamment avec Gentleman Jack de Sally Wainwright avec l’incroyable Suranne Jones. Une série anti conformiste sur le destin de Anne Lister, une propriétaire terrienne homosexuelle et qui n’a pas la langue dans sa poche. Une merveille d’humour dont je vous ai également déjà parlé juste .

En parallèle, j’ai continuer à suivre Killing Eve, avec la saison 2 diffusée sur OCS cette année. Une saison plus sombre mais toujours aussi incroyable. Cette série, créée et écrite par Phoebe Waller-Bridge raconte l’histoire d’une agent du MI5, Eve Polastri, qui enquête sur une tueuse à gages appelée Villannelle. Les deux femmes vont développer une obsession réciproque ambiguë et violente. Une relation que je ne me lasse pas de suivre, surtout lorsque Jodie Comer crève autant l’écran.

En parlant de suite, j’ai également été obsédée par la saison 3 de The Handmaid’s Tale de Bruce Miller. La série évènement basée sur les romans de Margaret Atwood est revenue pour une saison 3 explosive et totalement folle. On retrouve Gilead et son univers glauque, entre les Martha, les servantes et l’horrible tante Lydia. Le jeu de Elisabeth Moss est toujours aussi impeccable et l’ambiance de la série continue de nous tordre le bide. La fin de la saison m’a cependant laissée assez dubitative et je suis plutôt curieuse de voir ce que la saison suivante nous réserve.

Pour rester dans la dystopie, j’ai pu découvrir celle de Russell T. Davies avec Years and Years dont je vous ai dressé le portrait il y a quelques semaines. Cette mini série suit sur une quinzaine d’années la famille Lyons qui va vivre des changements vifs dans notre société : Grexit, réélection de Trump, pays d’Europe aux mains des extrémistes, France bloquée, guerre civile, effondrement des banques, fakes news ou camps pour migrants. Une vision cauchemardesque de notre avenir proche, réalisée avec humanité et précision. Une série incroyablement bien maitrisée.

Futuriste et anxiogène sont des termes qui conviennent aussi parfaitement à la série animée diffusée par Netflix : Love, death and robots de Tim Miller (entre autres). Une série assez intrigante qui a mis tout le monde d’accord ! Plusieurs épisodes, entre 5 et 30 min sur des thèmes totalement différents. Styles, narration et ambiance : c’est un cocktail explosif et savoureux que nous offre la plateforme. Une série vraiment forte, malgré quelques épisodes en deçà, qui a marqué l’année.

Restons sur Netflix avec quelques bonnes surprises notamment la saison 2 de Insatiable de Lauren Gussis avec l’insupportable Patty et le génial Bob Amstrong. Une série dont je n’ai pas encore parlé mais cela ne saurait tarder, tant je la trouve incroyable. Elle a essuyé de nombreuses critiques lors de sa sortie qui m’ont laissé un peu sans voix. Au contraire de ce que j’ai pu lire, je trouve cette série remarquablement écrite. Il faut passer au delà du sujet de base (les concours de beauté) et de l’univers de teen-movie pour se rendre compte de l’écriture folle de Lauren Gussis. Maitrisée et assumée, c’est une série qui traite de sujets extrêmement importants avec un second degrés profond et décalé. La saison 2 m’a vraiment beaucoup touché et on sent que le scénario tend vers quelque chose d’assez unique. TCA, obsessions et addictions : autant de sujets traités comme je l’ai rarement vu.

INSATIABLE

Pour rester dans le thème du bon gros WTF? : The Politician de Ryan Murphy. De nouveau par le prisme du teen-movie, on se retrouve avec une série impeccablement écrite. Le monde de la politique à l’échelle de l’adolescence, c’est du génie. La série est drôle, mais aussi véritablement sombre. J’ai adoré ce décalage et ce scénario réellement touchant. Électrisante, dynamique, profonde et complétement improbable : cette série est une vraie pépite.

THE POLITICIAN

Pour ce qui est d’être impeccable en terme d’écriture, Atypical de Robia Rashid est obligatoirement sur le podium. La saison 3 est sortie cette année sur Netflix et à remporté, une nouvelle fois, tout mon amour. Cette série, racontant le quotidien de Sam, adolescent autiste et de sa famille est sincèrement l’une des meilleures séries de ces dernières années. Elle n’a rien d’épique, rien d’incroyable, il n’y a pas une réalisation folle et les acteurs sont peu connus. MAIS pour tenir sans aucune fausse note, pendant trois saisons, en faisant correctement ce travail d’évolution des personnages tout en mettant en avant une pathologie aussi difficile : c’est du talent pur. La série n’a jamais fait de faux pas, elle reste hilarante, touchante, positive et elle avance en même temps que ses personnages. C’est tellement rare qu’une série soit aussi régulière sur sa qualité, qu’il fallait absolument que je vous en parle.

Une pépite qui ne fait quasiment aucun faux pas, c’est aussi le cas de La méthode Kominsky de Chuck Lorre. La saison 2 est sortie cet automne et a illuminé mes soirées. Toujours aussi courte (8 épisodes) et toujours aussi drôle, c’est l’une des séries les plus feel-good que j’ai vu. Basée sur un duo de seniors hors du commun, la série revient avec humour et douceur sur le quotidien de ces deux hommes, entre arthrite, viagra, paternité et deuil : c’est une sacrée claque avec un scénario très bien ficelé. Le duo interprété par Michael Douglas et Alan Arkin est un pur bonheur. Je vous en ai parlé il y a peu en mettant en parallèle la série Grace and Frankie qui parle également d’un duo de senior, version féminine. Si ça vous intéresse, l’article est juste ici.

THE KOMINSKY METHOD

Un autre duo incroyable, c’est celui de Michael Sheen et David Tennant dans la série Good Omens de Neil Gaiman. Cette série est une adaptation du roman de Terry Pratchett et Neil Gaiman, « De bons présages », et en un mot : GÉNIALE. Cette minie série est totalement folle, déjà parce que le duo formé par Sheen et Tennant est un pur délice, mais aussi parce que l’univers et le scénario sont vraiment prenants. C’est une série hilarante et totalement improbable, devant laquelle j’ai passé d’excellents moments.

Pour finir, je me devais de citer His Dark Materials de Jack Thorne, car même si la saison 1 n’est pas encore terminée (dernier épisode diffusé le 22/12) c’est quand même une série que j’ai grandement attendue et dont je suis ravie. Adaptation de la trilogie de Phillip Pullman, dont je vous ai fait un rapide récit dans le calendrier de l’Avent juste, His Dark Materials a enfin réussi à trouver son équilibre. HBO nous propose une série folle, incroyablement réalisée et avec un casting, enfin, convaincant. Pour une fan des romans, je suis ravie de voir que l’adaptation est aussi précise et réussie. La saison 2 est déjà prévue pour 2020 et j’ai hâte de voir ce qu’ils nous préparent !

J’espère que cette sélection des séries qui m’ont le plus plu cette année vous a donné envie et vous a intéressé. Il y en a tant d’autres évidemment, alors n’hésitez pas à me partager vos coups de cœurs 2019 en commentaires !

A contrario, il y a également eu de nombreuses déceptions, mais on en reparle dans quelques jours !

CALENDRIER DE L’AVENT #10 – HIS DARK MATERIALS, récit d’une adaptation

Je vous ai déjà un peu parlé de cette saga littéraire sur les réseaux sociaux, et de mon excitation à l’idée qu’une adaptation en série était prévue pour 2019. Cela fait désormais quelques semaines que la série est sortie, et avant la fin de la série, j’avais envie de vous parler de l’histoire de cette saga et de cette adaptation !

Si je vous en parle, vous vous doutez bien que je suis assez ravie de cette nouvelle adaptation. En effet, ce n’est pas la première fois qu’une adaptation est faite de cette saga et le premier essai était assez catastrophique.

LES ROMANS (1995)

Pour commencer, il faut savoir qu’il s’agit à la base d’une trilogie fantasy écrite par Phillip Pullman entre 1995 et 2000. À LA CROISÉE DES MONDES (FR) est composée de trois tomes : Les Royaumes du Nord, La Tour des Anges et Le Miroir d’Ambre. Il existe aussi d’autres œuvres, des préquels ou des romans parallèles sur la vie de Lyra (le personnage principal). Phillip Pullman a également prévu une nouvelle trilogie, La Trilogie de la Poussière, dont le premier tome est sorti en 2017.

Cette trilogie est une vraie merveille. Je l’ai lue et relue des dizaines de fois depuis une quinzaine d’années et elle m’a accompagnée durant toute mon adolescence. Mais alors, de quoi ça parle?

La trilogie se déroule dans un monde parallèle au notre, contrôlé par le Magistérium, sorte de gouvernement répressif religieux. Dans le tome 1, Les Royaumes Du Nord (dont la saison 1 de la série est issue) on y suit l’histoire de Lyra Belacqua, jeune fille de 12 ans, qui a vécu une bonne partie de son enfance à Jordan College, entourée de maitres assez lugubres. On comprend très vite que dans ce monde, l’âme de chacun est personnifiée par un daemon, un animal lié à chaque être humain. Lyra et Pan (son daemon) apprennent par hasard l’existence de la Poussière, une étrange particule que Lord Asriel (son oncle) a découvert dans le Nord. Dans le même temps, des enfants sont enlevés et Roger, l’ami de Lyra en fait partie. En parallèle, des expériences sont menées pour déterminer pourquoi la Poussière semble moins attirée par les enfants que par les adultes. Ces expériences sont menées par Mrs Coulter, une femme magnifique puissante et très inquiétante, mandatée par le Magistérium. Elle va alors proposer à Lyra de la suivre, pour explorer le Nord et retrouver son ami. Avant de la laisser partir, le Maitre de Jordan College confie à Lyra un objet incroyable : un aléthiomètre. Un instrument permettant de répondre à n’importe quelle question, grâce aux symboles dont il est doté. Très vite, Lyra va devoir se battre pour découvrir la vérité et sauver ses amis.

L’histoire de cette saga est très complexe, entre la Poussière, les mondes parallèles, les daemons, le Magistérium et cette prophétie dont Lyra semble être l’objet : il s’agit d’une saga très fournie qui traite de nombreux sujets notamment la religion et son emprise sur le monde. D’abord édités pour les adolescents, dans le rayon jeunesse, les livres ont également une très grande portée et de nombreuses grilles de lectures. Encore aujourd’hui, la saga portent de nombreux messages et s’adresse à un public bien plus large que les adolescents.

LE FILM (2007)

Une première adaptation a été réalisée en 2007. Un film, se basant sur le premier tome et relatant l’aventure de Lyra aux cotés de Mrs Coulter notamment. Le titre avait déjà fait tiquer de nombreuses personnes : LA BOUSSOLE D’OR. Il était évident que nous parlions de l’aléthiomètre, mais renommer un élément aussi important dans la saga, n’augurais rien de bon !

A LA CROISÉE DES MONDES : LA BOUSSOLE D’OR, 2007 de Chris Weitz

Le film est donc sorti en 2007, avec un casting qui semblait plutôt intéressant : Nicole Kidman dans le rôle de la froide et intrigante Mrs Coulter, Daniel Craig pour Lord Asriel, la jeune Dakota Blue Richards dans le rôle de Lyra ou encore Eva Green qui interprète Serafina, la sorcière.

Malheureusement, il s’avère que cette adaptation est une vraie catastrophe. En effet, pour des raisons de censure et un souhait d’attirer un public très jeune, de nombreux éléments extrêmement importants de la saga ont été édulcorés ou carrément mis de côté. Le coté religieux n’existe quasiment plus, le rapport entre science et croyance n’est absolument plus mis en avant, la dictature, la violence, le mensonge, la cruauté des ours et les lois de pouvoir : tout est simplifié, édulcoré et les personnages sont tous très ternes. On assiste alors à une épopée magique d’une enfant et d’un ours pour sauver ses amis. Rien de ce qui faisait l’essence même de la saga n’est véritablement mis en avant et le film devient très vite ennuyeux. Il y a tant de défauts dans ce film (qui dure moins de 2h) et le public averti lui a réservé un accueil tellement mitigé que la suite a été annulée.

Le film a quand même été nominé dans pas mal de cérémonies et, à ma plus grande surprise, a remporté 2 prix pour les effets visuels. Ce que je trouve assez hilarant étant donné qu’à mon sens, ils étaient relativement affreux. Surtout en ce qui concerne les daemons ou les ours. Surtout le daemon de Mrs Coulter : le singe doré était véritablement affreux !

Il s’agissait donc d’une véritable déception et après cette catastrophe, il était difficile de croire en une adaptation digne de ce nom.

LA SÉRIE (2019)

Douze ans plus tard, alors que nous pensions qu’une adaptation visuelle n’était plus envisageable, HBO débarque avec la série la plus chère de ses productions : HIS DARK MATERIALS.

L’annonce de cette série a eu l’effet d’une bombe pour un grand nombre d’entre nous. Pour commencer, annoncer un projet d’adaptation en série, lorsque la saga est si dense, est déjà un bon point. On est rassurés, car on se dit que les éléments les plus complexes auront le temps d’être traités correctement. L’annonce du casting a également rassuré de nombreux fans. James McAvoy dans le rôle de Lord Asriel, Dafne Keen (que l’on a notamment vu dans Logan de James Mangold) pour Lyra , Ruth Wilson pour Mrs Coulter ou encore James Cosmo (qui jouait dans GOT pour ceux qui le reconnaitront). Les bandes-annonces ont également su nous convaincre.

Seulement, après l’échec cuisant du film de 2007, il y avait de quoi être dubitatif.

6 épisodes plus tard et deux semaines avant la fin de la saison 1, je peux vous assurer que la série réalisée par Tom Hooper, a su réconcilier tous les déçus de 2007 ! HIS DARK MATERIALS est assez incroyable. Le casting est fou, Dafne Keen réussi à interpréter une Lyra combative et intelligente face à des personnages très forts comme Mrs Coulter interprétée par l’intrigante Ruth Wilson qui a su cerner le coté étrange et radical de son personnage. Visuellement, le budget de la série se ressent, car tout est magnifique. Les daemons notamment sont vraiment bien faits et sont très crédibles. Le singe doré de Mrs Coulter n’a rien à voir avec l’horrible peluche du film. Les gitans sont enfin représentés correctement, c’est à dire une armée combative, forte et unie.

L’une des frayeurs que j’avais concernait principalement Iorek Byrnisson, l’ours en armure de la saga. Surprise : le personnage est incroyablement bien fait et bien amené. De plus, contrairement au film, la série assume les thèmes et les débats que Phillip Pullman avait mis en avant dans sa trilogie. Le rapport avec la religion, les références historiques, la dualité qui existe chez chaque personnage, le pouvoir du magesterium et surtout, les intrigues entre la Poussière et les mondes parallèles : tout est fait pour retranscrire avec précision l’histoire complexe et dense de l’auteur. L’importance et le mystère de l’aléthiomètre sont également bien mises en avant.

La première saison semble se baser sur le premier tome avec beaucoup plus de détails et d’intensité que le film. Ne comptez pas sur moi pour vous spoiler ce qu’est précisément la Poussière, cela sera dévoilé au fur et à mesure des saisons. Le fait que Phillip Pullman soit producteur de la série, et qu’il ai relu chaque épisode pour être sûr que son récit soit correctement mis en place, aide grandement à la qualité de la série.

Quant au générique de la série, on sent que HBO a souhaité garder l’esprit de Game Of Thrones avec une musique incroyable composée par Lorne Balfe et un générique très long et très fourni qui est déjà culte.

Il reste deux épisodes avant la fin de la saison 1 et une deuxième saison est déjà prévue pour 2020. Ce qui est sur c’est que l’on a enfin une adaptation digne de ce nom pour cette célèbre saga et ça fait plaisir ! Et pour ceux qui n’ont jamais lu les romans, je vous encourage vraiment à le faire.

Et vous, vous regardez HIS DARK MATERIALS? Donnez moi votre avis en commentaires !

On se retrouve demain, pour une nouvelle case !